La croix, le cœur du message de l’Évangile !
En ce week-end de Pâques 2026, nous voulons nous rappeler ce que la croix signifie réellement pour nous, chrétiens protestants évangéliques.
Je vous propose une courte étude sur ce sujet essentiel à notre foi et à la compréhension du sacrifice de Jésus-Christ, le Fils de Dieu, notre sauveur.
La croix : définition dans une perspective protestante évangélique
La croix occupe une place centrale dans la foi protestante évangélique. Elle ne désigne pas seulement un instrument de supplice romain, mais surtout le lieu où Jésus-Christ a donné sa vie pour le salut des pécheurs. La croix est donc à la fois un fait historique, un symbole théologique majeur, et le cœur du message de l’Évangile.
1. Le sens du mot en grec
Dans le Nouveau Testament, le mot grec le plus courant pour désigner la croix est stauros (σταυρός). À l’origine, ce terme pouvait désigner un pieu, un poteau vertical, puis, dans le contexte du monde gréco-romain, il en est venu à désigner l’instrument de crucifixion. Le verbe associé, stauroô (σταυρόω), signifie crucifier.
Dans l’usage biblique, le mot ne doit pas être réduit à sa seule forme matérielle. Il porte déjà une forte charge spirituelle : la croix devient le lieu du rejet, de la souffrance, de la malédiction portée par Christ, mais aussi celui de la rédemption et de la victoire de Dieu.
2. L’usage du supplice dans l’histoire
La crucifixion fut l’un des supplices les plus cruels de l’Antiquité. Pratiquée sous diverses formes dans le monde ancien, elle fut largement utilisée par les Romains pour punir les esclaves, les rebelles, les criminels et les non-citoyens. Ce châtiment visait non seulement à faire mourir, mais aussi à humilier publiquement.
La croix était donc un signe d’infamie, de honte et de condamnation. Dans la pensée juive, mourir pendu au bois évoquait aussi la malédiction, selon Deutéronome 21:23. C’est dans ce contexte particulièrement scandaleux que le Nouveau Testament présente la mort de Jésus : le Fils de Dieu a accepté volontairement l’humiliation suprême.
3. L’usage de la croix dans le Nouveau Testament
Dans le Nouveau Testament, la croix est bien plus qu’un événement tragique. Elle devient le centre de la prédication apostolique. Paul écrit : « nous prêchons Christ crucifié » (1 Corinthiens 1:23). Pour les hommes, la croix paraît faiblesse ; pour Dieu, elle est puissance et sagesse.
La croix exprime plusieurs vérités essentielles :
- le sacrifice expiatoire de Jésus-Christ pour les péchés ;
- la réconciliation avec Dieu ;
- la manifestation de l’amour divin ;
- la victoire sur le péché, la mort et Satan.
Dans la compréhension protestante évangélique, la croix n’est pas un simple exemple moral de souffrance ou d’amour. Elle est avant tout l’œuvre rédemptrice de Christ, accomplie une fois pour toutes. Jésus y porte le jugement que méritait le pécheur, afin d’offrir le pardon et la vie éternelle à ceux qui croient en lui.
4. Jésus et la croix
Jésus n’a pas subi la croix comme une fatalité incontrôlée. Selon les Évangiles, il s’y est avancé volontairement, dans l’obéissance au Père. Il avait annoncé à plusieurs reprises sa mort à venir. La croix fait donc partie intégrante de sa mission messianique.
Dans la perspective évangélique, Jésus est l’Agneau de Dieu qui ôte le péché du monde. À la croix, il prend la place du coupable. Il meurt pour nous, à notre place, afin que nous soyons justifiés devant Dieu. Sa mort n’est pas la défaite du Christ, mais le moyen choisi par Dieu pour accomplir le salut. La résurrection vient ensuite confirmer la victoire acquise à la croix.
Ainsi, la croix de Jésus n’est pas seulement un symbole religieux : elle est le fondement du salut chrétien. Elle appelle chaque être humain à la repentance, à la foi, et à une vie nouvelle en Jésus-Christ.
Conclusion
Dans une perspective protestante évangélique, la croix est le cœur du christianisme. Instrument de mort dans l’histoire, elle devient en Jésus-Christ le lieu de la grâce, du pardon et de la réconciliation avec Dieu.
Comprendre la croix, c’est comprendre l’Évangile lui-même : Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils pour sauver les pécheurs.
Laurent GUILLET
Directeur Evandis





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