Lecture : Actes 10

« L’Esprit dit à Pierre : Écoute, il y a des hommes qui te demandent. Va, descends tout de suite et pars avec eux sans te faire aucun scrupule, car c’est moi qui les ai fait venir. (Actes 10/20, Parole Vivante) ».

L’apôtre Pierre vient de contempler cette vision où le Seigneur tente de lui faire comprendre comment la grâce du salut s’étend aussi aux non-juifs, les païens. Devant celle-ci, il reste perplexe et prisonnier d’a priori liés à son contexte culturel. Il a des scrupules à envisager la chose.

Le mot « scrupule » vient du latin scrupulum, qui signifie « petit caillou ».

Combien il aurait été difficile à l’apôtre Pierre de parcourir les quelque soixante kilomètres de Jaffa à Césarée avec de tels « petits cailloux » dans ses sandales ! Combien parfois de tels scrupules entravent notre marche de témoin. Quand, par exemple, je pense qu’un tel ne peut pas être béni à cause de son vice, de ses passions coupables ; quand je ne m’arrête pas devant telle personne dont l’aspect extérieure me répugne et heurte mes bons principes…

On est alors loin de la déclaration de Paul :

« Qu’ils sont beaux les pieds de ceux qui portent de bonnes nouvelles. (Romains 10/15) ».

Que le Seigneur nous secoure et nous aide à bannir de nos cœurs tout préjugé et tout scrupule non fondés, afin de courir apporter la Bonne Nouvelle à ceux qui ne l’ont pas encore entendue.

Pierre DREVON