Lecture : 1 Samuel 1-2

Quel beau programme ! Ce n’était pas son manque de foi qui motivait cela, ni un endormissement du corps, mais son désir de passer du temps avec son Seigneur. Il faut du temps pour répandre tout son cœur, toute sa peine et sa souffrance.

« Et Dieu se souvint d’elle » : en hébreu, c’est le mot « zâkar », qui signifie « marquer » ou encore « brûler au fer rouge ».
Lorsqu’on prie, il n’y a rien qui se perd dans le ciel, tout y est bien enregistré, recueilli dans des coupes d’or, bien inscrit minutieusement. Alors que nous élevons nos prières et nos louanges, il y a dans le ciel cette « enregistreuse bénie » qui garde tout, et Dieu se souvient, il est marqué par nos prières. Gloire à son nom !

Sans doute pour cela faut-il prier comme Anne. Elle n’avait pas la pratique extérieure correcte, elle priait avec son âme, son cœur, ses sentiments les plus profonds, son désespoir. A nous de crier au Seigneur : « Seigneur, on t’abandonne tout, on n’en peut plus, on ne sait pas faire ton œuvre, on est trop petits. Viens à notre secours, s’il te plaît ! »
L’adoration, c’est aussi cela. Dieu est marqué comme au fer rouge et il ne peut pas oublier de nous répondre.
Bouleversons nos habitudes en matière de prière, ressemblons à cette maman qui crie et qui reçoit le secours bienveillant de celui qui se souvient de ceux et de celles qui s’adressent à lui avec le cœur brisé et sincère.

Stéphane QUERY