Lecture : Romains 15/4 et 13

Un barrage hydroélectrique devant être construit  prochainement, on envisagea de reloger les habitants d’une petite ville de la vallée qui allait être inondée lors de la mise en service de cet ouvrage. A partir du moment où cette nouvelle fut connue, les habitants cessèrent d’entretenir leurs maisons, ce qui fait que cette ville, si coquette autrefois, devint une véritable désolation. L’un des habitants résuma ainsi la situation :

« Quand il n’y a plus d’espérance pour le futur, il n’y a plus d’œuvre dans le présent ».

Espérer, c’est s’attendre à compter sur, croire, avoir confiance.

« L’espérance soutient le malheureux (Job 5/16) ».

L’apôtre Paul aurait eu tout lieu de perdre son espérance : à compter de sa spectaculaire conversion, il fut chassé d’Antioche, de Pisidie (Actes 13/50), lapidé à Lystres (Actes 14/19), emprisonné à Philippes (16/23), pourchassé par les juifs de Thessalonique (17/5 et 13), arrêté à Jérusalem et accusé faussement (21/27 à 30), objet d’un complot des juifs (23/12), envoyé comme prisonnier à Rome (27/1), mordu par une vipère sur l’île de Malte (28/3). Son espérance n’était pas illusoire mais elle était le produit de sa foi en Christ, ce qui, dans le naufrage du bateau qui l’amenait à Rome, lui permit d’être l’instrument du salut de ses compagnons (27/21 à 26, 33/38, 42/44).

« Notre désir est seulement que vous montriez autant d’empressement à garder intacte votre espérance jusqu’au bout, que, loin de vous relâcher, vous deveniez les imitateurs de ceux dont la foi et la patience rendent héritiers des promesses  (Hébreux 6/11-12, Maredsous) »

Bernard KOWALCZYK