Lecture : Jean 4/4-26

Dieu lui parle. Elle ne se bouche pas les oreilles. Dieu passe dans sa vie, comme souvent il passe dans la nôtre. Elle ne le repousse pas, elle n’a pas encore la foi et elle est encore bien pauvre. La Samaritaine ne ferme pas la porte à Dieu.

Là, Christ entre dans sa vie. L’entretien continue. Après son aveu, la femme change de conversation, comme lorsqu’on est ému ou gêné. Elle voudrait terminer la conversation par ces mots :

« Quand le Messie viendra, il nous expliquera tout ! »

Cet homme fatigué, assis au bord du puits, dit calmement :

« Le Messie, c’est moi ».

Quelque chose se passe dans son cœur, elle regrette tout son passé, vient à la lumière qui émane de Jésus : elle a la foi. Elle court vers la ville annoncer qu’elle a rencontré le Christ !

Quelle leçon nous inspire cette histoire ?

Elle n’a pas refusé d’écouter les reproches de sa conscience au moment où Jésus lui a si discrètement révélé toute sa vie. Un peu de sincérité, de courage, voilà ce qui est nécessaire à chacun de nous. Même chez la personne la plus mauvaise, il reste un peu d’amour enfoui bien profondément, et c’est là que Dieu pourra pénétrer dans l’âme, si l’on ne bouche pas cette dernière fissure.

Nous croyons que seuls les inconvertis ont besoin de cette sincérité, mais nous aussi qui nous disons chrétiens, il nous faut raviver notre foi, sinon elle diminuera au point de ne plus nous guider dans notre vie de chaque jour. Si parfois il vous arrive de penser : « Ma vie n’est pas comme elle devrait être », ne chassez pas cette pensée comme on écarte un mauvais souvenir. C’est Dieu qui vous fait signe en réveillant votre conscience. C’est comme pour la Samaritaine : « Il fallait que Jésus passe par la Samarie » afin de réveiller sa conscience et de l’amener à une foi sincère.

Paul SKOVAJSA