L’homme que Dieu recherche

L’homme que Dieu recherche

« Ainsi parle l’Éternel : Le ciel est mon trône, et la terre mon marchepied. Quelle maison pourriez-vous me bâtir, et quel lieu serait celui de mon repos ? Toutes ces choses, ma main les a faites, et elles sont toutes venues alors à l’existence, parole de l’Éternel. Voici sur qui je porterai mes regards : sur le malheureux qui a l’esprit abattu, qui tremble à ma parole. » Ésaïe 66/1-2

Nous apprenons une chose vraiment intéressante ici, celui sur qui Dieu porte ses regards — donc l’homme que Dieu cherche — c’est :

« le malheureux qui a l’esprit abattu, qui tremble à sa Parole. »

Ici, le prophète nous parle de Dieu comme de celui qui dépasse toutes choses. Il utilise des termes qui cherchent à démontrer sa puissance, sa grandeur. Il nous dit qu’Il est à l’origine de toutes choses. Il est aussi question de sa parole que nous trouvons dans la Bible est la révélation de Dieu, c’est-à-dire que Dieu s’y fait connaître. Il s’y révèle, s’y découvre, se donne à connaître.

Ce texte d’Ésaïe nous parle de la grandeur de Dieu et de la faiblesse de l’homme.

Une question est posée concernant la maison de Dieu, c’est-à-dire le temple où l’on rend un culte à Dieu. Le lieu où les hommes religieux se réunissent pour exercer leur religion. Le temple formalise en quelque sorte cette relation entre les hommes et Dieu. Religion vient de « religare », qui signifie relier.
Dans le contexte bien sûr, le prophète Ésaïe dénonce le culte en apparence, le culte formel de ceux qui venaient dans un temple bâti par la main de l’homme en prétendant servir Dieu. Ceux qui s’approchent de Dieu au travers de leur religion, de leur religiosité, de leurs bonnes œuvres, qui ont la conscience tranquille parce qu’ils ont fait quelque chose pour ou au nom de Dieu… Ce que Dieu recherche (homme ou femme), c’est le malheureux qui a l’esprit abattu, qui tremble à la Parole de Dieu.

Laissez-moi vous conter cette histoire tirée des Évangiles. Jésus nous donne une parabole qui met en scène deux personnages de son temps. Il nous dit qu’il y avait un jour un pharisien, homme religieux, considéré, et un péager. À l’époque, le péager était détesté. Pauvre péager ! En effet, il exerçait une profession vraiment misérable aux yeux des pharisiens : Il acceptait d’encaisser un impôt pour l’occupant romain.
Jésus nous présente ces deux hommes : un pharisien et un péager qui arrivent vers Dieu. Le pharisien met en avant toute sa religiosité, sa pratique, et il va même jusqu’à dire dans sa prière intérieure qu’il bénit Dieu de ne pas être comme ce péager misérable. Le péager, lui, se tient en retrait. Il se frappe la poitrine, baisse le regard et dit à Dieu dans sa prière : « Pardonne-moi ô, Dieu, je ne suis pas digne ! » Il se voit dans sa faiblesse comme un malheureux. Sachez-le, ce qui importe devant Dieu c’est l’attitude du cœur.

La Bible nous enseigne que notre cœur naturel est pécheur, hautain, orgueilleux, rebelle. Ce cœur-là peut même être habillé des plus beaux habits de la religion… Notre vrai besoin, c’est un cœur nouveau. La Bible en fait la promesse et Dieu nous dit que nous pouvons recevoir un cœur renouvelé. Jésus, qui est notre modèle, avait des dispositions de cœur tout à fait étonnantes. Il dira, parlant de Lui-même, qu’il est

« doux et humble de cœur. »

Il met en avant la douceur et l’humilité, les qualités indispensables à ce sauveur, Lui le Christ, le Sauveur du monde.
Jésus, c’est celui qui possédant tout a accepté de perdre tout pour un temps afin de manifester l’amour incommensurable de Dieu à notre égard :

« Lui qui était riche, pour nous il s’est fait pauvre afin que nous soyons enrichis »

Alors que nous sommes dans la plus grande des misères. Notre salut peut se résumer en cette formule : nous sommes délivrés de nos péchés et nous recevons le pardon. Ésaïe 53 nous dit que le prix a été payé par Dieu, en la personne de Jésus le Christ, un prix fort. Le comportement de Jésus est exemplaire face à la mort, face à la croix. Dieu nous a tant aimés en Jésus-Christ qu’Il a donné ce qu’il avait de plus cher, de plus précieux : son Fils bien-aimé. Cet amour n’est pas réservé simplement à l’époque du Christ, c’est un amour actuel pour nous aujourd’hui.
Nous, qui ressentons notre pauvreté devant Dieu, nous pouvons être riches en Jésus-Christ. Sa pauvreté, c’est à dire son abaissement en prenant une nature humaine, nous permet de devenir riches selon Dieu.
Voici quelques réflexions sur notre propre comportement devant Dieu.
Si nous venons avec arrogance, en exigeant de Dieu, en tapant du poing sur la table, en disant :

« Dieu me doit, Dieu doit faire »

Alors, nous allons être très déçus.
Nous devons venir au contraire en reconnaissant notre misère. Le texte dit :

« Voici sur qui je porterai mes regards : Sur le malheureux qui a l’esprit abattu, qui tremble à ma parole. »

Nous devons venir dans un tel état d’esprit, avec un cœur brisé, reconnaissant que nous sommes pêcheurs, repentants même, même si ce mot n’est plus tellement à la mode. Nous devons nous en remettre à Dieu, à sa grâce ineffable, à son amour pour nous qui dépasse tout entendement.
Se présenter devant Dieu en se drapant dans notre religion ne sera pas plus la bonne manière de faire. Nous devons laisser de côté la vanité, le bien des pratiques religieuses, des œuvres humaines. Nous devons simplement venir à Lui avec simplicité de cœur et humilité et reconnaître notre besoin du Seigneur. Sans Lui, nous sommes perdus. Avec Lui, nous sommes sauvés.

Alors que nous sommes chrétiens, nous pouvons toujours nous égarer nous-mêmes en retombant dans les pièges de notre nature humaine. Aller à l’église comme les religieux allaient  au temple du temps d’Ésaïe. Mettre l’accent sur le « paraître » plus que sur l’ » être ». Nous devons veiller sur nos pas afin de demeurer sur le bon chemin.

« Je suis le chemin, la vérité et la vie, nul ne vient au Père que par moi ». Jean 14/6

Le chrétien n’a qu’un seul modèle : Jésus. Son exemple demeure la mesure de notre engagement à le suivre par la foi. Ne nous laissons pas séduire par les prédications de notre temps qui nous poussent à nous réaliser nous-mêmes, à faire confiance aux techniques de développement personnel plus qu’à l’action de l’Esprit de Dieu dans nos vies.
Avoir l’esprit abattu signifie ne plus placer dans notre nature humaine 1 % de possibilité que nous soyons quelque chose devant Dieu. Trembler à sa parole signifie que nous sommes respectueux de ce que Dieu nous dit et nous enseigne. C’est avoir la crainte de Dieu et manifester le respect qui lui est dû.
Lorsque nous prenons réellement la mesure de l’homme face à Dieu, c’est naturellement que nous avons l’esprit abattu et que nous tremblons à sa parole.

La bonne nouvelle est que Dieu ne nous laisse pas ainsi !

Il est celui nous nous relève, celui qui nous élève. En cela, nous suivons l’exemple de Jésus : abaissé puis élevé. Notre position spirituelle est « en Christ » assis avec lui dans les lieux célestes. Notre position ici-bas est d’être toujours humbles devant Dieu car nous n’oublions pas où il est venu nous chercher.

Laurent GUILLET

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