SCIENCE ET BIBLE STUPEFIANTES DECOUVERTES

Il y a quelques années, lors d’un voyage au Proche-Orient, je me trouvais à une quinzaine de kilomètres de la ville d’Amman, capitale de la Jordanie, et j’ai visité une localité appelée Hesbaan. A proximité de cette petite ville, des archéologues avaient fait des fouilles et découvert, à huit mètres de profondeur, les ruines imposantes d’une antique cité qui a été identifiée comme l’ancienne capitale de Sihon, roi des Amoréens, qui s’était appelée Hesbon. Les vestiges que j’ai vus étaient estimés remontant à bien avant l’an mille avant Jésus-Christ.

Ce qui est particulièrement intéressant, c’est que la Bible parle de cette ville, notamment dans le livre des Nombres, au chapitre 21 et mentionne le rôle qu’elle a joué lors du passage de Moïse qui montait de l’Egypte vers Canaan avec le peuple qu’il conduisait. Ce récit biblique et l’existence de cette ville étaient qualifiés de légende pendant longtemps par beaucoup de spécialistes. Aujourd’hui, l’archéologie a prouvé, dans ce cas, comme d’ailleurs dans une multitude d’autres, que la Bible a entièrement dit la vérité, et que ce que l’on avait mis en doute à son sujet était rigoureusement exact.

Une autre découverte du plus haut intérêt, a été rendue publique tout récemment. Il ne s’agit ni plus ni moins que de l’ossuaire qui a très probablement contenu les ossements de Jacques, le demi-frère de Jésus. Il s’agit d’une boite en calcaire qui porte une inscription en araméen, dont la transcription donne : « Yaakov bar Yossef akhui di Yeshua », c’est-à-dire : « Jacques, fils de Joseph, frère de Jésus. » C’est un collectionneur d’antiquités, vivant en Israël, qui a acheté à un antiquaire arabe, cet ossuaire.

André Lemaire, une épigraphe renommée, se trouvait en Israël vers le début de 2002. L’antiquaire lui a demandé de regarder la boite. Après examen, Lemaire l’a déclarée authentique et datant de 62 ou 63 après Jésus-Christ. Or, c’est justement dans cette période que Jacques, demi-frère de Jésus, fils de Joseph, qui était le principal responsable de l’église de Jérusalem, a été assassiné. Il est à relever que sur les deux mille à trois mille ossuaires répertoriés, il n’y en a en tout que deux sur lesquels le nom du frère du mort est indiqué, ceci en araméen, langue dérivée de l’hébreu et que l’on parlait alors en Israël. Il fallait que le frère de celui dont les ossements étaient dans la boite soit très connu.

Tout concourt donc, soit le lieu, Jérusalem, les trois noms écrits en araméen, et la période, pour confirmer, avec une quasi totale certitude, que l’on a cette fois une très ancienne référence extrabiblique de l’existence de Jésus et de la totale véracité du récit biblique. D’après les écrits de l’historien juif Flavius Joseph, contemporain de Jacques, appelé frère de Jésus ou frère du Seigneur, dans le Nouveau Testament, deuxième partie de la Bible, la mort de Jacques remonte précisément à 62 ou 63 après Jésus-Christ. Il s’agit là d’une toute récente et sensationnelle nouvelle démonstration scientifique confirmant la pleine véracité du christianisme et de ce que la Bible déclare, sur le plan historique.

Jacques BEAUVERD