Un père rempli de compassion

Lecture : Luc 15/11 à 24

Il n’y avait que son père pour reconnaître dans ce misérable pèlerin, amaigri et couvert de haillons, son propre fils enfin de retour à la maison ! Il le reconnut de loin. L’amour voit tellement loin. Sans doute ce père était-il tôt le matin et tard le soir sur le pas de sa porte, guettant et scrutant l’horizon. Il espérait depuis longtemps vivre cet instant.

Ce jour-là, quelle immense joie, quel grand bonheur : Le fils, se jetant dans les bras de son père, n’a même pas le temps de terminer sa prière de repentance (pourtant répétée tout au long du chemin) que déjà les ordres fusent de la part du maître de maison pour commander la fête en l’honneur du prodigue.

Cette parabole a été le thème de maintes prédications qui ont amené au salut tant de pécheurs repentants. J’ai lu un jour qu’un blessé mourant sur un champ de bataille a été sauvé in extremis parce qu’un chrétien lui avait fait la lecture de cette page de l’Évangile. L’accent fut mis sur la faute commise par le fils en quittant la maison paternelle ; puis, le croyant insista sur tous les malheurs qui lui arrivèrent suite à cette erreur originelle (ses amis qui le quittent, sa fortune dilapidée, la famine, son travail dégradant, etc.). Le chrétien de continuer en ces termes : « Il ne faut pas seulement penser à la souffrance de ce garçon, mais aussi à celle du père ! »

Il arrive si souvent que des enfants en mal d’indépendance disent à leurs parents : « Je m’en vais, je quitte la maison, je prends un appartement en ville… ». Mettons-nous à la place des parents, et comprenons leur souffrance. Dieu est ainsi !

J’aime ce Dieu-là, qui n’est pas froid, distant, indifférent, mais qui a un cœur aimant, un cœur qui ressemble à celui de ce père de la parabole, un Dieu qui a des entrailles de miséricorde.

Un Dieu qui nous laisse assez libres pour ne pas avoir tout programmé d’avance, qui nous laisse libres de vivre sans lui, mais tout aussi libres de revenir à lui. Il attend le retour de ses enfants. Il vous attend aujourd’hui !

Moïse LORMIER

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