Regarder son passé en face

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Ce n’est pas une petite affaire ! Selon l’âge, l’expérience, le passé vécu, cela peut-être parfois bien lourd, difficile, et pourtant, tôt ou tard, c’est une nécessité. Je pense à cette parole de Charles Dickens qui disait :

« Si j’avais le pouvoir d’oublier, j’oublierais. Toute mémoire humaine est chargée de chagrins et de troubles. »

Cela est certainement vrai d’un enfant. Que d’enfants, déjà, ont vécu, entendu et vu tant de choses que même des adultes n’auraient pas besoin de voir, de vivre ou d’entendre ! Je pense à cette parole extraordinaire de la Bible qui dit ceci :

« Si quelqu’un place sa confiance en Jésus-Christ, il devient une nouvelle création. Les choses anciennes sont passées ; voici toutes choses sont devenues nouvelles. »

En effet, le message de l’Évangile est tellement plus qu’une affaire de religion, pour ne pas dire qu’il ne l’est pas du tout. C’est une affaire de relation, de transformation, de révolution : les choses anciennes passent, toutes choses deviennent nouvelles.
Non pas que l’on puisse du jour au lendemain se défaire et oublier totalement, faire abstraction de tout ce qui a pu être dans notre vie. Certes Mais Dieu Lui — et c’est la Bonne Nouvelle de l’Évangile — est prêt, Il est capable de nous aider à tourner radicalement la page de notre vie pour prendre un nouveau départ.
Pour cela bien sûr, il y a des conditions.

Naturellement, il y a des étapes indispensables, incontournables pour que cette transformation ait lieu. La première chose serait d’accepter notre passé tel qu’il est d’en assumer la réalité. Non pas qu’il faille assumer les choses que l’on a, ou bien prendre la responsabilité des choses que l’on a subie — il ne s’agit pas de cela.
Il s’agit d’accepter la réalité de notre passé. On ne peut pas le nier ni le faire disparaître en cherchant à l’oublier seulement. Il est ce qu’il est, il a été ce qu’il a été. Il nous a marqués et façonnés.

Je pense à un homme de la Bible, comme l’apôtre Paul qui dira : « J’étais un blasphémateur et un persécuteur. » Il n’en était pas fier, mais il assumait son passé. Il a su le dépasser et l’exposer à la lumière, mais pas à n’importe laquelle.
Pas à celle de la science des hommes qui est quand même toujours bien limitée, mais à celle de la grâce de Dieu en Jésus-Christ. L’Évangile nous invite à accepter de venir à la lumière avec tous les risques que cela comporte.
Venir à la lumière, c’est prendre le risque que tous les défauts et toutes les ombres soient mises en évidence, mais c’est une nécessité.

Il ne suffit pas d’avoir la conscience tranquille, il faut avoir une bonne conscience. La Bible nous montre que seul Jésus-Christ, lorsqu’il vient purifier nos cœurs et nos vies, nous donne la possibilité d’avoir une bonne conscience qui n’oublie pas les choses qui la dérangent, mais qui met toutes choses à plat, au grand jour devant Celui qui juge et qui connaît les cœurs. Puis, après avoir accepté notre passé, l’avoir exposé, c’est-à-dire reconnu devant Dieu dans tout ce qu’il est, ce qu’il a de bon, de moche, de négatif, l’Évangile parle ensuite de confesser nos fautes du passé.

Il y a des choses dans chacune de nos vies dont nous seuls sommes responsables et que nous avons besoin d’accepter, de mettre au grand jour. La Bible dit qu’il y a une tristesse que Dieu peut provoquer dans un cœur.
C’est une tristesse qui a pour but de nous conduire à ce que la Bible appelle la repentance, c’est-à-dire un changement de cap, un changement de vie, d’attitude qui conduit au salut, c’est-à-dire à une vie nouvelle, comme on l’a partagé tout à l’heure.
Une fois ces choses confessées, reconnues, mise à plat devant Dieu, à nous, là où c’est possible, d’être prêts à réparer les dégâts. Certes, ce sera parfois difficile. Il y a des situations qui ont pu avoir lieu dans le passé et parfois les personnes offensées ou blessées ont même disparu.

Il y a aussi l’exemple de cet homme qui avait, pendant des années, volé des outils dans son usine au nez et à la barbe de ses supérieurs. Convaincu par la suite de la réalité de sa faute, et voulant vraiment être un chrétien au plein sens du terme, il est retourné avec sa boîte à outils bien garnie dans le bureau du patron et tout ému lui a demandé pardon et a restitué les outils. Ce qu’il ne savait pas, c’est que son patron allait être bien plus ému que lui et que sa vie aussi allait être profondément marquée par ce témoignage, ce changement d’attitude.

L’Évangile nous invite aussi à dépasser notre passé, c’est-à-dire accepter d’apprendre à… 

« Oublier ce qui est en arrière et tendre vers ce qui est en avant pour courir vers le but »

Comme dira l’apôtre Paul. Ce qui est merveilleux, c’est que Dieu peut rendre cela possible pour chacun d’entre nous. On ne peut pas oublier totalement ni faire abstraction du passé. Toutefois, on peut arriver à oublier, dans le sens de ne plus se cramponner, ne plus être fixé, rivé sur les échecs et les souffrances du passé.
Les yeux peuvent être fixés, rivés sur la personne de Jésus-Christ, qui est Celui qui apporte un plein pardon. La Bible ira jusqu’à dire que Dieu même est prêt à oublier nos fautes pour nous conduire dans une vie nouvelle avec Lui. Pourquoi ne pas relever le défi de l’Évangile ? Pourquoi ne pas Lui faire confiance et Lui dire :

« Seigneur, fais de moi une nouvelle créature. Je te demande, avec ton aide, que les choses anciennes puissent être passées et que vraiment je puisse connaître un nouveau départ et voir toutes choses devenir nouvelles dans ma vie. »

Dominique OURLIN

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