Lecture : Hébreux 13/13 et Hébreux 11/26

Opprobre, déshonneur, honte, voici quelques qualificatifs qui collent à la vie d’un croyant marqué par l’œuvre de la Croix. Paul explique cette situation de la manière suivante :

« […] le monde est crucifié pour moi, comme je le suis pour le monde. »

C’est ce que le fidèle peut vivre dans sa famille, dans son milieu professionnel ou encore avec ses voisins. Voilà un témoignage rendu sans compromis vis-à-vis de la mentalité du monde. Non pas une position fanatique qui reviendrait à dire : « Regardez-moi, je suis un homme droit, pur, je ne suis pas comme vous ! » Non ! Notre manière de vivre au quotidien et naturellement l’Évangile, va mettre en évidence la saleté liée au péché chez autrui. Se sentant condamné par la propreté de nos paroles et de nos actions, les autres vont nous attaquer. Ce seront humiliations et moqueries à notre égard.

Mais le Saint-Esprit consolateur est là. Si Dieu est avec nous, qui sera contre nous ? C’est la Croix ! C’est là ma faible part à l’opprobre de Christ.

Sachons que cette réprobation n’est pas sans porter de fruit. « […] Ayez au milieu des païens une bonne conduite, afin que là même où ils vous calomnient […] ils remarquent vos bonnes œuvres et glorifient Dieu au jour où il les visitera » a dit Pierre. C’est là le choix que Moïse a fait en refusant le compromis avec le péché et sa jouissance. Et vous, pensez-vous parfois à ce jour du tribunal de Christ ? Alors, rien de ce que nous aurons souffert pour son nom ne sera perdu, oublié, bien au contraire, ce sera capitalisé en bien impérissable.

Bon courage ! Marchons sur les pas de Jésus jusqu’à la Croix. Il est impossible d’accéder au trône sans être sous la Croix.

Daniel QUINTIN