Lecture : Exode 30/22 à 33

L’huile d’onction devait être préparée en quantité importante et cela montre qu’il y a ce qu’il faut pour que notre onction soit abondante.

Sa composition devait respecter des proportions bien définies : l’onction ne rend pas déséquilibré mais au contraire elle contribue à l’équilibre et à l’harmonie. Elle comportait de l’huile produite en écrasant des olives. Cela fait penser aux souffrances de Jésus dans le jardin de Getshémané, nom qui signifie « pressoir à huile ». Nous aussi, nous sommes écrasés par le poids du péché et des souffrances qui nous environnent, par le fardeau de l’Eglise. Il y avait aussi de la myrrhe qui coule des blessures d’un arbre. Il faut du temps pour la recueillir ; il faut aussi passer du temps avec Dieu pour obtenir l’onction.

Il y avait également du cinnamome, un bois parfumé dont l’écorce fournit une huile essentielle par distillation. Cette huile était de couleur or, ce qui rappelle que l’onction vient de Dieu et est inimitable. Entrait également dans la composition, un roseau aromatique importé d’Arabie et poussant dans les marais, ce qui parle d’humanité et notamment celle de Jésus qui, comme ce roseau, fut brisée de douleur pour que nous puissions obtenir cette onction.

Le dernier composant de cette huile était la casse, un bois aromatique poussant entre 2 400 et 2 800 mètres d’altitude, ce qui rappelle que l’onction vient d’En haut. Puissiez-vous donc apprécier à sa juste valeur et désirer ardemment une onction abondante, ce qui est indispensable pour mener à bien toute activité au sein de l’Eglise : école du dimanche, prédication, chant, musique, etc.

Bernard KOWALCZYK