Vit-on mieux avec ou sans la foi ?

Vit-on mieux avec ou sans la foi ?

C’est là une question sur laquelle on peut avoir des opinions très différentes, bien sûr, et de ce fait, multiplier les arguments propres à les justifier.

C’est ainsi que j’ai sous les yeux le libellé d’une lettre adressée à un pasteur et traduisant la satisfaction de quelqu’un qui avait éliminé la foi de son existence. Je vous en livre du reste quelques lignes :

« C’est bizarre… je n’ai plus besoin de la foi. Je me sens plus à l’aise sans elle. Quand je l’avais, je me sentais responsable vis-à-vis de Dieu. Et puis un beau jour, j’en ai eu marre de faire des complexes, de me demander si ça Lui plaisait, etc.
J’ai décidé d’être moi seul responsable de mes actes tant mauvais que bons. Et franchement, ça va mieux. »

Voilà, en effet, un point de vue. Il est franc, il est net, il est carré. Peut-être, ami, le partagez-vous ? Et de savoir que d’autres pensent comme vous, peut vous conforter dans votre position. Vous ne serez cependant pas étonné que je ne sois pas d’accord avec cette façon de voir.
Et j’ai aussi mes arguments, cela va sans dire. Voulez-vous les connaître ? Alors, accordez-moi quelques minutes.

Que répondre à cette personne ? Ou que vous répondre si tel est votre cas ? D’abord ceci : si vous n’avez jamais eu la foi, je peux comprendre que vous vous trouviez bien sans elle, puisque vous ne savez pas ce que c’est. Vous ne pouvez établir de comparaison, donc faire de choix.
Mais tel ne semble pas être le cas de cette personne qui affirmait : « Je n’ai plus la foi. » Elle l’avait donc eue.

J’aurais aimé, pouvoir lui poser la question suivante, et à défaut, je vous la pose :

Êtes-vous sûr que la foi que vous aviez était la vraie foi chrétienne, celle que communique le Christ quand on Le reconnaît comme son Sauveur. Et qui, comme nous le montre la Bible, a produit tant de merveilleux changements dans le cœur et la vie de ceux qui l’ont reçue ? Car, voyez-vous, il y a foi et foi.

Il y a, par exemple, une soi-disant foi qui n’est qu’une vague croyance religieuse n’apportant aucune certitude, aucun bienfait intérieur. Il y a des ersatz de foi qui ne sont souvent que des formes superstitieuses. Je comprends que cela ne satisfasse ni l’âme ni le cœur et que s’en débarrasser procure plus de joie que de peine.

Et puis, il y a aussi une foi qui n’est souvent plus à la dimension de l’âge que l’on a. Je m’explique : dans l’enfance, il est normal d’avoir une foi d’enfant. Elle correspond généralement à l’éducation religieuse qu’on a reçue. Mais si elle est une vraie foi, et je connais bien des enfants qui la possèdent, alors elle exige pour vivre et survivre, de recevoir des réponses aux demandes adressées à Dieu. Et Dieu honore cette foi d’enfant qu’Il approuve et apprécie. Ce sera bien de la garder.

Mais vous comprendrez que, quand on grandit et qu’on atteint l’adolescence, elle peut se révéler insuffisante. Parce que l’adolescent va se poser sur Dieu mille questions auxquelles il faudra des réponses sensées. Et si, en tant qu’adolescent, vous n’avez pu avoir ces réponses de la part de vos aînés ou de vos conducteurs spirituels, vous avez peut-être bazardé cette foi qui n’a pu satisfaire votre recherche. Mais laissez-moi vous dire combien précieuse elle devient quand on trouve réponse à ses interrogations. Et j’ai rencontré bien des adolescents qui, comme l’apôtre Paul, peuvent dire : « Je sais en qui j’ai cru. »

Croyez-moi, ceux-là vivent plus heureux avec que sans foi.

Et puis, il y a enfin la foi de l’adulte, cet adulte que vous êtes peut-être, dont la règle quasi générale est d’être confronté à tous les problèmes de la vie : matériels, familiaux, professionnels. Cet adulte sera soumis à tant de soucis et de tracas. Cet adulte, dont la foi est souvent mise à dure épreuve, car il a peine à concevoir que l’existence du croyant puisse être comme celle de l’incroyant, semée d’épreuves et d’écueils. Alors il est déçu et dit :

« La foi, ça ne sert à rien. Je suis plus heureux sans elle. »

Détrompez-vous. Quand vous excluez de votre vie la foi, et donc Dieu, vous n’excluez pas pour autant votre épreuve. Il vous faut la porter quand même, et la porter tout seul. Et elle se charge bien de vous courber, et même, de vous anéantir. Quand, par ailleurs, vous mettez votre foi dans le Christ vivant, même si vous ne comprenez pas pourquoi vous subissez l’épreuve, vous pourrez sentir Son appui, parce que Lui aussi a connu la douleur, la souffrance, l’angoisse de la mort, et qu’à cause de cela, Il peut vous soutenir et vous consoler par l’intervention de Son Esprit saint.

Mais je ne serais, peut-être à vos yeux, qu’un fataliste si j’omettais d’ajouter que lorsque la foi de l’adulte rejoint celle de l’enfant que nous évoquions il y a un instant, cette foi simple et puérile, qui demande et attend confiante le secours de Dieu, cette foi que d’aucuns appellent la foi du charbonnier, et qui, à mon humble avis, est la plus belle, alors, pour certaines épreuves qui ne sont pas irréversibles comme l’est malheureusement le deuil, le bras divin est tout puissant pour intervenir. Demandez donc à ceux qui ont été, soit secourus, soit délivrés, soit guéris, soit aidés dans leur détresse, s’ils vivent mieux avec ou sans la foi ? Voyez-vous, je gage de leur réponse. Essayez donc de vous appuyer sur cette parole de la Bible :

« Invoque-Moi au jour de la détresse. Je te délivrerai et tu Me glorifieras. »

Je retiens aussi, dans la lettre de notre interlocuteur, cette déclaration :

« J’ai décidé d’être moi seul responsable de mes actes, tant mauvais que bons. Et ça va mieux. »

Un tel argument prouve que cette personne ne possédait pas la vraie foi, car elle n’avait rien compris au sens de la venue et de la crucifixion du Christ. Et je vous dirai pourquoi.

J’admets que devant la loi et la justice des hommes on soit seul responsable de ses actes. Mais Dieu n’est pas le simple juge d’un Tribunal de Grande Instance qui statue uniquement sur des faits et qui estime pouvoir parfois déclarer : « non coupable ». La Bible, parlant au nom de Dieu, de vous et moi, déclare :

« Tous les hommes ont péché et sont privés de la Gloire de Dieu. »

Vous entendez bien :

« Tous les hommes ».

Même cette brave personne qui trouve que ça va mieux de se sentir responsable. Elle n’a donc jamais ouvert une Bible. L’apôtre Paul confessait avec tristesse la chose suivante :

« Je ne fais pas le bien que je voudrais et je fais le mal que je ne veux pas. »

Lui aussi se sentait responsable et il était loin de trouver que ça allait mieux. N’est-ce pas là aussi notre propre expérience ? Nous ne sommes donc pas seulement responsables, mais coupables et condamnables, nous tous, vous et moi, et privés éternellement de la présence de Dieu, et cela parce que nous n’avons aucunement le pouvoir de racheter ou d’expier nos actes mauvais devant Dieu.

Seule l’œuvre expiatoire de Jésus sur la Croix peut nous accorder le pardon divin si l’on est assez humble pour reconnaître ses fautes et avoir la foi dans l’efficacité salvatrice du Christ crucifié.

Voilà pourquoi la Bible déclare que

« Celui qui croira sera sauvé, tandis que celui qui ne croit pas sera condamné. »

C’est à ce second verdict qu’on s’expose quand on veut vivre sans la foi. Et se convaincre qu’on vit mieux ainsi, c’est pratiquer la politique de l’autruche, avec le risque, hélas, de connaître des réveils bien douloureux. On sera alors bien loin de la sérénité de l’apôtre Jean déclarant :

« Vous avez la vie éternelle, vous qui croyez au Nom du Fils de Dieu. »

Merci de m’avoir permis de partager avec vous ces quelques réflexions. Souffrez que je vous repose très simplement la question :

« Pensez-vous que l’on vive mieux avec ou sans foi ? »

Je vous laisse réfléchir et conclure, car pour moi, c’est déjà fait.

Pasteur Paul MOREAU

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