Lecture : Ésaïe 30/15

Il paraît que, dans certaines montagnes, les brebis, attirées par des touffes d’herbes très appétissantes, arrivent à gravir de hautes altitudes. Entraînées par leur gourmandise, elles bondissent aisément de roche en roche, mais quand elles veulent redescendre, elles en sont incapables. Alors, prises de panique, elles bêlent pour manifester leur détresse. Chose étrange, le berger ne se précipite pas à leur secours immédiatement ; il est même capable d’attendre des jours sans bouger, et quand il comprend à leurs cris qu’elles sont épuisées, il se décide enfin à escalader pour venir les chercher ! Pourquoi cette attente ? Pourquoi cette manière d’agir ? Le berger, qui connaît très bien ses brebis, sait qu’elles sont tellement agitées et affolées qu’elles risqueraient, en l’entendant arriver, de se précipiter dans le vide et de se tuer.

Le Seigneur Jésus, notre bon Berger, doit souvent employer avec nous les mêmes méthodes. Nous nous débattons dans nos difficultés, nous cherchons une issue, mais sans résultat. Ainsi, inconsciemment, nous l’empêchons de venir à notre aide. Nos efforts vains et inutiles retardent le moment où il pourra se saisir de nous et nous ramener dans un lieu sûr. Il en est exactement de même pour quelqu’un qui se noie ; pris d’une panique instinctive, celui qui est secouru risque d’entraîner au fond son sauveteur. Nous pouvons devenir ainsi le principal obstacle à notre propre salut !

« Il est bon d’attendre en silence le secours de l’Éternel. (Lamentations de Jérémie 3/26) ».

Faisons de ces paroles un principe de vie, tout en saisissant par la foi les promesses qui en découlent.

Daniel POTTIER