Lecture : Marc 8/35

De quoi faut-il nous préoccuper ? Devons-nous considérer comme une priorité le fait de garantir avant toutes choses nos propres intérêts aux dépens de ceux de Dieu ?

Nous gagnons, pensons-nous, en préservant notre propre vie. Or, Jésus, dans notre texte, nous enseigne une vérité capitale : ne vouloir sauvegarder que nos intérêts personnels revient en définitive, au regard de Dieu, à perdre des trésors spirituels inestimables. Ce que l’on croit gagner à des fins personnelles finit par être perdu.

En fait, nous dirons que ce que nous pourrions considérer comme un « plus » en satisfaisant des besoins égoïstes, se traduit, pour le royaume de Dieu, par un « moins ». L’inverse, en revanche, se vérifie tout autant. Pour les choses que nous croyons perdre sur cette terre en raison de la priorité que nous accordons au Seigneur, des compensations merveilleuses venant du ciel nous sont largement données. Alors, nos « moins » finissent par devenir des « plus ».

Prenons quelques exemples de la Parole de Dieu :

S’humilier, quand cela s’avère nécessaire, est au plan charnel, « moins », cependant, spirituellement, c’est un plus qui très vite, se vérifie à travers le relèvement de celui qui s’est abaissé (Luc 18/14) ;

Pardonner n’est pas chose aisée et nous donne parfois l’impression d’être perdant. Or, le pardon est une puissance extraordinaire qui dénoue bien des situations. Il est toujours comptabilisé en « plus » pour notre vie ;

S’investir dans l’œuvre de Dieu représente parfois des « moins » pour des temps personnels et familiaux. « Nous avons tout quitté pour te suivre » s’exclame Pierre, réalisant tout à coup les « moins » que cela impliquait. Le Seigneur lui répond alors que ce sont ceux-là qui reçoivent beaucoup plus dans ce siècle-ci, et dans le siècle  venir, la vie éternelle (Luc 18/20 à 30).

Oui, il y a des « plus » qui deviennent des « moins » et des « moins » qui deviennent des « plus ». A nous de discerner où sont les véritables avantages.

Daniel BODOLEC