Le stress partie 2

Le stress partie 2

Nous abordons le sujet du stress avec quatre partages du Dr Jean-Luc Bertrand. Chaque partie est assez longue et très riche quant à son contenu. Vous pouvez fractionner votre lecture pour lire le texte en plusieurs fois.


Nous allons aborder une autre partie du stress. Toutefois, j’aimerais rappeler la définition du stress : c’est une agression de l’organisme dans sa totalité. Ce qui est important, c’est la réponse à ces agressions et le but de ces séries est de nous permettre de vivre les pressions de la vie sans tensions excessives parce qu’on ne peut pas échapper aux pressions de la vie. Il y a des gens qui fuient les tensions de la ville, en allant, par exemple, garder des chèvres dans le Larzac. Au bout de quelques mois, ils vous disent que là aussi ils ont des pressions. Le quotidien fait qu’on a tous notre lot de tensions, de pressions, et l’important c’est de vivre ces pressions sans tensions excessives parce que le stress est quelque chose d’anormal, c’est un signal d’alarme qui nous montre que quelque chose ne va pas intérieurement dans notre cœur et qu’il y a là un manque de force psychologique et spirituelle.

Lorsqu’on est stressé, il y a des choses que l’on peut faire pour se décharger de son stress, par exemple, faire du sport. Il y a des sports plus ou moins efficaces contre le stress. Évidemment les sports comme : la marche, le jogging (la course à pied), le ski de fond, le vélo et la natation sont des sports très efficaces parce qu’ils ne demandent pas beaucoup de concentration. Il y a des sports comme : l’escalade, le ping-pong et le ski de piste qui demandent plus de concentration, plus de tension nerveuse et qui, en général, ont moins d’efficacité pour se décharger du stress. Ce qui compte, ce n’est pas d’être dogmatique sur ce thème-là, en général on fait le sport que l’on aime et c’est quand on prend du plaisir à faire quelque chose que nos tensions arrivent à se dissiper.

Il y a aussi une hygiène de vie à avoir, au niveau de la nourriture, par exemple. Si vous avez une tendance au stress, je vous conseille d’éviter les aliments qui sont excitants comme : les tabacs, les alcools, les boissons à base de cola, le thé, le café et aussi les condiments.
Il y a une hygiène de vie aussi au niveau de la détente : on s’aperçoit que les plus grands patrons français : ceux qui ont le plus de responsabilités, beaucoup d’entre eux passent leurs week-ends à la campagne, pourquoi ? Parce que cela leur permet de faire une coupure par rapport à leur mode de vie habituel. Par exemple, vous savez très bien que vous vous reposez plus et beaucoup mieux quand vous passez votre week-end de repos hors de chez vous plutôt que chez vous. Donc, si vous avez la possibilité, quand vous êtes stressé, de pouvoir vous éloigner de chez vous et de passer un week-end chez des amis ou à la campagne, cela vous aidera.

Ce qui est remarquable, c’est qu’il semblerait que l’organisme soit bâti sur un rythme de six jours, plus un jour de repos : un jour de coupure régulier dans la semaine. D’ailleurs, dans la Bible, il y a un conseil d’hygiène et religieux qui dit que notre travail doit être fait en six jours et que le septième jour doit être fait pour se reposer et pour aussi avoir des activités spirituelles, des activités de communion avec les gens qui nous entourent. Lors de la Conquête de l’Ouest américain, la plupart des colons sont partis des côtes est (du côté de l’Europe).

Parmi eux, il y avait des gens qui connaissaient et vivaient les valeurs de la Bible et qui, dès le début, ont dit :

« On va voyager six jours et le septième jour, le dimanche, on se reposera ainsi que nos troupeaux, nos chevaux et on observera nos cultes religieux. »

D’autres personnes qui n’avaient pas cette dimension de foi ont commencé par voyager sept jours sur sept. Ceux qui ont voyagé sept jours ont bien sûr pris beaucoup d’avance sur les autres, cependant, au bout de quelque temps, beaucoup de chevaux et de personnes sont tombés malades dans le convoi qui avait pris des jours d’avance. Paradoxalement, ceux qui sont arrivés les premiers dans l’ouest (dans la Californie) ce sont les chrétiens qui respectaient ce jour de repos et qui le consacraient à des activités religieuses.

Je dirai que ce qui est le « must » pour la récupération du stress c’est la thalassothérapie, mais c’est assez cher et donc pas accessible à tout le monde. Un des facteurs importants que l’on remarque en psychologie, quand on examine l’origine fondamentale, la racine du stress : c’est la peur d’être humilié, la peur de donner une mauvaise image de soi-même. Vous savez que dans notre monde moderne et en psychologie on parle beaucoup de l’image de soi. On remarque que les gens qui ont une mauvaise image d’eux-mêmes ce sont des gens qui pensent qu’ils ne sont pas très bien. Ils ne vont pas le dire aux gens autour d’eux, mais quand ils sont seuls c’est ce qu’ils ressentent : ils vivent mal avec leurs points faibles. Ces gens sont plus stressés, plus tendus. Ils ont une attitude plus négative par rapport à la vie que les gens qui ont une bonne image d’eux-mêmes.

On pourrait dire que ceux qui ont une mauvaise image d’eux-mêmes ont aussi des complexes d’infériorité. En fait, tout le monde a des complexes d’infériorité. Cela provient de différentes origines : le plus souvent cela vient de l’éducation, des relations avec les parents, les instituteurs, les professeurs. Dans notre enfance des personnes nous ont peut-être fait sentir ou nous avons cru percevoir quelquefois, en nous trompant d’ailleurs, dans les gestes, dans les mimiques de certaines personnes que nous n’étions pas assez gentils, pas assez beaux, pas assez adroits, pas assez efficaces, qu’on ne pouvait pas compter sur nous, que nous étions étourdis, que nous étions désagréables.

On pourrait mettre tous les qualificatifs, et vous pourriez utiliser ceux qui pour vous jouaient dans le fait que vous avez des complexes d’infériorité. On constate que ce sont en fait les personnes les plus orgueilleuses qui ont le plus de complexes d’infériorité ! Celles qui font l’objet, en général, du sarcasme de leurs amis qui disent : « Oh, celui-là ou celle-là qu’est-ce qu’il(elle) est orgueilleux (se) qu’il(elle) est fier (re) ! C’est incroyable, mais c’est ainsi, car c’est un réflexe pour masquer une crainte intérieure.

Face à ces complexes d’infériorité, il y a une parole de l’Évangile qui est assez intéressante. Il est dit :

“Pères, n’irritez pas vos enfants, de peur qu’ils ne se découragent.”

Cela s’adresse aux parents, aux pères et ce terme est fort : “Ne jamais irriter ses enfants”, pourquoi ? De peur qu’ils ne se découragent. Cela pourrait aussi être traduit, si vous voulez, en français courant si on peut l’adapter à ce thème : “De peur qu’ils ne développent des complexes d’infériorité.” Lorsqu’un enfant voit un de ses parents s’irriter contre lui, sa réaction c’est de dire : “Je n’arrive pas à répondre aux attentes de mes parents, donc je ne leur fais pas plaisir. Je ne suis pas à la hauteur, je ne suis pas capable.” Il crée ainsi des complexes d’infériorité et c’est pourquoi cette parole de la Bible est vibrante de modernité quand on connaît la psychologie de l’éducation “Pères, n’irritez pas vos enfants !” Personnellement, j’ai trois enfants et c’est quelque chose que je dois essayer de vivre au quotidien avec les miens, en famille et avec mon épouse.

Ceci demande beaucoup de douceur parce que cela veut dire que chaque fois que l’on s’adresse à ses enfants, il ne faut pas se mettre en colère, il ne faut pas leur montrer des traces d’irritation, que ce soit verbal ou non verbale, il ne faut pas les réprimander. On peut les reprendre, mais sans élever la voix parce qu’on s’aperçoit qu’une parole dure peut faire beaucoup de dégâts dans leur cœur, les blesser pendant très longtemps et laisser des traces dans leur vie entière. D’où l’importance d’être maître de soi-même, d’être libéré intérieurement pour avoir une bonne éducation. C’est plus facile à dire qu’à faire ! On a besoin d’être libéré de cela et ce n’est pas toujours facile, mais c’est possible dans la foi. Personnellement, je crois que la Bible donne beaucoup de pistes à ce propos et quelqu’un qui vit une vraie relation avec le Christ peut être libéré de ceci.

Alors, pourquoi développe-t-on des complexes d’infériorité ?

Par exemple, quand on reçoit une parole dure qui nous démolit, qui nous fait descendre de notre piédestal, ce n’est pas cette parole qui nous fait mal, mais c’est notre réaction face à cette parole. Notre réaction qui se centre sur nous-mêmes et on s’apitoie sur soi. Quelqu’un qui n’a pas cet apitoiement sur lui-même quand il reçoit une parole dure ne développe pas autant de complexes d’infériorité. Ce n’est pas de l’utopie : on voit des gens qui vivent très bien cela. Sur le plan religieux, l’apitoiement sur soi-même est un péché. On se décourage et suite à des critiques, à des attitudes, on perd confiance et finalement cela nous détruit.

On voit combien il est important de bien réagir face aux parents, face aux professeurs, face aux tuteurs, face aux personnes qui quelquefois nous blessent parce que si on réagit par de l’apitoiement sur soi-même, par de la colère, par de la rébellion, par de la désobéissance, que se passera t-il ? Tous ces réflexes négatifs quand on se rebelle par rapport à l’autorité vis-à-vis de nous, ne serait-ce qu’intérieurement comme la colère, cela contribue à diminuer l’image de nous-mêmes.

C’est un piège terrible et la Bible apporte une réponse en disant que quand on vit une telle situation, quand de telles situations se renouvellent, quand on a mal réagi face à des paroles dures ; plutôt que d’en vouloir à la personne qui nous a fait du mal, il s’agit d’avoir une attitude de pardon, de se repentir de la colère que l’on a eue, de l’amertume vis-à-vis de la personne parce que ce n’était pas une bonne attitude. Sinon, notre mauvaise attitude appauvrit l’image que nous avons de nous-mêmes et nous nous faisons du mal. Si ce chemin peut paraître un peu étonnant, toutefois on voit que c’est le seul qui marche en psychologie et en spiritualité.

La personne qui veut être libérée d’une mauvaise image d’elle même a besoin de faire ce pas :

de se repentir, d’avoir du remords par rapport à ses mauvaises réactions quand on lui a fait du mal.

A ce moment-là, on voit un changement, car une personne qui a du remords, qui se place devant Dieu et qui demande le pardon de Dieu pour ses mauvaises attitudes, si elle le fait de tout son cœur et avec un cœur repentant, avec un cœur rempli de remords, elle recevra le pardon de Dieu et ce pardon est extrêmement libérateur !

On voit que les personnes qui ont fait cette démarche retrouvent une bonne image d’elles-mêmes sans passer par des méthodes qui ne marchent pas où l’on vous dit : Regarde ce qu’il y a de positif dans ta vie et fais une liste de ces choses au sujet de ce que tu es, essayes de t’en rappeler, ou bien la réponse chrétienne à cela pourrait être : apprends les versets dans la Bible qui te valorisent. Tout ceci est vrai, mais on constate au quotidien, en psychologie, que cela ne marche pas. Ce qui marche, quand on veut restituer une bonne image de soi-même, c’est de demander le pardon de Dieu pour nos mauvaises attitudes et de recevoir ce pardon.

Dr Jean-Luc Bertrand

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