Je veux guérir de mon passé 1/2

La vie de tout homme se déroule sur trois niveaux : le passé, le présent, l’avenir. Le plus important des trois est indéniablement le présent, car c’est seulement dans le présent que nous pouvons prendre nos décisions et nos engagements, même si ces derniers vont influencer notre avenir. Le passé, lui, ne se rattrape pas et ne se revit pas. Quant à l’avenir, il ne nous appartient pas vraiment.

Nous ne sommes maîtres que du présent. On pourrait dire que c’est le temps le plus bref, le plus éphémère, puisqu’il y a une seconde, il sera passé. Mais tout en même temps, il est le plus long, puisqu’il nous accompagne durant toute une vie. Il est donc important, pour que mon présent se vive bien, qu’il soit équilibré et épanoui. Mais comme il est tributaire de mon passé, il ne faut pas que mon passé l’entache. Si celui-ci a été mauvais, il faut qu’il soit guéri. Bien des
gens, même devenus chrétiens, ont des problèmes dans le présent, parce que leur passé n’a pas été vraiment réglé.

Parlons donc en premier lieu de ce passé. Un très célèbre texte de la Bible dit ceci : « Si quelqu’un est en Christ, il est une nouvelle création. Les choses anciennes sont passées ; voici, toutes choses sont devenues nouvelles. » Les choses anciennes sont passées… C’est facile de l’affirmer. Est-ce toujours évident dans la pratique ? Les choses anciennes peuvent être passées dans le temps, mais encore présentes dans l’esprit et le cœur, parce qu’elles n’ont pas toujours été réglées. Elles reviennent parfois assaillir notre présent et le chevauchent pour le troubler.

Je vous l’expliquerai par une image. Quand j’étais gamin, ma mère me demandait souvent d’épousseter meubles et objets. J’utilisais pour cela un plumeau. Je caressais les bibelots, je soulevais la poussière, mais elle retombait peu après. Je n’avais fait que déplacer la poussière. C’est parfois ainsi qu’on traite son passé en venant à Christ. On soulève ses problèmes, on les évoque, mais on n’a pas saisi totalement leur expiation par le Christ et leur délivrance. Ils n’ont pas été détruits. On reste alors obsédé, culpabilisé et coupable. Et cela peut créer des complexes et des névroses, donc des brèches dans la vie quotidienne, affective, sentimentale
ou spirituelle. Abordons donc ce passé en le décomposant en deux parties très distinctes :

D’abord le passé dont nous sommes conscients et qui continue à nous obséder. Citons-en rapidement et sans ordre quelques aspects : un certain handicap traumatisant ; un complexe particulier qui a marqué notre enfance ; une expérience sexuelle douloureuse ; aujourd’hui on évoquera hélas trop souvent le viol, l’inceste, la pédophilie ; une certaine rancune tenace ; un avortement mal vécu ; l’échec d’un divorce ; diverses pratiques occultes. Et vous pouvez ajouter tout autre problème qui fut le vôtre.

A suivre…

Paul MOREAU

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