Nous lisons, dans le texte des Évangiles, plus exactement dans l’épitre de Paul aux Philippiens chapitre 4/13, cette déclaration :

« Je puis tout par celui qui me fortifie. »

C’est l’apôtre Paul qui écrit cela à ses destinataires. On pourrait penser que lorsqu’il prononce ces paroles, lorsqu’il les écrit, il se trouve au summum du succès et de la réussite :

« Je puis tout par celui qui me fortifie. »

Cela peut même paraître présomptueux ! Dans quelles conditions de vie se trouve-t-il quand il écrit cela ? Au plus haut du pouvoir ? Ayant tout réussi ? Connaissant un succès démesuré ?
Le texte biblique nous dit qu’il se trouve alors en prison, abandonné de tous, dans le dénuement le plus complet !

Alors, on pourrait penser : Est-ce de l’inconscience ? De la folie ? Sa condition de vie extrême a fait qu’il a perdu la raison ! Comment cet homme peut-il prononcer cette déclaration ?

« Je puis tout par celui qui me fortifie »?»

Sachez, chers amis, que l’apôtre Paul n’est pas fou, qu’il ne déraisonne pas et qu’il confie et confesse plus exactement sa foi en Dieu. Dans le Nouveau Testament, il y a un livre appelé l’épître aux Hébreux, une lettre adressée aux chrétiens d’origine hébraïque. Aussi, par trois fois, nous trouvons une expression :

« Il peut… »

Bien sûr, cette expression concerne Dieu et c’est de Lui dont elle parle :

« Il peut… »

I. Premièrement, nous lisons :

« Il peut secourir ceux qui sont tentés. »

Tentés, ici, ce n’est pas succomber à telle ou telle tentation des yeux ou du cœur, mais cela désigne une épreuve. Que l’on soit croyant ou pas, nous connaissons tous des épreuves, c’est-à-dire des situations où nous sommes en péril extrême, de tension extrême où nous sommes vraiment mis sur le gril : que ce soit d’un point de vue physique (peut-être par la maladie), que ce soit d’un point de vue moral (la dépression, la déprime), que ce soit aussi d’un point de vue spirituel où notre foi est mise à très rude épreuve.

Sachez que cette parole : « Il peut secourir ceux qui sont tentés » (Hébreux 2/18), concerne Dieu et plus exactement le Christ, son Fils qui s’est fait homme, qui est venu jusqu’à nous. Et lorsque nous parlons d’épreuves physiques, morales, spirituelles, le Christ a connu cela. Il est notre exemple, notre modèle. Il a traversé de telles épreuves si difficiles, que si nous-mêmes, si vous, alors que vous lisez ce texte, vous traversez ces épreuves, vous pouvez fixer les regards vers Lui, penser à Lui et voir comment Il a traversé cela, plus encore comment Il en a triomphé ! Je vous invite à regarder vers celui qui peut réellement, véritablement vous délivrer, où avec l’auteur de l’épître aux Hébreux, nous pouvons dire : « Il peut ». Dieu peut secourir ceux qui sont dans l’épreuve.

II. Deuxièmement, cette autre déclaration que nous trouvons dans cette lettre aux Hébreux :

« Il peut compatir à nos faiblesses… » (Hébreux 4/15).

Savez-vous que nous ne sommes pas des surhommes ? Nous connaissons tous des temps de faiblesse, des périodes particulières de notre vie où nous en sommes arrivés, où nous sommes confrontés à dire, à reconnaître : « Je n’y arrive pas ! Je n’y arrive plus ! C’est au-delà de mes forces. Je ne peux pas m’en sortir seul… »

Confesser cela, ne fait pas de nous des gens faibles, petits, incapables, j’oserais même dire des minables, non ! Confesser que nous sommes faibles ne nous fait pas plus petits aux yeux de Dieu, mais nous grandit à ses yeux. Il n’y a aucune honte à se tourner vers Dieu qui est le Seigneur de la vie, le Tout-puissant, pour Lui dire : « Je suis faible, je n’y arrive plus par moi-même, aide-moi Seigneur ! »

III. Troisième déclaration de l’épître aux Hébreux, il nous est dit :

« Il peut sauver parfaitement ».

Sauver bien sûr, dans une perspective biblique, chrétienne, spirituelle, nous pensons peut-être premièrement au salut de l’âme. C’est vrai que le message biblique nous parle de cela. La Bible nous dit que nous les hommes, nous sommes détournés de Dieu, égarés et loin de Lui, enfermés dans une condition spirituelle peu enviable, prisonniers du péché qui a triomphé de nous, et condamnés. Mais ce « Il peut sauver parfaitement » ne désigne pas seulement cette condition spirituelle mais d’autres dangers encore. Par exemple, pour illustrer cela je parlerai simplement de cet épisode de la vie et du ministère de l’apôtre Paul. En route pour Rome, il fait un naufrage en bateau d’une intensité et d’une violence extraordinaire et ses compagnons, près de 300 sont pris dans le naufrage. Finalement, nous voyons que l’apôtre Paul s’en remet à Dieu, et dans cette circonstance dramatique, cet accident maritime, Paul, qui a confiance en Dieu, proclame qu’Il peut sauver parfaitement. Et tous ses compagnons de voyage en feront l’expérience.

Nous devons nous approcher de Dieu avec une telle attitude de foi. Le nom de Jésus signifie aussi Sauveur. Nous pouvons mettre cela sur deux niveaux : le salut spirituel – Il nous délivre de la colère, de la mort à venir, de la perdition éternelle et Il nous sauve, nous rachète, nous donne la vie et le pardon, et aussi la délivrance dans des périodes de notre vie telles que celles décrites pour l’apôtre Paul dans le naufrage. S’approcher de Dieu par Jésus, c’est reconnaître

« qu’Il est le chemin, la vérité et la vie. Que nul ne vient au Père que par Lui. »

Nous devons et je vous y invite, prier le Père, au nom de Jésus-Christ.

L’Évangile nous rapporte un grand nombre d’exemples où des personnes vont vivre cela. Aujourd’hui, alors que j’écris ce message, des multitudes d’hommes et de femmes dans le monde entier font cette expérience. Avec ces trois « Il peut… » dans l’épître aux Hébreux, je vous les rappelle :

« Il peut secourir ceux qui sont tentés »,
« Il peut compatir à nos faiblesses »,
« Il peut nous sauver parfaitement ».

Croire cela, le confesser c’est aussi croire à la puissance de Dieu, au pouvoir de Dieu sur toute réalité.

Je termine en vous posant deux questions  :

« Voulez-vous cette puissance de Dieu pour votre vie ? Croyez-vous cela possible ? »

Notre attitude, votre attitude, votre réponse permettra à Dieu ou pas, d’agir en votre faveur. Nous pouvons alors manifester la foi et dire :

« Oui, je crois Seigneur ! »

Et cette foi lui est agréable.

Laurent GUILLET