Lecture : Psaume 34/7

Voilà une bonne nouvelle pour tous les malheureux. Dieu entend le cri d’un seul malheureux. Faut-il réunir beaucoup de personnes pour que Dieu entende notre cri ? Faut-il avoir des « relations » ? Et si, comme Bartimée (Marc 10/47-48), nous n’avons personne dans notre malheur ? Peu importe. Dieu entend, c’est l’essentiel ! Dieu entend le cri de n’importe quel malheureux, victime d’injustices, frappé de manière aveugle, le malheureux qui l’est par la faute des autres, mais aussi celui qui l’est pas sa propre faute, regrettant ses choix insensés, son péché.

Pour ce malheureux là, Jésus ne dit pas : « C’est bien fait », mais il entend son cri. Dieu entend le cri de souffrance du malheureux (Matthieu 15/22). C’est parfois un cri dont le son ne s’entend plus. Jésus l’entend encore. Dieu entend aussi le cri de la foi. Cependant Dieu ne fait pas qu’entendre le cri du malheureux : « il entend… et il le sauve ». Le doute nous conduit à crier désespérément dans le vide, mais hésite à croire qu’il va se passer quelque chose.

Dieu entend tous les cris de détresse : détresses physiques, morales, familiales, professionnelles, matérielles… Mais il existe une détresse plus profonde dont nous ne sommes pas toujours conscients. Elle est souvent à l’origine de toutes les autres. C’est celle liée à une vie sans Dieu ! Jésus, sur la croix, a lancé un cri de détresse (Matthieu 27/46), mais personne n’est venu le sauver. L’innocent portait sur lui toutes nos détresses, tous nos péchés ! Dieu l’a délivré de la mort en le ressuscitant.

Faites monter vers lui le cri de votre détresse qui est aussi le cri de la foi. Il l’entend et répond aujourd’hui.

Loïc COLINET