Lecture : 1 Rois 17/4-6

C’était aux Indes. Un docteur missionnaire devait se rendre à un certain village pour rouvrir un dispensaire qui avait dû être fermé quelques temps auparavant.

Il avait en perspective une pleine journée de nettoyage, de remise en ordre et d’installations diverses.

Dès la veille, il avait recommandé à son aide de prévoir de bons repas froids à consommer sur place, de façon à ne pas perdre de temps.
Donc, après une grosse demi-journée de travail, ils s’assirent tous deux sous le porche, heureux de se restaurer avant d’attaquer les multiples arrangements qui restaient à préparer pour le lendemain. L’aide dépaqueta les provisions, puis rentra un instant pour chercher la boisson. A cet instant précis, un très gros corbeau fonça sur le morceau de viande qui constituait l’essentiel des provisions et disparut comme une flèche avec sa proie. Mésaventure fort désagréable dans un lieu où il était malaisé de se ravitailler !

Trois jours plus tard, une femme païenne venait voir le docteur et lui faisait comprendre son désir d’être instruite au sujet du Dieu des chrétiens. Elle expliqua que trois jours auparavant, elle s’était trouvée dans une grande détresse, n’ayant plus rien à donner à manger à ses enfants. Elle avait crié à tous les dieux qu’elle connaissait, les suppliant de la sauver. Après chaque prière, elle avait attendu une réponse, mais en vain.
En désespoir de cause, elle s’était souvenue qu’on lui avait parlé, mais pas en bien, du Dieu des chrétiens. Si l’on essayait ? Mais elle ne s’avait pas du tout comment il fallait invoquer ce Dieu-là pour se le rendre favorable. Alors, elle s’était simplement mise en prière, suppliant ce Dieu inconnu de l’assister.

Elle était encore prosternée, quand un oiseau laissa tomber à côté d’elle un gros morceau de viande tout préparé. Émerveillée par une délivrance si inattendue, elle désirait maintenant servir ce Dieu vivant qui commandait même aux oiseaux. Je n’ai pas besoin de vous dire combien le docteur fut consolé d’avoir un peu souffert de la faim.

J. V.