Le test du hérisson !

Jacques 1/26*

Cinq caractéristiques du hérisson que l’on ne voudrait pas retrouver chez le chrétien…
Je vous propose de passer le test du hérisson.
Si vous cochez les cases à chaque proposition, il y a danger pour vous. Le remède est donné dans la morale de cette petite réflexion.

1. Piquant  !
C’est le seul mammifère en Europe, à être recouvert de piquants, et pas qu’un peu : 5000 !
Quelle armure ! Très efficace pour se défendre, mais déplorable pour les relations publiques…
Si on l’approche de trop près, on se pique et cela fait vraiment mal et c’est très désagréable.
Chrétien, suis-je sociable ? Peut-on m’approcher sans problème ? Ai-je un abord facile et engageant ?
Témoins de Jésus, je dois réfléchir à ces questions essentielles. Si je suis comme le hérisson, pourquoi s’étonner que les gens me fuient ?

2. Il se met en boule  !
Dès que l’on s’approche de lui, il se met en boule et sur la défensive. Bien sûr qu’il le fait pour se protéger des prédateurs.

Des chrétiens qui se mettent en boule, ça existe aussi ! (Même des pasteurs… mais… chut).
Être en permanence en mode « défense » ou se mettre en colère nous éloignera des autres. Tous ceux qui m’entourent ne sont pas des prédateurs, loin de là. À l’image de Jésus, je dois être accessible.

3. Baveux !
C’est une caractéristique peu connue du hérisson : il enduit ses piquants de bave. Beurk !
Il y a mieux comme habitude pour améliorer son apparence…
Ici, je vois deux analogies possibles : négliger son hygiène corporelle et avoir la langue trop pendue comme l’on-dit.

Si je veux que l’on me côtoie, je dois prendre attention à mon hygiène et à mon apparence.
Les travers de la langue sont bien identifiés dans la Parole de Dieu. L’épître de Jacques étant le manuel pratique sur la question. Trop parler, parler à tort et à travers, colporter des rumeurs, dire du mal des autres, voilà toutes pratiques détestables qui sévissent pourtant dans les milieux chrétiens.

4. Dormeur  !
C’est son loisir préféré. Il dort environ cinq mois dans l’année, à la période de l’hiver surtout, mais pas seulement. Il construit son nid pour s’y réfugier dès qu’il le peut et dormir.

Le chrétien doit au contraire être réveillé et chercher à sortir de son « chez-soi » pour rencontrer d’autres personnes. Vivre la communion fraternelle et témoigner de sa foi auprès des non-chrétiens.
Réveiller spirituellement pour veiller et prier, pour témoigner et servir dans l’église.

5. Solitaire  !
On comprend mieux pourquoi le hérisson est un solitaire…
Il ne se met en couple que pour la reproduction et ensuite, c’est chacun de son côté.
Avec les quatre « qualités » vues plus haut, on peut comprendre que toute cohabitation soit difficile.

Le chrétien qui dit : « personne ne m’aime ! » Ou « Il n’y a pas d’amour dans l’église ! », devrait passer le test du hérisson pour voir si ce n’est pas lui qui a à régler quelques problèmes.

Morale :
L’évangile fait de nous des êtres « relationnels » : relation avec Dieu, avec les chrétiens, avec les non-chrétiens et plus étonnant, relation avec soi-même.

Si je coche plusieurs cases dans ce test du hérisson, alors je dois me placer devant Dieu pour un retour sérieux à lui.
« Seigneur, change-moi ! Agis dans mon cœur et dans mon esprit ! »

*« Si quelqu’un croit être un bon chrétien, mais n’est pas maître de sa langue, il se trompe lui-même, et sa façon de pratiquer la religion ne vaut rien. »

Laurent GUILLET

PS. On peut faire le test du hérisson avec un autre chrétien, peut-être plus réaliste d’ailleurs…

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