Lecture : Actes 3/14

N’est-ce pas avec hardiesse que Pierre, face à ses interlocuteurs juifs, déclare :

« Vous avez renié le Saint et le Juste » ?

Ne sommes-nous pas alors, en réaction à cette parole, tentés de dire : « Eh bien Pierre, quel toupet, tu n’as pas fait mieux, toi, en trahissant ton Maître après son arrestation ! » ?

Qui ne se souvient du triple reniement de l’apôtre ? Alors d’où lui viennent cette assurance et cette autorité lors du discours qu’il prononce en Actes 3/12-26 ? A-t-il fait taire sa conscience ? Est-ce un irresponsable ? Est-il un homme sans scrupules pour mettre en oubli si aisément son reniement passé ? Non, rien de cela ! Entre son reniement et son discours en Actes 3, bien des choses se sont passées. Jésus est tout d’abord crucifié, puis, le troisième jour, il ressuscite, ensuite il passe quarante jours avec ses disciples, et enfin le jour de la fête de la Pentecôte, l’Esprit Saint est répandu sur eux.

Autant d’événements glorieux qui restaurent la foi et la fidélité de Pierre. Mais le moment le plus déterminant pour sa guérison intérieure fut celui où Jésus le rencontra personnellement pour lui assurer son amour et son pardon (Jean 21/15-17). Le Seigneur, dans son immense grâce et sa miséricorde, venait de réhabiliter son disciple par ces paroles pleines de confiance et d’espérance :

« Pais mes brebis ».

Quel baume dans le cœur de Pierre ! Le voici pardonné. Est-ce alors pour lui le temps de gémir en portant un poids insupportable de culpabilité ? Non, son péché pardonné par l’œuvre de la croix et son âme vivifiée par la venue de l’Esprit Saint à la Pentecôte lui ont donné suffisamment de hardiesse pour dire :

« Vous avez renié le Saint et le Juste ».

Chers lecteurs, tout comme cet apôtre, ne laissons pas la culpabilité nous ronger à cause de péchés passés, pour autant que ceux-ci aient été confessés et délaissés. Réfugions-nous dans la grâce de Dieu. Notre avocat est fidèle.

Daniel BODOLEC