Lecture : Esaïe 66/1

Qui, une nuit d’été, n’a pas été saisi d’admiration en regardant le ciel ? Qui, quelle que soit sa foi en Dieu ou son athéisme, n’a ressenti sa petitesse, en face de tout cet infini, en face de tant de beauté simple, paisible et lointaine en même temps, Non, nul n’est indifférent à un tel spectacle. La Bible en parle à de multiples occasions.
Dans le chapitre 66 du prophète Esaïe, regardons :

« Ainsi parle l’Eternel, le ciel est mon trône, et la terre mon marchepied. Quelle maison pouvez-vous me bâtir et quel lieu serait celui de mon repos ? Toutes ces choses, ma main les a faites et elles sont toutes venues à l’existence ».

Ce ciel si grand, si profond que fouillent les télescopes géants et percent les sondes spatiales, ce ciel est le trône de Dieu. Il y a là certainement, une figure poétique, mais elle nous montre que si grand, si vaste, si beau que soit le ciel, Dieu est plus grand encore.

Un trône vide, un temple vide ne sont que le reflet du passé et de la gloire de celui qui y a demeuré ! Il ne reste que des vestiges. La race humaine sans Dieu, sans créateur, est vide, et quoique pleine de vie, elle est entre les mains de la mort. Un cœur sans Dieu est un temple vide de son occupant légitime, simple témoin d’une gloire qui a été, mais qui n’est plus. Mais si le trône retrouve son Seigneur et le temple de notre cœur son Dieu, toutes choses redeviennent nouvelles… les marchands du temple, usurpateurs minables s’en vont, laissant la place, toute la place à celui pour qui le trône avait été construit, Jésus de Nazareth.

Jean COMTESSE †