La crise sanitaire révèle les inégalités

La crise sanitaire révèle les inégalités

« Que chacun de vous, au lieu de considérer ses propres intérêts, considère aussi ceux des autres. » Philippiens 2/4.

Nous vivons confinés depuis quatre semaines et nous avons appris hier qu’il faudrait le rester encore quatre semaines. C’est du jamais vu dans l’histoire moderne de notre pays !

Cette crise est mondiale, elle touche tous les pays et tous les hommes sans distinction.

Beaucoup ont insisté sur cet aspect que nous étions tous de potentielles victimes du virus. Toutefois, il est faux d’affirmer que nous sommes tous égaux face à cette crise sanitaire inédite.

En quatre points clés, je vous propose une réflexion sur ce thème « La crise sanitaire révèle les inégalités ».

I. Inégalités liées à ce que nous sommes :

Ouvrons les yeux et regardons autour de nous…

  • Selon notre âge :

Les plus de 60 ans sont plus vulnérables, c’est ce que nous disent les experts médicaux. L’âge nous rend plus sensibles et fragiles.
Ce qui arrive dans les ehpad nous le montre, hélas chaque jour. Les aînés à la santé fragile ne résistent pas au virus.

  • Selon notre état de santé :

Les maladies ou pathologies que nous pourrions avoir favorisent une moindre résistance face au virulent virus.

  • Selon notre classe sociale :

Être confiné à 4 ou 5 personnes dans un 45 m2 en haut d’une tour HLM d’un quartier sensible, ce n’est pas la même expérience de vie que d’être confiné dans un grand appartement d’un beau quartier huppé. Et ceux qui ont un jardin ont un avantage évident.
Pensons aussi aux migrants, aux prisonniers, aux SDF…

II. Inégalités dans l’Église :

Voilà un sujet difficile à aborder et pourtant… comme dans la société, les inégalités se retrouvent dans l’Église.

  • Selon que l’église est :

Équipée pour le numérique, elle a un avantage considérable en ces temps où les bâtiments cultuels sont fermés.
Elles ont développé des services « en ligne » en proposant des réunions et autres rendez-vous adaptés aux classes d’âges.

  • Selon les classes sociales qui la composent :

La dimension sociale est très importante pour affronter la crise. Il est évident que ceux qui ont de bons revenus et des moyens de communications numériques (Internet haut débit, ordinateurs, tablettes) seront plus à même de suivre leur église sur Internet et de participer au soutien de celle-ci.
Comme pour le reste de la société, une église située dans une zone sensible avec des membres issues de milieux sociaux défavorisés sera plus en difficulté.

III. La croissance des uns, la décroissance des autres : 

Le constat est sans équivoque. Après quatre semaines de confinement, certaines églises ou organisations chrétiennes ont acquis une audience et une croissance manifeste.

  • Selon que l’on a les moyens :
    • Moyens financiers pour investir dans du matériel audio visuel très performant permettant de réaliser des plateaux télévisuels dignes d’une grande chaîne.
    • Moyens humains en termes de compétences et de personnes qualifiées pour produire des émissions et autres « shows » vidéo.
    • Moyens techniques pour l’audio, la lumière, la captation d’images, la réalisation, le montage, la diffusion sur les plateformes de vidéos en ligne.
  • Selon que l’on a les réseaux :
    • Les réseaux sociaux premièrement qui permettent de toucher une communauté très large.
    • Les réseaux d’églises partenaires qui s’enrichissent mutuellement.
  • Selon que l’on met en place des stratégies :
    • De communication pour faire connaître ses programmes.
    • De conquêtes pour attirer les chrétiens en recherche sur le Web.
    • Pour obtenir du soutien financier en déployant des services permettant les dons en ligne.

Tout cela participe à un résultat : ceux qui mettent en œuvre ce « triptyque » moyens, réseaux, stratégies connaissent une croissance incontestable. Il suffit de s’intéresser aux statistiques des plateformes vidéo pour le constater quand ce n’est pas « claironné » aux quatre coins du Web !

A contrario, l’église dépourvue de tout ce que nous avons énuméré ci-dessus, non préparée (et comment le pourrait-elle ?) voit ses membres aller ailleurs sur ces nouvelles églises numériques.

Des pasteurs assistants à ce phénomène, faisant du mieux possible pour suivre leurs « brebis » avec des moyens plus conventionnels, tel le téléphone, expriment leurs désarrois. Ils connaissent une forme de « décroissance » alors que d’autres connaissent une croissance indiscutable.

IV. La solidarité :

Notre société met en évidence les actions de solidarités, soulignant au passage comment tel restaurateur après avoir travaillé des heures en cuisines porte des dizaines de repas aux soignants d’un hôpital. Nous trouvons cela remarquable.

Et l’Église ?

La loi du « chacun pour soi » serait-elle la norme ? Je cherche les actions solidaires…

Et si au lieu d’accentuer la « fracture » numérique entre les églises, cette crise était l’occasion de vivre une vraie solidarité ?
Et si au lieu d’étaler les inégalités criantes, les uns se mettaient au service des autres ?

  • Les églises qui ont tous les moyens audio visuels proposeraient à celles qui n’ont rien de les aider.
  • Partager des savoir-faire, des savoirs techniques, des outils utiles sans arrière-pensées.
  • Que ceux qui ont beaucoup partagent avec ceux qui ont peu.

Conclusion :

La crise sanitaire que nous vivons est révélatrice.
Elle met en lumière les cœurs et les intentions.
Elle participe à révéler ce que nous sommes intrinsèquement. Ce pour quoi nous vivons réellement, les valeurs et les vertus qui sont en nous.
Elle expose cette nature humaine qui est appelée à sans cesse se réformer pour se conformer à l’esprit du Christ, lui qui avait tout a renoncé à ce tout pour partager notre condition humaine, il s’est abaissé pour nous sauver et nous faire partager sa gloire.

« Que chacun de vous, au lieu de considérer ses propres intérêts, considère aussi ceux des autres.
Ayez en vous les sentiments qui étaient en Jésus-Christ, lequel, existant en forme de Dieu, n’a point regardé comme une proie à arracher d’être égal avec Dieu, mais s’est dépouillé lui-même, en prenant une forme de serviteur, en devenant semblable aux hommes ; et ayant paru comme un simple homme, il s’est humilié lui-même, se rendant obéissant jusqu’à la mort, même jusqu’à la mort de la croix.
C’est pourquoi aussi Dieu l’a souverainement élevé, et lui a donné le nom qui est au-dessus de tout nom, afin qu’au nom de Jésus tout genou fléchisse dans les cieux, sur la terre et sous la terre, et que toute langue confesse que Jésus-Christ est Seigneur, à la gloire de Dieu le Père. » Philippiens 2/4 à 11.

Laurent GUILLET

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