Pour un psychisme chrétien équilibré : je veux pouvoir me projeter dans mon avenir

Pour un psychisme chrétien équilibré : je veux pouvoir me projeter dans mon avenir

Dans le cadre de ce que j’ai appelé « un psychisme chrétien équilibré », nous nous sommes proposés d’examiner tour à tour les trois étapes de notre vie : le passé, le présent, l’avenir. Nous avons dit que pour bien vivre notre présent, il a fallu peut-être d’abord être guéri de notre passé. Mais cela ne suffisant pas pour bien vivre notre présent, nous avons découvert qu’il nous faut savoir nous adapter aux circonstances de ce présent et savoir les maîtriser.

N’oublions pas non plus que notre présent est une composante de ce que nous vivons aujourd’hui et de ce que nous projetons de vivre dans un avenir qui commence tout à l’heure et qui se poursuivra… La Bible dit : éternellement. Or, ne serait-ce que notre avenir terrestre, celui-ci va aller en se rapprochant jusqu’à s’actualiser dans le présent. Quand nous disons par exemple : « Dans un an, je me marierai », c’est l’avenir. Mais au fil des jours, ce « un an » va diminuer jusqu’au jour J qui sera le jour du présent.

Une expression de la Bible exprime quelque chose d’identique :

« Le salut est plus près de nous que lorsque nous avons cru. »

Mais il en est de même de la mort. Elle était loin à une certaine époque. Peut-être soixante, quatre-vingts ans. Mais elle se rapproche un peu chaque jour, terriblement vite si nous sommes déjà âgés ; et sera peut-être demain notre présent. Je ne vous le souhaite évidemment pas. Mais ce que je vous souhaite, c’est d’être prêt à l’accueillir quand elle viendra. Et pour cela, faut-il s’y préparer. Mais nous y reviendrons plus loin.

J’ai intitulé mon troisième partage : « Je veux pouvoir me projeter dans mon avenir. » Cela signifie le préparer. Et ce sera après la guérison du passé, l’adaptation aux circonstances du présent et leur maîtrise, le troisième moyen de bien vivre son présent. Je ne vais pas d’emblée vous projeter dans un avenir de type religieux ou spirituel. Vous me diriez : « Il n’y a pas que cela qui compte. » J’en suis conscient.

Je n’ignore pas qu’il y a une manière profane, ou laïque, comme vous voudrez, de préparer son avenir, et je me pencherai avec vous sur ce premier volet. Quelqu’un écrivait : « Une vie sans but est une vie ratée. » Je m’adresse principalement aux jeunes, ici. Il vous faut avoir aujourd’hui pour demain des motivations, des objectifs. Je sais que certains jeunes sont, hélas, blasés. Mais il vous faut vous projeter dans votre avenir pour le préparer, afin que quand il deviendra présent, celui-ci soit épanoui. Il vous faut vouloir faire des projets d’avenir et travailler aujourd’hui à leur réalisation future dans les divers domaines où vous aurez à vous mouvoir : professionnel, familial, social.

Pour cela, ne laissez pas les satisfactions d’un instant présent vous dérober des réalisations à venir. Avez-vous entendu parler de ce personnage biblique Ésaü ? Il délaissa son droit d’aînesse, un bien qui devait à l’époque orienter toute sa vie, pour simplement satisfaire dans le présent sa faim, avec un modeste plat de lentilles. Drôle de manière de se projeter dans son avenir !

Quel échec ! Si Ésaü avait consulté Dieu ou quelqu’un de sage, il n’aurait peut-être pas pris une décision aussi insensée. Voyez-vous, même pour nos projets d’avenir de type profane, nous pouvons avoir besoin de solliciter le conseil divin. J’entre de plain-pied à présent dans le domaine de la foi et j’affirme que pour pouvoir bien se projeter dans son avenir, il faut avoir confiance en un Dieu qui prend soin des siens. Quel grand sujet ! Avoir confiance… Et comment cela ?

Il y a dans l’Évangile selon Matthieu cette déclaration du Christ :

« Ne vous inquiétez pas du lendemain, car le lendemain aura soin de lui-même. À chaque jour suffit sa peine. »

Le lendemain, c’est bien sûr demain, mais aussi plus tard. Nous sommes en plein dans notre sujet. Il faut savoir que le mot grec traduit par peine dans « à chaque jour suffit sa peine » implique chagrin, adversité, malheur, calamité. Et ce n’est pas rien. Ce sont peut-être là les situations qui caractérisent votre aujourd’hui, mais qui se répercutent sur votre lendemain et le rendent gris et morose. Et pour les vivre, on a en effet bien besoin de l’amour et du secours de Dieu.

C’est peut-être le deuil, le chômage, la maladie, la trahison, qui fondent sur vous. La déclaration de Jésus ne signifie pas : « Ne vous inquiétez pas, ce n’est pas grave. » Le Christ n’est ni insensé ni pervers, pour traiter de tels états d’âme à la légère. Il ne nous invite pas à être superficiels ou fatalistes. En quittant ses disciples, après sa résurrection, Il leur dira :

« Je suis, donc je serai, avec vous jusqu’à la fin. »

Cela ne signifie-t-il pas : « Je suis avec vous aujourd’hui et je resterai à vos côtés tous les autres jours » ? C’est une promesse, et tout en même temps un appel à la confiance.

Le Christ ne prône pas la philosophie du vrai clochard qui ne se projette pas dans son futur puisqu’il ne s’investit même pas dans son présent. Mais Il nous invite à nous appuyer sur Lui, comme un enfant peut compter sur ses parents dans le présent et dans l’avenir, si bien sûr ses parents n’ont pas déserté. Et Jésus, Lui, n’a pas déserté.

J’ai été stupéfait de découvrir chez le nihiliste Nietzsche cette pensée : « Celui qui connaît le pourquoi de sa vie peut endurer à peu près n’importe quel comment. » C’est tout à fait vrai pour celui qui est devenu chrétien. Il sait pourquoi il est sur cette terre, et il pourra, avec l’aide de Dieu, endurer la peine à laquelle il doit faire face. Ne voulez-vous pas vous projeter dans cet avenir, il est vrai inconnu et incertain, mais dont le Seigneur connaît, Lui, le contenu. Dans cet avenir, Il vous a promis de vous accompagner tous les jours, si vous Lui accordez votre confiance.

Il est un autre principe qui doit pouvoir imprégner tout ce que nous avons partagé, c’est la foi.

La foi est définie ainsi dans la Bible : « Une ferme assurance des choses qu’on espère. » On se situe encore dans le futur. Entendons-nous bien : on peut espérer gagner demain le gros lot, Dieu ne nous l’a certainement pas promis ! Mais par contre, Il nous a laissé des promesses comme celles-ci : « Crois au Seigneur Jésus et tu seras sauvé. » « Je vais vous préparer une place afin que là où je suis, vous y soyez aussi. » « La foi repose sur l’espérance de la vie éternelle. » Et je pourrais allonger la liste de textes semblables. Quelqu’un a dit : « L’espérance n’est donc pas une idée, mais une personne : Jésus. » Oui. Si Jésus et ses promesses n’entrent pas dans notre espérance, celle-ci n’est qu’un souhait pieux, et elle est vaine.

Jean-Paul Sartre, le célèbre philosophe du néant, disait : « Je suis ce que je serai. » Il s’était fait un avenir voué au néant. Il ne pouvait être que pessimiste dans le présent. Il aurait pu également dire : « Je serai ce que je suis. » Et on pourrait l’interpréter ainsi : « Je suis sans Dieu ici-bas ; je serai donc loin de Dieu à ma mort. »

Réalité tout à fait conforme à cette parole de l’Évangile : « Celui qui ne croira pas sera condamné, tandis que celui qui croira sera sauvé. » Ce n’est vraiment pas cette triste projection dans votre avenir que je vous propose. La compagne de Sartre, Simone de Beauvoir, n’avait pas davantage d’espérance. Sur sa tombe, elle s’exprima ainsi : « Je sais qu’il ne reviendra pas vers moi et que je n’irai pas vers lui. » Quelle différence avec le croyant David qui à la mort de son fils, disait : « Il ne reviendra pas vers moi, mais j’irai vers lui. » Voilà ce que nous accorde la foi : « La ferme assurance des choses qu’on espère. »

Je terminerai par cette déclaration du grand Michel Ange :

« Je remets mon âme à Dieu. Je meurs dans la foi au Seigneur Jésus, qui est mort pour mes péchés. J’ai l’assurance de la vie éternelle. »

Quel glorieux avenir ! .

Paul MOREAU

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