Lecture : Deutéronome 5/7

Nous retrouvons ici le premier commandement :

« Tu n’auras point d’autres dieux devant ma face. »

Il n’y a qu’un Dieu, un seul, qui puisse nous faire connaître le bonheur. Bien sûr, à nos oreilles d’hommes, le mot « commandement », comme l’expression « Tu n’auras point », sonnent mal, très mal ! D’ailleurs, nous nous sommes donné toutes les libertés et n’avons guère obéi ; nous avons beaucoup de droits, mais peu de devoirs ; aussi récoltons-nous les conséquences de nos… inconséquences.

Les commandements de Dieu, en général, et le premier en particulier, ne nous ont pas été donnés pour nous ennuyer ou nous frustrer. Ils sont semblables à des glissières de sécurité. Dieu sait qu’au-delà du commandement, il y a danger. Lequel ?… Celui de se tromper. La réalité, c’est qu’il n’y a qu’un seul Dieu. La fiction consiste à essayer d’en fabriquer d’autres. Vivre dans la fiction, c’est aller aux pires ennuis. Si vous faites vos comptes, et qu’au départ vous comptez vos recettes au double de la réalité, ne vous étonnez pas des conséquences en ce qui concerne votre banque.

Adorer d’autres dieux, c’est commettre une erreur de base. Demander le bonheur à un dieu qui n’en est pas un, tel le plaisir par exemple, débouchera sur une désillusion. Le plaisir est un élément du bonheur très honorable, mais l’élever au rang de dieu est une folie. Demander du bonheur à l’argent, c’est être déçu, tôt ou tard. L’argent ne donne pas tout, et l’on tombe de haut quand on découvre cela. Non, les commandements de Dieu ne sont pas pénibles, ils sont des éléments de notre sécurité et, donc, de notre liberté.

Adorez Dieu et aimez-le de tout votre cœur ; tel est le secret d’un vrai bonheur qui dure et résiste aux épreuves de la vie.

Jean COMTESSE †