La foi requiert la sincérité (1)

Lecture complète : Jean 4:4-26

S’il nous semble que le nombre de personnes ayant mis leur foi en Dieu est petit, par rapport à ce monde dans lequel nous vivons, n’oublions pas que Jésus est venu pour sauver le monde, même ceux qui semblent les plus insouciants. C’est le cas de cette samaritaine ! Elle n’éprouve aucun besoin religieux, tout le monde la montre du doigt.

« Elle en est à son sixième mari », cœur frivole, corps voué au péché, insouciante de tout, n’attend rien de la vie, surtout pas une rencontre avec Dieu. Lorsque Jésus, assoiffé, lui dit :

« Donne-moi à boire »,

elle lui répond d’un ton narquois ; « tiens, toi un juif, tu me demandes à boire ? » Jésus ne relève pas l’impertinence de sa réponse, mais il entreprend un dialogue, utilisant la comparaison de l’eau et de la soif de nos corps, soif qui revient sans cesse et nous fait souffrir, surtout en orient, afin de lui parler de la soif de l’âme et d’une eau spirituelle qui peut rafraîchir l’âme.

Peine perdue, elle se soucie peu de son âme, elle ne pense qu’à l’eau que l’on peut toucher. Il y a trop longtemps qu’elle a endormi sa conscience, elle ne songe plus à son âme, et encore moins à Dieu, et lorsqu’elle dit : « Donne-moi à boire de cette eau », elle n’a rien compris, seule sa curiosité la fait parler. D’un seul mot, Jésus éveille sa conscience.

« Va chercher ton mari ».

Elle ne se trouble pas, cet inconnu ignore sa situation ! Comme cela arrive trop souvent, elle trouve une réponse qui cache la vérité sans avoir l’air d’un mensonge.

« Je n’ai pas de mari ! »

Stupéfaite, elle entend :

« Tu as raison, tu n’as point de mari, en cela tu dis vrai ».

Là, sans raillerie, sans dureté, ces quelques paroles pénètrent l’âme, et avec une grande indulgence, le voyageur vient lui résumer toute sa pauvre vie. Va-t-elle répondre par un éclat de rire, va-t-elle se rebiffer, se vexer ? Non ! Elle ne ferme pas les yeux :

« Seigneur, je vois que tu es un prophète, un homme de Dieu ».

 

 

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