Naître, souffrir, mourir – Le mystère de la souffrance

Naître, souffrir, mourir – Le mystère de la souffrance

S’il y a un thème que l’on aborde sur la pointe des pieds, quand encore on ose le faire, surtout si l’on y mêle Dieu, c’est bien celui de la souffrance. Avez-vous entendu le début de mon précédent message, rapportant la légende de ce roi qui voulait connaître l’histoire des hommes, mais qui n’eut pas le temps de consulter le volumineux ouvrage que ses savants avaient rédigé. Leur demandant, sur son lit de mort, de lui en faire un résumé, ils écrivirent : « Ils naquirent, ils souffrirent, ils moururent. »

Ils naquirent… C’est sur le naître, et surtout le renaître que nous nous sommes d’abord entretenus. Naître de nouveau… Qu’y a-t-il en effet de plus beau ? Mais c’est vrai que les savants de notre légende, voulant balayer d’un bref faisceau toute l’histoire de l’homme, durent aussi écrire : « Ils souffrirent. » Quel être humain, sur son lit de mort, pourrait-il dire : « Merci mon Dieu, car je n’ai jamais souffert durant mon existence » ?

Alors, me direz-vous, c’est pour pouvoir mieux souffrir que vous m’avez proposé de recevoir le Christ dans ma vie et de naître de nouveau ? « Mieux souffrir », vous répondrais-je. Il y a peut-être un peu de ça, bien que je préférerais « souffrir mieux ». Mais ne brûlons pas les étapes. Le sujet est trop important. Accordez-moi quelques minutes d’attention. Écoutez d’abord ces paroles tirées de la Bible, et plus spécialement du livre de Job : « L’homme naît pour souffrir comme l’étincelle pour voler. » Ce n’est pas très optimiste, c’est vrai.

Mais voyez la suite : « Pour moi, j’ai recours à Dieu. Il relève les humbles et délivre les affligés. Six fois il te délivrera de l’angoisse. Sept fois le mal ne t’atteindra pas. » Je note déjà là une affirmation non négligeable. Le Seigneur, dans sa bonté, ayant souffert sur la croix, et y ayant porté nos souffrances, a le pouvoir de nous en délivrer, qu’elles soient physiques, morales, affectives, ou de tout autre ordre.

Le prophète Ésaïe écrivait : « Ce sont nos souffrances qu’il a portées. C’est de nos douleurs qu’il s’est chargé, et c’est par ses meurtrissures que nous sommes guéris. » Nous entendons souvent, lors de nos rencontres, des témoignages de gens que Dieu a délivrés de leurs maladies ou épreuves, donc de leurs souffrances. Et quand, tout à l’heure, je vous citais cette déclaration du livre de Job : « Sept fois le mal ne t’atteindra pas », n’est-ce pas d’une protection que Dieu, dans sa miséricorde, nous entoure ? Et cela, à notre insu, oui à notre insu, car si le mal ne nous a pas atteints, c’est que Dieu l’a intercepté avant qu’il n’arrive, peut-être en envoyant ses anges pour remplir cette mission. Nous n’avons alors pas eu connaissance de l’intervention divine, mais elle est réalité. Et nous pourrions dire chaque soir : « Merci Seigneur pour ta protection dont j’ai été l’objet, même si je n’en ai pas eu connaissance. »

Il est vrai que si vous n’avez pas donné votre vie au Seigneur, vous risquez de vous rebeller devant la souffrance. Je vous livre donc cette affirmation extraite du Psaume 46 : « Dieu est pour nous un refuge et un appui, un secours qui ne manque jamais dans la détresse. » Mais je voudrais m’attarder quelques instants sur ce mystère de la souffrance, selon le titre même de notre entretien. Rien de plus incompréhensible que la souffrance face à un Dieu que la Bible qualifie d’amour.

Si la Bible ne donne pas de réponse précise au problème de la souffrance, elle pose cependant des jalons qui peuvent apporter quelques lumières. Je n’en retiendrai qu’un seul. Jésus dit un jour à ses disciples : « Satan vous a réclamés pour vous cribler comme le froment. » Ça ne peut pas être plus clair. Satan, le prince des ténèbres, l’adversaire de Dieu, le tentateur des humains, se trouve être à la source de bien des souffrances qui, depuis la création, fondent sur les hommes. La souffrance est née lors de la chute de l’humanité qu’on découvre dans les premières pages de la Bible, et qui a occasionné, dans le jardin d’Eden, la rupture de l’homme d’avec Dieu. Et à qui la faute ? À Dieu ou à Satan, le tentateur ? À l’homme, qui se laisse tenter et succombe.

Je ne vous ferai que trois citations bibliques, donc bien anciennes, mais qui vous éclaireront cependant sur bien des problèmes actuels. Et vous y verrez, c’est clairement exprimé, l’action de Satan. Je les prendrai encore dans le livre de Job, ce livre étant typiquement celui de la souffrance.

Première citation : « Des Chaldéens se sont jetés sur les chameaux, les ont enlevés et ont passé les serviteurs au fil de l’épée. » Dans cette action satanique, on découvre, sous une forme cependant atténuée, tout le problème actuel de la violence, du rapt, du meurtre gratuit, et même du terrorisme. Satan, le seul instigateur du mal.

Deuxième citation : « Un grand vent est venu et a frappé contre les quatre coins de la maison. Elle s’est écroulée sur les jeunes gens et ils sont morts. » Saviez-vous que Satan peut être encore aujourd’hui à la source de diverses catastrophes naturelles ? Et qui peut bien inciter l’homme insensé à polluer, à incendier, et à détruire l’équilibre écologique dont nous sommes aujourd’hui les victimes ?

Troisième citation : « Satan frappa Job d’un ulcère malin depuis la plante du pied jusqu’au sommet de la tête. » Encore Satan, provoquant la maladie, source de tant de souffrances.

Est-ce suffisant ? Le mystère s’éclaire-t-il un peu ?

Je devine, bien sûr, votre remarque. Elle ne peut qu’être évidente : « Pourquoi Dieu n’a-t-il pas détruit Satan ? » On peut toujours trouver quelques explications, mais c’est cependant le mystère par excellence sur lequel trop souvent on bute. Et on conclut alors très vite, comme Camus et Sartre, que l’existence est absurde, que Dieu n’existe pas, et que le Christianisme n’est qu’une invention humaine. C’est là une déduction tellement simple, mais en réalité terriblement douloureuse. Car si on reste ainsi bloqué, non seulement on n’apaise pas pour autant la souffrance, mais on l’accroît, au contraire, par ses rancœurs et ses révoltes. Et on ne peut bénéficier de l’aide de Dieu qu’on exclut de sa vie.

Jésus a dit un jour : « Venez à moi vous tous qui êtes fatigués et chargés et je vous donnerai du repos. » En quoi peut consister ce repos, cet appui ? Je vous ai cité cette déclaration du Christ : « Satan vous a réclamés pour vous cribler. » Et j’ajoute à présent la fin de la phrase : « Mais j’ai prié pour toi ».

La Bible nous dit ailleurs que Christ, aujourd’hui encore, prie le Père pour nous. Et l’apôtre Jacques ajoute : « Quelqu’un est-il dans la souffrance ? Qu’il prie. » Ceci signifie : qu’il demande le secours de Dieu pour qu’une force divine, celle du Saint-Esprit, qu’on appelle le Consolateur, vienne intérieurement apaiser, soutenir, encourager. Dieu est un refuge, un secours, un appui.

Je voudrais vous faire partager l’expérience de cette protestante luthérienne, Basilea Schlink :

« J’ai fait l’expérience que, quand les épreuves déferlent sur notre vie, une prière toute brève produit le plus grand effet. Et ceci en nous accrochant à la conviction que Dieu est amour. Alors, la souffrance perd toute emprise sur nous. Satan, qui dans de tels moments veut nous pousser à la rébellion et nous exciter contre Dieu, doit reculer. Quand Jésus habite en nous, nous avons tout, car il peut nous sauver de toute détresse ou nous y porter secours. » Et elle ajoutait :

« Mon Père, je ne te comprends pas, mais j’ai confiance en ton amour. » Mystère de la souffrance, c’est vrai ; mais secours encore plus mystérieux de Dieu.

Est-ce que ce message que j’ai voulu partager avec vous aujourd’hui peut vous aider à vous réconcilier avec Dieu que vous avez peut-être accusé, et ainsi vous permettre de pouvoir goûter à sa grâce ? Je le souhaite de tout cœur.

Pasteur Paul MOREAU

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