Lecture : Exode 2/4

Quelle grande et belle figure que celle de Moïse ! Mais quel périple difficile fut le sien et quel départ embrouillé connut-il !

Souvenez-vous : avant sa venue au monde, Pharaon avait ordonné de jeter au Nil tout garçon qui naîtrait. Aujourd’hui, on sait que le fœtus est déjà en relation intime avec sa maman et le milieu ambiant.

Sans doute le fœtus « Moïse » a-t-il pu discerner inconsciemment l’inquiétude de sa maman. Il n’était pas désiré. Voyez aujourd’hui combien les enfants qui découvrent cela peuvent en être meurtris.

Par la suite, il s’est arraché à la tendresse familiale, transplanté chez une nouvelle maman, la fille de Pharaon. Là, il est confronté à une nouvelle religion. Les conséquences de tout cela, entre autres, seront le bégaiement : « J’ai la bouche embarrassée » et une perte d’identité : « Qui suis-je ? » demandera-t-il ? Est-il Israélite, Égyptien, Madianite comme sa femme ?

Nous serions déboussolés pour moins que cela. Moïse avait besoin d’une guérison. Comment va-t-elle s’opérer ?

Découvrons ce qui s’est produit pour Moïse. Il a découvert une identité qu’il ignorait, et il l’a trouvée en Dieu par ces simples paroles : « Je suis le Dieu de tes pères. »

L’épître aux Hébreux nous apprend que Moïse, ayant trouvé son identité spirituelle, retrouvera son identité humaine et sociale. « C’est par la foi que Moïse, devenu grand, refusa d’être appelé fils de la fille de Pharaon, aimant mieux être maltraité avec le peuple de Dieu ». Connaissant sa filiation, il était prêt à l’assumer pleinement. Sa foi l’avait aidé à éliminer cette frustration. Il avait désormais un père et des frères. Mettons notre foi dans le Dieu de l’Évangile, il nous guérira de toutes nos frustrations.

Paul MOREAU