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DE LA LOI A LA GRÂCE

Chaque jour, des milliers d’étudiants en droit se penchent sur d’innombrables textes de loi afin de se pénétrer de la clarté, ou souvent de l’imbroglio des codes civil, pénal, administratif, car l’objet de leur profession future sera d’utiliser ces lois, soit pour accuser ou défendre en tant qu’avocats, soit pour porter un verdict en tant que juges. Une société sans lois serait une société anarchique. C’est la raison pour laquelle, si j’ouvre la Bible, j’y trouve en permanence la notion de loi. Je ne me perdrai pas dans la multiplicité des textes qui abordent la loi ou les lois divines. Je n’en retiendrai que deux :

Le premier est extrait de l’Epître de Paul aux Galates, et dit ceci : « Avant que la foi en Jésus-Christ vienne, nous étions enfermés sous la garde de la loi. » Il y est évidemment question d’une loi particulière, celle de Dieu.

Le second texte provient de l’Epître de Paul aux Romains. Et je précise que ce texte s’adresse à ceux qui ont reçu le Christ dans leur cœur par la foi. Le voici : « Vous n’êtes plus sous la loi mais sous la grâce. » Ici, un nouveau terme apparaît : la grâce.

Nous allons donc essayer de comprendre le rôle de ces trois entités : la loi, la grâce, mais aussi la foi dont il est également question. Rappelez-vous : « Avant que la foi en Jésus-Christ vienne. » Pour cela, rendons-nous dans un tribunal qu’on appelle Cour d’Assises. Il s’y trouve un prévenu, accusé supposons, de meurtre, des avocats de l’accusation, de la défense, un, deux ou trois juges et des jurés. Nous entrons dans le prétoire au moment du verdict, et nous entendons : « L’accusé est-il reconnu coupable ? Réponse : « Oui ». « L’accusé bénéficie-t-il de circonstances atténuantes ? » Réponse : « Non ». La sentence est alors prononcée. Il y a quelques années, c’eut été : « L’accusé est condamné à la peine de mort. » La loi s’est exprimée.

Supposons qu’aucun pourvoi en cassation ne soit possible. Le seul recours est la grâce présidentielle. Mais pour qu’elle puisse entrer en vigueur, il faut trois choses : Que l’avocat la demande ; que le président l’accorde ; que le condamné l’accepte. Car il peut la refuser s’il préfère subir sa peine… Peut-être souriez-vous à l’énoncé de cette troisième clause ? Refuser la grâce, pensez ! Ne souriez pas trop vite. On raconte le cas d’un certain Georges Wilson, de l’époque de Pensylvanie, qui fut condamné à la pendaison. Le président, qui était à l’époque Jackson, le gracia. Wilson refusa. Stupéfaction ! La Cour Suprême se réunit. Le cas n’était pas prévu. Que fallait-il faire ? Le gracier malgré lui ? A l’issue du débat, on admit que c’était Wilson qui décidait. Et il fut pendu.

Paul MOREAU

 

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