Règlements de comptes

Je désire vous parler de l’Évangile et de la Croix où Jésus notre Sauveur est mort pour nous sauver, nous pécheurs. Alors, pourquoi annoncer un règlement de comptes ?
Quel sens faut-il donner à cette expression ? On peut certainement l’appliquer à des choses différentes : par exemple, dans le domaine financier, « à l’extinction d’une dette », « pour solde de tout compte », sont des expressions qui ont quelque chose de libérateur. En matière de justice, ce terme définit parfois le dénouement légal d’une affaire longue et difficile. Enfin, à la une des journaux, il est souvent parlé de règlements de comptes. Lorsque ceux que l’on appelle des truands s’affrontent avec effusion de sang pour régler leurs problèmes et se faire eux-mêmes justice.

Lorsque l’apôtre Paul déclare, dans la première Épitre aux Corinthiens, au chapitre 2 et au verset 2 :

« Car je n’ai pas eu la pensée de savoir parmi vous autre chose que Jésus-Christ, et Jésus-Christ crucifié »,

il ne veut pas parler d’un élément accessoire de la vie des hommes, mais d’un fait primordial, actuel et nécessaire pour le salut de toute créature. L’apôtre, convaincu d’être envoyé par Dieu pour annoncer l’Évangile, ce qui veut dire « Bonne Nouvelle », nous présente, par le moyen de ses lettres, le message de l’Évangile comme un règlement de comptes, dans le sens le plus élevé du terme. L’Évangile, un règlement de comptes ?

Voyons d’abord l’aspect le plus connu. L’histoire de Jésus, qui allait de lieu en lieu, faisant du bien et guérissant tous ceux qui étaient sous l’empire du diable, apportant l’amour, le pardon de Dieu aux pécheurs, délivrant les captifs, libérant les possédés. Merveilleuse et sombre histoire ! Il y a la fin tragique, la haine des opposants, la trahison de Juda, l’abandon de ses disciples, le reniement de Pierre. Jésus a dit, lors de son arrestation, dans l’Évangile de Luc, au chapitre 22, verset 53 :

« C’est ici votre heure et la puissance des ténèbres. »

Il y a plus qu’un aspect humain dans cette fin. Après Gethsémané et les grumeaux de sang, il y a la terrible solitude du Calvaire et le cri :

« Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? »

Paul dira :

« Dieu était en Christ, réconciliant le monde avec lui-même en n’imputant point aux hommes leurs offenses. » (2 Corinthiens 5/19)

Il s’agit bien d’un règlement financier, la rémission des péchés, l’extinction de nos dettes.

« L’amour de Dieu consiste en ce qu’Il nous a aimés et a envoyé son Fils comme victime expiatoire pour nos péchés »,

affirme l’apôtre Jean, dans sa première épître, au chapitre 4 et au verset 10. Victime expiatoire : celui qui a payé pour nous. Voilà pourquoi le prophète Ésaïe avait annoncé :

« Le châtiment qui nous donne la paix est tombé sur lui. »

Il dit encore aux pécheurs qui viennent à Lui :

« Tes péchés sont pardonnés. »

Il le dit avec l’autorité et le pouvoir de Dieu. La grâce qui découle de la Croix pour le pécheur repentant, c’est que le sang de Jésus purifie de tout péché.

Voyons maintenant l’aspect juridique de l’Évangile : L’apôtre Paul en parle longuement dans son Épitre aux Romains, chapitre 3, versets 23 à 26 :

« Tous ont péché et sont privés de la gloire de Dieu ; et ils sont gratuitement justifiés par sa grâce, par le moyen de la rédemption qui est en Jésus-Christ. C’est lui que Dieu a destiné, par son sang, à être une victime propitiatoire pour ceux qui croiraient, de manière à être juste tout en justifiant celui qui a la foi en Jésus. »

Il y a une loi de la justice de Dieu, et devant cette loi, tous les hommes sont déclarés coupables et pécheurs. Rien d’humain ne peut réparer ou rétablir les relations de l’homme pécheur avec le Dieu Saint. Le prophète Ésaïe a dit :

« Notre justice est comme un vêtement souillé. »

Le moyen de justifier le pécheur perdu a été donné par Dieu lui-même en Jésus-Christ. C’est encore l’apôtre Paul qui explique ainsi l’accomplissement de la loi pour la justification du pécheur qui croit en Jésus-Christ crucifié.

« Christ nous a rachetés de la malédiction de la loi, étant devenu malédiction pour nous… afin que la bénédiction d’Abraham ait pour les païens son accomplissement en Jésus-Christ… »(Galates 3/13)

Et le sens donné par Dieu Lui-même à la mort de Jésus à la Croix, dans la deuxième Épitre de Paul aux Corinthiens, chapitre 5, verset 21 :

« Celui qui n’a point connu le péché, il l’a fait devenir péché pour nous, afin que nous devenions en lui justice de Dieu. »

Vous le voyez, vous l’entendez, il s’agit bien d’un règlement de comptes. Un compte, et quel compte ! Celui du péché qui a été réglé à la Croix du Calvaire. Il y a eu plus que l’expression de la haine, du refus de Jésus et de sa Parole :

« Dieu était en Christ, réconciliant le monde avec Lui-même en n’imputant point aux hommes leurs offenses. »

C’est pourquoi la Bible dit :

« Dieu a envoyé son Fils unique dans le monde afin que nous vivions par Lui. »

Et encore, cette merveilleuse affirmation de l’apôtre Paul :

« Si je vis maintenant dans la chair, je vis dans la foi au Fils de Dieu qui m’a aimé et qui s’est livré Lui-même pour moi. »

C’est pourquoi, le même apôtre, assuré que son compte est réglé avec Dieu, s’écrie :

« Christ est ma vie et la mort m’est un gain. »

Dieu vous parle par l’Évangile et vous presse de l’entendre. Il vous a donné Jésus. Il a tout accompli en Jésus, non pour occuper quelques moments de votre vie, mais pour vous sortir de la mort et vous donner la vie véritable, la vie éternelle, pour que vos comptes soient réglés avec Dieu, et que vous ayez l’assurance de son grand salut.
C’est l’occasion de la rencontre décisive, de la réconciliation avec Dieu. Saisissez cette occasion de salut. 

« Ces choses ont été écrites afin que vous croyiez que Jésus est le Christ, le Fils de Dieu, et qu’en croyant vous ayez la vie en Son nom. »

C’est ce que nous déclare l’apôtre Jean au chapitre 20 de son Évangile et au verset 31.

par Alain DENIZOU

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