Lisons ensemble dans l’Ecriture Sainte, dans l’Evangile selon Saint Luc, au chapitre 4, à partir du verset 16 :

« Jésus se rendit à Nazareth, où Il avait été élevé, et selon sa coutume, Il entra dans la synagogue le jour du sabbat. Il se leva pour faire la lecture, et on lui remit le livre du prophète Esaïe. L’ayant déroulé, Il trouva l’endroit où il était écrit : l’Esprit du Seigneur est sur moi, parce qu’Il m’a oint pour annoncer une bonne nouvelle aux pauvres ; Il m’a envoyé pour guérir ceux qui ont le cœur brisé, pour proclamer aux captifs la délivrance, et aux aveugles le recouvrement de la vue, pour renvoyer libres les opprimés, pour publier une année de grâce du Seigneur. »

Pendant quelques minutes, j’aimerais vous faire pénétrer par l’imagination dans la vieille cité de Nazareth. Nous passerons par ses rues étroites, jusqu’à ce que nous arrivions à la synagogue de Nazareth où adoraient les Juifs. Ce jour de sabbat, ce matin de samedi, la synagogue était bondée. Voici que la porte du fond s’ouvre et un jeune homme de trente ans entre dans le lieu de culte. A mesure qu’il s’avance, tous les yeux se tournent vers lui, car ce jeune homme, c’est Jésus de Nazareth.

Il y a, dans toute l’Assemblée, un silence absolu et tous l’observent alors qu’il s’avance et prend place devant l’auditoire. Il s’avance vers celui qui préside et ce dernier lui remet un des rouleaux sur lequel l’Ecriture de l’Ancien Testament est conservée. Jésus déroule le rouleau jusqu’à ce qu’Il arrive au passage que nous venons de lire. Il le lit de telle façon que tous les assistants peuvent l’entendre clairement. :

« L’Esprit du Seigneur est sur moi ; parce qu’Il m’a oint pour apporter une bonne nouvelle aux pauvres. Il m’a envoyé pour guérir ceux qui ont le cœur brisé, pour proclamer aux captifs la délivrance et aux aveugles le recouvrement de la vue, et pour libérer ceux qui sont affligés. »

Remarquez les différents points de ce programme :

« L’Esprit du Seigneur est sur moi ; parce qu’Il m’a oint pour apporter une bonne nouvelle aux pauvres »,

La bonne nouvelle à l’humanité. Qu’est-ce que cette bonne nouvelle ? Il peut être utile que nous nous en posions la question ! Jésus-Christ est venu dans le monde annoncer à tous les hommes qu’Il allait mourir pour leurs péchés, mourir sur la Croix pour eux, et que, si seulement ils voulaient L’accepter comme Sauveur, ils seraient sauvés de ce péché. Ils auraient la vie, la vie éternelle, car lui-même viendrait pour vivre en eux et demeurer en eux. Il amène les gens à croire que le christianisme est quelque chose de très vivant et de très réel, tout autre chose que la pratique d’une religion.

Des milliers de personnes, dans le monde, connaissent la religion, mais elles n’ont jamais connu Jésus-Christ. Il y a une grande différence entre la religion et le christianisme. Un homme peut être très religieux tout en n’étant pas chrétien, car un chrétien est quelqu’un qui a reçu Jésus-          Christ, quelqu’un qui a reçu en lui la semence même de Jésus-Christ.

Un seul acte de foi dans l’œuvre totalement accomplie par Jésus-Christ au Calvaire conduit celui qui l’accepte à une vie nouvelle. Jésus est venu annoncer la bonne nouvelle aux pauvres, Il mettra l’accent ici. Si un homme ne découvre pas qu’il est pauvre, spirituellement parlant, il ne peut pas avoir part à l’Evangile. Il doit réaliser qu’il est un pécheur. La Parole de Dieu nous dit :

« Jésus-Christ est venu dans le monde pour sauver les pécheurs. »

Pensez à ce trésor : avoir le pardon des péchés ! Quelle chose merveilleuse de savoir que Dieu a pardonné nos fautes, les a effacées totalement, et que nous n’aurons plus jamais à répondre de ces péchés, car pour celui qui a accepté Jésus-Christ, il n’y a plus de jour de jugement. Jésus-Christ l’a déclaré. N’est-ce pas un trésor sans prix ?

Des gens dans le monde donneraient toutes leurs richesses, tout ce qu’ils possèdent pour avoir ce trésor là. Mais vous ne pouvez pas l’acheter avec de l’argent, vous ne pouvez que le recevoir comme un don de la part de Celui qui est mort pour vous. Ce n’est là que le premier point du programme. Jésus ajoute :

« L’Esprit du Seigneur m’a envoyé pour guérir ceux qui ont le cœur brisé. »

Après avoir annoncé son programme, Jésus-Christ sortit de la synagogue et se mit à guérir ceux qui avaient le cœur brisé.

L’Evangile nous raconte l’histoire d’une pauvre femme qui avait le cœur brisé. Elle était pécheresse. Elle était là, dans sa ville, le cœur brisé, n’ayant plus d’amis. Un jour qu’elle descendait la rue de la ville, elle vit une foule. Elle entendit une voix, elle écouta. Et voici les mots qu’elle entendit :

« Venez à moi, vous tous qui êtes travaillés et chargés de lourds fardeaux, et je vous donnerai du repos. »

Il y avait bien longtemps qu’elle n’avait pas entendu ce mot : « Venez ».

La réunion en plein air se termina, et Jésus fut entraîné par l’un de ceux qui l’écoutaient. Il alla dîner chez un pharisien. Il me semble la voir devant la porte de la maison, regardant à l’intérieur. Elle y voit un homme qui avait dit : « Venez ». Il est là, assis, dans la grande pièce. Elle entre, passe près de lui. Des ruisseaux de larmes tombent de ses yeux. Elle arrose les pieds de Jésus de ses larmes. Alors, elle défait ses longs cheveux et essuie les pieds du Sauveur avec ses cheveux. Son cœur est brisé, mais le Seigneur prononce une parole qui le guérit. Elle quitte la maison, une nouvelle créature ayant un cœur nouveau pour servir le Seigneur qui l’a sauvée.

Il y a un autre point dans le programme de Jésus :

« Il m’a envoyé pour libérer les captifs. »

Jésus est toujours à la recherche de ceux qui sont dans le besoin. Les yeux de l’artiste cherchent toujours ce qui est beau. Les yeux du savant cherchent toujours à découvrir les secrets de la science afin d’apprendre à connaître. Mais les yeux de Jésus sont toujours dirigés vers ceux qui sont dans le désespoir. Les yeux de notre Dieu sont sur vous, cherchant ceux qui sont dans la souffrance, quels qu’ils soient, et cela pour les délivrer de leur maladie, de leur infirmité, de leur cœur brisé, de toutes leurs détresses physiques, morales, spirituelles.

Un autre samedi, Jésus vit dans la synagogue une pauvre femme qui avait été courbée depuis dix-huit années. Quelle terrible situation ! Elle marchait à travers les rues, pliée en deux, ses yeux ne voyaient que la terre. Jésus l’appela vers lui et prononça ces mots :

« Tu es libérée de ton infirmité. »

La Bible nous dit qu’elle se redressa et fut guérie.

Christ a brisé les chaînes. N’avez-vous pas de chaînes qui lient votre âme, votre cœur, votre corps ? Vous ne les voyez pas, mais elles sont là quand même. Livrez-vous entre ses mains, confiez-vous en Christ. Les hommes peuvent vous abandonner, mais Jésus-Christ n’a jamais déçu personne. Prions Dieu : « Merci Seigneur. Tu es toujours le même. Toi qui autrefois parcourais les chemins poussiéreux de la Palestine, guérissant les malades, les cœurs brisés, renvoyant libres les opprimés, aujourd’hui tu es encore au milieu de ton peuple. Si deux ou trois sont rassemblés en Ton Nom, alors tu es présent pour les bénir, pour les secourir et les encourager. Nous t’en rendons grâce, Seigneur. Amen. »

Pasteur Lucien VIVIER