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Pourquoi, pourquoi moi ? (1)

Pourquoi, pourquoi moi ? (1)

S’il est une question que tous les humains, à quelque moment de leur vie, se sont posée, c’est bien la question : « Pourquoi ? » Et si leur propre vie se trouve engagée dans un labyrinthe inextricable, frisant quelque situation injuste, d’ajouter : « Pourquoi moi ? »

Il est évident que certains problèmes cruciaux et déconcertants nous dépassent. Lorsqu’on pose cette question : « Pourquoi ? », il est évident qu’elle est en rapport avec quelque chose qu’on ne comprend pas, et que ce quelque chose crée une souffrance. Souffrance chez les autres. Et si l’on ajoute : « Pourquoi moi ? », c’est qu’il s’agit d’une souffrance que l’on vit soi-même.

Il est une chose certaine, c’est que la souffrance est un mystère. Et c’est afin de chercher une réponse à ce mystère que nous disons : « Pourquoi ? » Et la plupart du temps, il faut le reconnaître, nous juxtaposons à ces pourquoi la notion de Dieu pour dire : « Si Dieu existe, pourquoi ? » « Si Dieu est bon, pourquoi ? » « Si Dieu m’aime, pourquoi moi ? » Si la souffrance demeure un mystère, peut-être pouvons-nous cependant, lorsque nous essayons d’évoquer la responsabilité de Dieu, donner quelques réponses.

Je vais d’abord vous ramener vers la création. Dans le jardin d’Eden, Adam, après avoir mangé du fruit défendu, a eu cette parole : « La femme que tu as mise auprès de moi m’a donné de l’arbre et j’en ai mangé. » En d’autres termes : « Ce n’est pas de ma faute, c’est celle de ma femme, et la tienne, ô Dieu ! car si tu ne me l’avais pas donnée, elle n’aurait pas pu me tenter. »

Vis à vis de tant de malheurs dont les guerres, les famines, tant de génocides, on rend facilement Dieu responsable, alors que ce sont des causes économiques, sociales, politiques, écologiques, donc dépendant des humains, qu’il faudrait évoquer. Je devine votre réponse : « Pourquoi Dieu n’a-t-Il pas créé l’homme incapable de commettre le mal ? » Sans doute parce que Dieu n’a pas créé des robots mais des hommes libres, capables de choisir. Et nous revendiquons constamment notre liberté et notre pouvoir de faire nos choix. Si nous les faisons mal, à qui la faute ? Reconnaissons de ce fait que beaucoup de nos souffrances sur le plan de la santé, du couple, de la famille, du travail, sont dues à de mauvais choix ou à des orientations mauvaises.

Mais je devine votre remarque qui se justifie pleinement. Vous allez me dire : « Et toutes ces catastrophes, dites naturelles dans lesquelles les hommes n’ont aucune responsabilité, comme les tremblements de terre, les raz de marée, etc. ? » Dans un message diffusé sur ces ondes il y a quelques mois, je tentais de donner une explication en précisant que le cosmos est en constante transformation. Des étoiles naissent, d’autres meurent, d’autres se désagrègent, libérant des débris qui frôlent ou atteignent notre terre. Et quant à notre planète, sol et sous-sol, elle est en permanente évolution. C’est comme ça, et un scientifique expliquerait les choses mieux que moi…

Je comprends cependant que, quand on vit les souffrances dues à ces terribles cataclysmes, on puisse être choqué. Mais si l’on accuse systématiquement Dieu, on s’égare et on perd toute confiance en Celui dont nos vies ont cependant besoin.

Par Paul MOREAU

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