Le rapport entre la foi et les œuvres -1

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Le rapport entre la foi et les œuvres est un sujet important dans la théologie protestante, car il a été au cœur de la Réforme du XVIe siècle, notamment dans les débats entre Martin Luther et les catholiques romains.
Les théologiens protestants et évangéliques considèrent que la foi est essentielle pour être sauvé et que les œuvres sont un fruit de cette foi.

En d’autres termes, la foi est ce qui nous sauve, mais elle devrait produire des œuvres.

Pour les protestants, la foi est centrale dans le salut, c’est-à-dire que c’est par la foi seule en Jésus-Christ que l’on est sauvé.

I. La Bible elle-même aborde ce sujet de plusieurs manières.

Par exemple, dans l’épître de Jacques, nous lisons : « Ainsi donc, la foi, si elle n’a pas les œuvres, est morte en elle-même » (Jacques 2:17).

Dans l’évangile de Matthieu, Jésus dit :

« C’est à leurs fruits que vous les reconnaîtrez ». « Gardez-vous des faux prophètes. Ils viennent à vous en vêtements de brebis, mais au-dedans ce sont des loups ravisseurs. 16 Vous les reconnaîtrez à leurs fruits. Cueille-t-on des raisins sur des épines, ou des figues sur des chardons ? 17 Tout bon arbre porte de bons fruits, mais le mauvais arbre porte de mauvais fruits. 18 Un bon arbre ne peut porter de mauvais fruits, ou un mauvais arbre porter de bons fruits. 19 Tout arbre qui ne porte pas de bons fruits est coupé et jeté au feu. 20 C’est donc à leurs fruits que vous les reconnaîtrez. » (Matthieu 7:15-20)

Ces versets soulignent tous deux l’importance de l’association entre la foi et les œuvres.
Cependant, il est important de noter que les œuvres ne sont pas la base de notre salut.
Cela signifie que nous ne pouvons pas gagner notre salut par nos actions.
Cette conviction est basée sur des passages bibliques tels que dans l’épître aux Éphésiens, il est clairement énoncé que nous sommes sauvés par la grâce par la foi, et non par les œuvres.

Éphésiens 2:8-9, qui dit : « Car c’est par la grâce que vous êtes sauvés, par le moyen de la foi. Et cela ne vient pas de vous, c’est le don de Dieu ; ce n’est point par les œuvres, afin que personne ne se glorifie. »

II. Les œuvres sont un produit de notre foi.

Quand nous croyons en Jésus-Christ et acceptons son sacrifice pour nos péchés, nous sommes transformés intérieurement.
La foi sans les œuvres est morte et stérile, tandis que les œuvres sans la foi sont vides de sens et ne peuvent pas sauver.
Les œuvres ne sont pas une condition pour le salut, mais elles sont une conséquence naturelle de la foi véritable.

III. La foi sans les oeuvres est morte. 

Le texte biblique essentiel pour comprendre le lien étroit entre foi et oeuvres est Jacques 2:17 – 26 :

« 17 Il en est ainsi de la foi : si elle reste seule, sans se traduire en actes, elle est morte.
18 Mais quelqu’un dira : – L’un a la foi, l’autre les actes. – Eh bien ! Montre-moi ta foi sans les actes, et je te montrerai ma foi par mes actes.
19 Tu crois qu’il y a un seul Dieu ? C’est bien. Mais les démons aussi le croient, et ils tremblent.
20 Tu ne réfléchis donc pas ! Veux-tu avoir la preuve que la foi sans les actes ne sert à rien ?
21 Abraham, notre ancêtre, n’a-t-il pas été déclaré juste à cause de ses actes, lorsqu’il a offert son fils Isaac sur l’autel ?
22 Tu le vois, sa foi et ses actes agissaient ensemble et, grâce à ses actes, sa foi a atteint son plein épanouissement.
23 Ainsi s’accomplit ce que l’Écriture déclare à son sujet : Abraham a eu confiance en Dieu, et Dieu, en portant sa foi à son crédit, l’a déclaré juste, et il l’a appelé son ami.
24 Vous le voyez donc : on est déclaré juste devant Dieu à cause de ses actes, et pas uniquement à cause de sa foi.
25 Rahab, la prostituée, n’a-t-elle pas aussi été déclarée juste par Dieu à cause de ses actes, lorsqu’elle a donné asile aux envoyés israélites et les a aidés à s’échapper par un autre chemin ?
26 Car comme le corps sans l’esprit est mort, la foi sans les actes est morte. »

Il est donc crucial d’ajouter à notre foi en Dieu des actions concrètes ! C’est ce que nous verrons dans la deuxième partie.

Laurent GUILLET

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