Pour un psychisme chrétien équilibré : je veux guérir de mon passé

Pour un psychisme chrétien équilibré : je veux guérir de mon passé

La vie de tout homme se déroule sur trois niveaux : le passé, le présent, l’avenir. Le plus important des trois est indéniablement le présent, car c’est seulement dans le présent que nous pouvons prendre nos décisions et nos engagements, même si ces derniers vont influencer notre avenir. Le passé, lui, ne se rattrape pas et ne se revit pas. Quant à l’avenir, il ne nous appartient pas vraiment.

Nous ne sommes maîtres que du présent.

On pourrait dire que c’est le temps le plus bref, le plus éphémère, puisqu’il y a une seconde, il sera passé. Mais tout en même temps, il est le plus long, puisqu’il nous accompagne durant toute une vie. Il est donc important, pour que mon présent se vive bien, qu’il soit équilibré et épanoui. Mais comme il est tributaire de mon passé, il ne faut pas que mon passé l’entache. Si celui-ci a été mauvais, il faut qu’il soit guéri. Bien des gens, même devenus chrétiens, ont des problèmes dans le présent, parce que leur passé n’a pas été vraiment réglé.

Parlons donc en premier lieu de ce passé. Un très célèbre texte de la Bible dit ceci :

« Si quelqu’un est en Christ, il est une nouvelle création. Les choses anciennes sont passées ; voici, toutes choses sont devenues nouvelles. »

Les choses anciennes sont passées… C’est facile de l’affirmer. Est-ce toujours évident dans la pratique ? Les choses anciennes peuvent être passées dans le temps, mais encore présentes dans l’esprit et le cœur, parce qu’elles n’ont pas toujours été réglées. Elles reviennent parfois assaillir notre présent et le chevauchent pour le troubler.

Je vous l’expliquerai par une image. Quand j’étais gamin, ma mère me demandait souvent d’épousseter meubles et objets. J’utilisais pour cela un plumeau. Je caressais les bibelots, je soulevais la poussière, mais elle retombait peu après. Je n’avais fait que déplacer la poussière. C’est parfois ainsi qu’on traite son passé en venant à Christ. On soulève ses problèmes, on les évoque, mais on n’a pas saisi totalement leur expiation par le Christ et leur délivrance. Ils n’ont pas été détruits. On reste alors obsédé, culpabilisé et coupable. Et cela peut créer des complexes et des névroses, donc des brèches dans la vie quotidienne, affective, sentimentale ou spirituelle. Abordons donc ce passé en le décomposant en deux parties très distinctes :

D’abord le passé dont nous sommes conscients et qui continue à nous obséder. Citons-en rapidement et sans ordre quelques aspects : un certain handicap traumatisant ; un complexe particulier qui a marqué notre enfance ; une expérience sexuelle douloureuse ; aujourd’hui on évoquera hélas trop souvent le viol, l’inceste, la pédophilie ; une certaine rancune tenace ; un avortement mal vécu ; l’échec d’un divorce ; diverses pratiques occultes. Et vous pouvez ajouter tout autre problème qui fut le vôtre.

Et puis, il y a le passé dont nous n’avons pas conscience, car enfoui dans le subconscient et dont les psychologues peuvent parler bien mieux que moi. Mais comment ce passé peut-il influencer mon présent si je n’en suis pas conscient ? Écoutons les comparaisons et les images que la psychologie utilise pour expliquer cela. Elle évoque l’iceberg dont 1/7 ème seulement émerge de l’eau. C’est notre conscient. Le reste, caché, est notre subconscient. Et il y a là, concentré, tous les ressentiments, les haines, les jalousies, les complexes, les perversions, etc. Tout cela se révèle parfois en remontant à la surface. Comment ?

Comprenons-le à l’aide d’une autre image, celle de la boue qui repose au fond du lac. La surface claire et limpide, c’est notre conscient. Le fond, c’est notre inconscient. Lançons une pierre. L’eau se trouble. Ce n’est pas la pierre qui l’a salie, c’est la boue du fond qui a été remuée et qui est remontée en surface.

Écoutez ce récit authentique :

« Une mère et sa fille vivaient ensemble, et chose assez rare, toutes deux étaient somnambules. Une certaine nuit, elles se retrouvèrent toutes deux dans leur jardin, et un dialogue s’engagea entre ces deux femmes :

  • Ah, te voilà, mon ennemie ! Toi qui as détruit ma vie et qui as bâti la tienne sur les ruines de la mienne ! Si seulement je pouvais te tuer !
  • Ah, c’est toi, vieille femme que je déteste ! vieille égoïste qui m’empêche de jouir de ma liberté ! Ce que je souhaite, c’est que tu meures au plus tôt !

À ce moment, le coq chanta, et la mère et la fille se réveillèrent :

  • Comment, c’est toi, chérie ?
  • Mais oui, petite maman ! »

Quel drame ! Pendant leur somnambulisme, les vrais sentiments cachés dans leur subconscient avaient fait surface. Une fois réveillées, elles refoulaient tout et elles reprenaient le masque de la gentillesse. Savez-vous que les psychiatres sont très souvent confrontés à cette forme du complexe d’Œdipe ? Vous voyez à quel point ces problèmes du passé, quand ils n’ont pas été réglés, peuvent encore venir assaillir et troubler notre présent !

Alors, comment guérir ce passé visible ou enfoui quelque part ?

Il faut d’abord être certain que l’amour de Dieu à notre égard est une réalité. Malgré mon passé souillé ou mon subconscient houleux, Dieu m’aime et veut m’aider. Il veut me déculpabiliser, guérir ma mémoire et assainir le tréfonds de mon être.

Disons d’abord quelques mots du passé dont on est conscient. Je dois impérativement à ce sujet évoquer notre surmoi. Le surmoi se définit ainsi : « un élément de notre personnalité qui est le résultat de l’éducation, mot à prendre dans son sens le plus large. » Ce surmoi modèle notre moi qui se laisse diriger par lui. Lorsque ce surmoi est en quelque sorte un « bon code de la route », il crée un moi raisonnablement équilibré, et quand il révèle à notre moi de vraies culpabilités, de vrais péchés, il suffit de les confesser et d’en demander au Seigneur pardon et délivrance.

Mais si, par ailleurs, ce surmoi charge notre moi de préjugés exagérés, rigides, qui sclérosent notre moi dans les domaines conjugaux, familiaux, culturels, religieux, lui enlevant toute lucidité, il crée de fausses culpabilités, sans rapport avec l’œuvre du Saint-Esprit qui, Lui, révèle les vrais péchés. Ce sont alors des culpabilités injustifiées qui troublent en permanence notre paix intérieure, qui oppressent, angoissent, amènent à déprimer, et font souvent perdre l’assurance du salut.

Pour en guérir, en dehors d’une action divine possible qu’il faut toujours demander, il est important de faire appel à la logique et à la mesure. Le docteur Paul Tournier, dans son livre « Vraie ou fausse culpabilité », écrit : « Toute culpabilité suggérée par les jugements des hommes est une fausse culpabilité si elle n’est pas attestée intérieurement par un jugement de Dieu. » Vous avez saisi. Ne laissez pas votre surmoi imposer à votre moi des reproches et des contraintes qui ne seraient pas l’œuvre de la Parole de Dieu attestée par le Saint-Esprit.

Il faut ajouter à cela la fausse culpabilité qui provient d’un constat d’imperfection s’opposant à un désir de perfection absolue et totalement irréalisable. Désir qui met en permanence l’individu en situation d’échec. Je ne dis pas qu’il ne faut pas chercher à s’acheminer vers un meilleur soi-même. Mais à l’image de l’apôtre Paul, qui cherchait à devenir meilleur, reconnaissons comme lui que nous n’obtiendrons jamais ici-bas la perfection et que l’amour de Dieu ne nous condamne pas.

Au tour maintenant de ce passé inconscient. Comment l’appréhender pour le détruire ? La psychanalyse a, paraît-il, des moyens. Je ne suis pas expérimenté pour en parler. Mais je sais que Dieu, Lui, en a. L’apôtre Paul, faisant tout seul sa psychanalyse, constatait qu’il n’accomplissait pas le bien qu’il voulait, mais le mal qu’il ne voulait pas. Il constatait donc qu’une force intérieure mauvaise influençait son moi et lui faisait accomplir ce qui était mauvais. Mais à ce constat d’échec, il oppose cette glorieuse réalité : « Grâces soient rendues à Dieu, par Jésus-Christ ! » C’est son cri de délivrance et de victoire. Ce que sa volonté ne peut pas faire, Dieu le peut pour lui.

Alors pour vous ?

Quand les choses mauvaises remontent à la surface, ne les refoulez pas pour essayer de les oublier. Vous n’y parviendrez pas, et elles, elles ne vous oublieraient pas.

Confessez-les au Seigneur. Demandez-Lui avec foi de vous en délivrer. Mais sachez aussi qu’Il peut, si nécessaire, sonder votre subconscient et couper les racines malfaisantes qu’il renferme pour, comme on dit, détruire le mal à la racine.

Que votre prière soit : « Seigneur, change mon cœur, afin que les choses anciennes soient vraiment passées, et que toutes choses soient devenues nouvelles. »

Paul MOREAU

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