Lecture : ACTES 13/2-3

De la même manière que Dieu a appelé Abraham à partir d’Ur pour se rendre dans le pays de la promesse, Dieu aujourd’hui, demande à certains de quitter leur pays, leur patrie, leur maison, leurs racines, afin de se rendre dans d’autres pays pour y faire connaître le nom de Jésus. C’est ce que Dieu a fait avec Paul et Barnabas.

Sommes-nous concernés par ceux qui sont appelés à partir ? Sommes-nous prêts à les soutenir pour que leur appel se réalise ? Ou bien, par notre négligence, notre égoïsme et notre indifférence, ne les retenons-nous pas ici ?

Et, lorsqu’ils sont partis, ne les oublions pas ! Ce n’est pas parce qu’ils sont au loin que nous devons les effacer de notre mémoire. Bien au contraire, souvenons-nous de ceux qui ont répondu à l’appel et qui ont tout quitté. Entourons-les d’une muraille de prières et accompagnons leur activité de notre intercession.

Un jour, un missionnaire se rendit dans l’église qui l’avait envoyé. Il se glissa au fond de la salle sans que personne ne le reconnût. A la fin de la réunion, il se leva et s’avança pour parler. L’épouvante s’empara des personnes présentes, car le sceau de la mort était déjà imprimé sur ses traits.

« Je suis votre missionnaire dit-il. Ma femme et mon enfant sont enterrés en Afrique, et je reviens à la maison pour y mourir. J’ai écouté avec angoisse vos prières cherchant à savoir si vous teniez votre promesse de prier pour nous, mais en vain.  Aucun de vous n’a mentionné votre missionnaire. Vous avez prié pour tout ce qui vous touche de près, pour les besoins de votre église, mais vous avez oublié votre missionnaire. Je vois maintenant pourquoi ma vocation a été un échec : vous n’avez pas tenu les cordes ! »

Il est impossible que nous soyons comme ces gens. Nous, au contraire, nous voulons nous mobiliser pour nos envoyés et les bénir de la part de Dieu.

Paul CALZADA