Lecture : 1 SAMUEL 18/1

Ce matin-là, l’hiver arriva avec force dans la cour de récréation de l’école primaire. Les enfants, couverts de leurs bonnets, couraient, riaient et jouaient. Les instituteurs prenaient leur souffle avant que la cloche sonne et que les cours reprennent.

Je me tenais là, quand un ami se glissa furtivement derrière moi et claqua mon oreille gelée. Un bruit tintant comme celui d’un verre brisé résonna dans toute la cour de récréation, et alors mon oreille détruite en mille morceaux, tomba sur le sol. En réalité, cela peut paraître exagéré mais, en tout cas, je l’ai ressenti tel quel. Comme j’avais mal ! Avec des amis comme ceux-là, qui a besoin d’ennemis ?

Avoir des amis proches est un rare bienfait. Jonathan et David étaient de vrais amis. Ils s’étaient engagés mutuellement au point d’être prêts à souffrir pour le salut de l’autre. Des gens à l’esprit mal tourné ont voulu salir cette belle amitié. En fait, elle est une illustration de l’amour que Jésus porte à ses « amis », et que ces derniers lui portent.

David, bien qu’ayant reçu l’onction royale, se soumet lui-même à son ami ; Jonathan protégea David, bien que la vie de ce dernier représentât une réelle menace pour son avenir royal.  Ce genre d’ami réfléchit plus au bien  de l’autre qu’au sien propre. Nous désirons tous un tel ami. David ne demanda jamais l’amitié de Jonathan. Jonathan reconnut en David un esprit similaire au sien, il proclama son amitié.

Tout cela nous rappelle le meilleur des amis ! Jésus de Nazareth ! Est-il votre ami, parce qu’il est le mien ? Vous savez, un ami comme lui ne claquera jamais vos oreilles lorsqu’il fait froid dehors ; je crois que vous me comprenez bien. Il sera toujours là quand vous aurez besoin de lui.

David PORTER