Noël, Emmanuel : Dieu avec nous

Noël, Emmanuel : Dieu avec nous

L’actualité de la semaine, c’est Noël, la plus importante fête chrétienne. Pour introduire ce temps de méditation, voici un extrait du Nouveau Testament, dans la lettre aux Galates il est écrit ceci :

« Lorsque les temps furent accomplis, Dieu a envoyé son Fils, né d’une femme, né sous la loi afin de racheter ce qui était sous la loi pour que nous recevions l’adoption ». 

Dieu a envoyé son Fils, autrement dit

« Dieu avec nous, Emmanuel »

C’est un des noms qui est donné à Jésus-Christ. Noël… Pour beaucoup c’est le sapin, le père Noël, les cadeaux, la fête, beaucoup de lumières, dans nos villes et nos maisons. C’est aussi l’occasion de faire quelques bons repas agrémentés de toutes sortes de mets succulents et de bonnes boissons. Tout nous dit que c’est la fête. D’ailleurs, ne dit-on pas, en parlant de cette période : « les fêtes de fin d’année », en pensant à Noël et au Jour de l’An ?

Chacun vit donc Noël comme une fête, chacun se construit son Noël, le prépare et s’active pour que la fête soit une réussite alors que nos temples modernes — je veux dire ceux de la consommation, tout au moins dans nos sociétés occidentales — ne désemplissent pas même en ces temps de crise sanitaire.

Sans doute est-il dérangeant alors de poser quelques questions…

  1. Premièrement : S’il y a fête, que fête-t-on ? Quel événement ?
  2. Ensuite : Qui fête-t-on, quel personnage ?
  3. Enfin, troisième question : Si fête il y aura ou il y a eu : Comment la fêtera-t-on ?

Première question : Si fête il y a, que fête-t-on ? Certains vont dire que c’est la fête des enfants, le père Noël qui passe. J’espère qu’on ne pense pas qu’on fête le père Noël ! Il est dit qu’avant d’être une histoire d’enfants, de père Noël, c’est aussi une histoire de grands parce qu’eux aussi ont des cadeaux. Certains fêtent la lumière. C’est vrai qu’elle a un rôle évident : ne dit-on pas qu’à partir de Noël ou de cette période, les jours rallongent ? D’autres osent dire ou rappeler que cela a un rapport avec Jésus, peut-être un peu lointain certes, mais tout de même, on prononce le nom de Jésus.

Noël, il faut l’affirmer, est une fête chrétienne. C’est un temps particulier où on ne doit pas simplement se concentrer sur tout ce qui est culinaire, gastronomique et très souvent astronomique pour nos budgets et porte-monnaie, mais c’est aussi un temps de fête, de préparation spirituelle, souvenir de cet événement extraordinaire, un temps voulu de Dieu qui a envoyé son Fils au milieu de nous. Noël, c’est le souvenir que Dieu a pensé à nous tous — pas aux chrétiens seulement — mais à tous les hommes. Noël, c’est se rappeler que Dieu nous aime et que pour prouver cela il nous a donné le plus grand des cadeaux : c’est-à-dire son Fils.

Deuxième question : Si fête il y a, alors qui fête-t-on ?

Dieu nous a fait un cadeau, son Fils Jésus. Dieu se fait homme, lui le créateur, celui que nos esprits et nos intelligences ne peuvent saisir. Voilà qu’il vient comme un simple homme afin que nous puissions nous approcher de Dieu. Qui fête-t-on ? Emmanuel, Dieu avec nous, Jésus-Christ.

C’est l’extraordinaire de cette bonne nouvelle, car Évangile veut dire « Bonne Nouvelle », et cet extraordinaire tient en deux points. Premièrement, nous sommes absolument indignes d’une telle visitation de Dieu. Le mal, le péché règnent ici-bas et les hommes le produisent ou alors en sont victimes, et cela tour à tour.

Noël, c’est bien sûr penser, pour beaucoup, au petit Jésus de la crèche. Alors on décore les maisons, on fait une crèche, on la met là où il faut avec de la lumière et on a cette pensée qu’il y a là un petit bébé dans une crèche. Mais il faut aussi se souvenir que le Christ n’est pas resté dans la crèche : Il a grandi, c’était un homme, puis il est mort crucifié, c’est-à-dire mis à mort dans un supplice extraordinaire de souffrances et de douleurs. Donc Noël, c’est aussi se souvenir de cette venue, mais aussi de ce rejet, de cette crucifixion, de cette foule haineuse qui crie :

« Non, nous ne voulons pas de cet homme. Nous ne voulons pas qu’il règne sur nous ! »

Se souvenir de cette mort terrible, Emmanuel, Dieu avec nous, Jésus, n’en est pas moins ressuscité et c’est là tout le message fort, porteur d’espérance de l’Évangile. Dans certains milieux chrétiens, certaines traditions, on désigne la période qui précède Noël, par le mot « avent » c’est-à-dire qu’il y a tout un temps de préparation à partir de fin novembre jusqu’à cette fête. Le mot « avent » est intéressant parce qu’il vient du latin « advantus » qui désigne l’avènement d’un empereur. Nous devons nous rappeler que la foule haineuse dit :

« Nous ne voulons pas qu’il règne sur nous ! »

Alors que Pilate proposait aux Juifs qu’ils relâchent celui qu’ils nommaient le Roi des Juifs. Dieu nous a donné son Fils qui est le Seigneur et le Roi de l’univers.

La troisième question : Si fête il y aura ou il y a eu, comment l’avons-nous fêtée ?

Comment fête — t-on Noël aujourd’hui ? Fêtons-nous Noël sans même avoir une simple pensée aux choses spirituelles ? Cela arrive, serai-je tenté d’ajouter. N’est-ce pas le temps au contraire de réfléchir à ce que Dieu a fait pour nous ? Je pense à toutes ces fêtes et célébrations qui ponctuent notre calendrier tout au long de l’année. Bien sûr, il y a d’un côté les fêtes religieuses et il y a d’autres cérémonies qui commémorent des événements particuliers que l’on veut garder dans la mémoire collective, dans la mémoire d’une nation.

Beaucoup pensent que Dieu est contre nous et donc il faut laisser toute cette pensée spirituelle autour de Noël de côté et ne penser qu’à la fête : bien manger et se réjouir. C’est une grossière erreur de penser que Dieu est contre nous ! La Bible nous le montre comme « Emmanuel » cela veut dire « Dieu avec nous », et j’ajouterai même qu’il est pour nous. Noël sera donc préparé, fêté comme une fête sans Dieu la plupart du temps, et je serai tenté de dire païenne, malheureusement dans bien des maisons. Pendant que beaucoup se réjouiront, d’autres pensons-y, seront exclus de cette fête parce qu’ils sont exclus de la société. Ils n’auront aucune part à cette fête.

J’aimerais affirmer pour conclure que Noël prend ici son vrai sens : Emmanuel, Dieu avec nous. En tant que chrétiens, nous devons rappeler à ce monde, à vous, chers amis que Jésus est le Sauveur de tous, venu pour tous, qu’il a donné sa vie à cause de notre péché, qu’il a vaincu nos ennemis spirituels que sont la mort, le péché, en ressuscitant. Il est notre espérance et nous annonçons qu’il vient bientôt. Pendant que nous sommes dans ce temps de Noël, pensons à cette parole du Christ et ce sera le mot de la fin :

« Voici, je me tiens à la porte, et je frappe. Si quelqu’un entend ma voix et ouvre la porte, j’entrerai chez lui, je souperai avec lui, et lui avec moi ».

Entendons-nous ce cognement à votre porte de votre cœur ? Laissons entrer le Seigneur afin que nous soupions ensemble lors de ce Noël 2020 !

Laurent GUILLET

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