En ce week-end de Pâques 2019, j’aimerais partager avec vous une histoire vraie qui s’est passée dans le camp de concentration d’Auschwitz.

Quelqu’un a commis un acte interdit dans le camp… On a réuni tous les prisonniers et, comme cela se faisait à cette époque, c’était le règne de l’arbitraire, on a donc désigné un homme pour qu’il soit mis à mort, car il fallait qu’il y ait un coupable pour un acte commis et jugé inacceptable par les autorités nazies du camp.

Cet homme du camp, désigné au hasard, était polonais et père de huit enfants. La décision est tombée, c’est lui qui a été désigné pour mourir et on lui a fait faire quelques pas en avant. Au moment où on allait l’emporter pour être exécuté, un autre homme s’est jeté en avant et a dit : « Je veux bien prendre sa place ! »
L’histoire nous raconte que cet homme était un prêtre catholique polonais, qui s’est ainsi sacrifié pour sauver, peut-être pour un temps, malheureusement, ce père de famille.

Lorsque nous entendons cela, lorsque nous évoquons cela, comment ne pas être touchés dans nos cœurs ! Au milieu de tant de lâcheté, de bassesse, de cruauté qu’étaient ces camps de la mort, le camp d’Auschwitz en particulier, quel sacrifice, quel remarquable dévouement !

Cependant, le titre de ce message ne fait pas référence seulement à cette histoire vraie… Le plus grand sacrifice nous parle de ce que Dieu a fait pour nous. Dans la lettre de Paul aux Romains, nous lisons, au chapitre 5 et aux versets 6-7 :

« Car, lorsque nous étions encore sans force, Christ, au temps marqué, est mort pour des impies. À peine mourrait-on pour un juste. »

Quelqu’un aurait peut-être le courage de mourir pour un homme qui est bon,

« Mais Dieu prouve son amour envers nous, en ce que, lorsque nous étions encore des pécheurs, Christ est mort pour nous. »

Ce texte nous parle d’un sacrifice immensément plus précieux, plus grand encore que celui de ce prêtre. Mourir pour un homme de bien c’est possible, mais mourir pour des pécheurs, ça c’est plus difficile…

« Jésus, le Fils de Dieu est mort pour nous »,

c’est ce que nous déclare Paul, c’est le témoignage de la Bible, de l’histoire. C’est une bonne nouvelle, et quelle bonne nouvelle tout à fait extraordinaire ! Vous ne connaissez ni ce polonais ni ce prêtre et pourtant, cette histoire vous a émus, peut-être même touchée…

Alors, lorsque la Bible déclare que Jésus-Christ est mort crucifié pour l’humanité, c’est-à-dire pour chacun de nous, pour vous-mêmes, comment ne pas se sentir concernés, interpellés, touchés dans son cœur ?

Si le prêtre a délivré l’homme de la mort pour un temps, de quoi le sacrifice du Christ nous délivre-t-il pour toujours ?

I. Premièrement, le Christ nous délivre tout d’abord de la puissance de Satan, comme le déclare la Bible.

La Parole de Dieu nous dit que tous les hommes sont sous l’empire du mal et des puissances mauvaises. Tournez le bouton de votre récepteur radio ou télévision, lisez les journaux et vous verrez que partout autour de nous le mal, les puissances mauvaises sont à l’œuvre, à cause de notre désobéissance, de nos choix souvent inconsidérés. Nous répandons le malheur, la destruction et la mort autour de nous.

Malgré nous, alors que nous voulons pratiquer le bien, nous faisons le mal. Alors que nous aimerions faire le bien, nous ne pouvons pas le faire, alors que nous ne voudrions pas faire le mal, nous le faisons.
Sachez-le, nous n’avons pas la force de faire le bien que nous voudrions et nous n’avons pas la force de résister au mal que nous ne voudrions pas faire.

Nul de nous ne peut s’affranchir de ce joug terrible ! La Bible nous présente Jésus, le Christ, comme celui qui est venu pour détruire les œuvres du diable.

II. Deuxièmement, le Christ nous délivre du péché.

Le péché domine nos vies. Nous pouvons lire dans l’Évangile de Jean, les propres mots de Jésus :

« En vérité, en vérité je vous le dis, quiconque se livre au péché est esclave du péché. »

C’est la vérité. Le Christ nous dit qu’Il est venu pour nous délivrer de cela. Notre nature est mauvaise. Ce n’est pas dû à l’environnement, ce n’est pas dû simplement parce qu’autour de nous les gens sont mauvais et cela nous rend mauvais…
Tout petit déjà on pourrait le dire ainsi : Les enfants portent en eux ce gène, ce germe des choses mauvaises. Qui n’a pas assisté à cette scène de deux petits enfants dans un bac à sable ? Rapidement, ça ne tarde pas, l’un va prendre la pelle et taper sur la tête de l’autre.
La gravité du péché se mesure aux conséquences du péché et la Bible nous dit que

« Le salaire du péché, c’est la mort ».

Mais la gravité du péché se mesure aussi au prix payé pour nous en délivrer et la Bible nous dit que le Christ, le Fils unique de Dieu s’est fait homme et il est mort. C’est le prix payé par Dieu pour nous délivrer du péché.

III. Troisièmement, enfin, je terminerai par ce point peut-être le plus surprenant : le Christ nous délivre aussi de nous-mêmes.

C’est le plus difficile à comprendre. Le Christ n’est pas mort pour d’honnêtes gens, des justes, de bons religieux qui n’ont rien sur la conscience. Au contraire, nous dit la Bible, Il est mort pour des impies, des pécheurs, des ennemis de Dieu, des gens de mauvaise vie (comme on les désignait à l’époque).
L’orgueil, la propre suffisance, l’égoïsme nous masquent souvent la réalité, mais le message est très clair : vous et moi, nous sommes des pécheurs.

Souvent, nous sommes durs avec les autres : « Oh, il n’aurait pas dû faire cela ! Cet homme mérite la mort ! » En ce qui nous concerne, nous pratiquons souvent l’indulgence.
Sachez-le, Dieu seul est juste, Dieu seul est juge. Reconnaissons humblement, tout simplement, notre besoin de pardon. Venons à Lui et disons : « Seigneur, j’ai péché, j’ai besoin de ta grâce ! Oui, j’accepte ton pardon ».

L’amour de Dieu, c’est notre pardon. L’amour de Dieu a été prouvé, démontré, manifesté en Christ mort à la croix, mais ressuscité, vainqueur du tombeau. Il est ressuscité !

Quelques mots de conclusion :

Le Christ Jésus, sur la croix, a donné sa vie pour un autre. Cet autre, c’est moi, cet autre, c’est vous. Si ce polonais n’avait pas cru que le prêtre allait réellement donner sa vie pour lui, il aurait même pu refuser.
Mais, il a accepté le sacrifice, il a accepté que ce prêtre fasse le pas en avant pour dire : « Je veux prendre la peine pour qu’il rentre dans le rang ! »
Cela s’appelle la foi. Chers amis, croyez à ce message de l’Évangile, le salut est pour vous !

Pour nous chrétiens, qui avons reconnu Jésus comme notre Sauveur et Seigneur, c’est notre mission de partager cette bonne nouvelle avec cette génération qui a tant besoin d’espérance et de solutions à tous ses maux…

par Laurent GUILLET