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Les étapes de la vie (6)

LA MORT A SOI.

1) LE BAPTEME DE JESUS.

Nous avons vu précédemment que le baptême symbolise l’engagement d’un croyant qui a reçu Jésus comme son Sauveur personnel pour le pardon de ses péchés. Il s’agit aussi de mourir à soi-même, de renoncer à la mauvaise nature en la crucifiant pour permettre le développement et l’épanouissement de la nature du Fils de Dieu dans le cœur du disciple. Gal 2 : 20; Phil 2 : 5.
Jésus a pris un jour le baptême. Mat 3 : 13-17. Bien sûr, Il a agi en tant que modèle afin de nous laisser un exemple à suivre. 1 Pie 2 : 21. Jésus n’avait pas besoin de prendre le baptême par rapport aux péchés car Il était absolument pur. Il ne s’est jamais écarté de la volonté de Son Père. 2 Cor 5 : 21; Héb 4 : 15; 7 : 26; 1 Pie 2 : 22. Mais le Seigneur devait le prendre dans le sens du renoncement à Lui-même. Il devait poursuivre sur ce chemin de la mort à Lui-même et concrétiser cette réalité par le témoignage public de l’immersion avant d’entrer dans l’étape du service.
Jésus est resté pur dans Sa nature et n’a jamais péché. Parfaitement homme pendant Son passage terrestre, Il avait donc une volonté propre. Il pouvait la suivre, mais Il a toujours décidé de la soumettre à Son Père. Mat 26 : 39; Luc 22 : 42. En prenant le baptême, Il confirmait Son désir de chercher à accomplir ce qui plaisait à Celui qui L’avait envoyé.
Cette démarche doit animer le cœur du disciple. Au travers de cette étape de la mort à soi-même, il ne s’agit pas de considérer premièrement le bénéfice du pardon des péchés mais de vivre la dimension du don de soi. S’il souhaite imiter son Seigneur, le chrétien est invité à réactualiser la signification profonde du baptême, à savoir le renoncement de l’expression de la nature charnelle pour libérer la vie de Jésus par le Saint-Esprit.
La nature, création divine, nous enseigne le principe de la phase de la mort comme préalable à une nouvelle phase de vie. Au cours de l’hiver, tout est endormi, comme mort. D’ailleurs, sous notre climat tempéré, le froid de cette saison est nécessaire pour éliminer des parasites et des microbes. Ensuite, le printemps laisse éclater le retour de la vie dans la nature. C’est la période de reproduction chez les animaux, de la pollinisation des plantes et de la montée de la sève dans les troncs et les tiges. C’est l’apparition des fleurs avec leurs odeurs et leurs couleurs particulières. La chenille meurt et métamorphosée, elle devient un papillon.
Dans le cadre de l’équilibre et de l’harmonie de la nature, l’hiver doit précéder le printemps. On admire un superbe papillon aux belles couleurs après la mort de la chenille. Sur un plan spirituel, il y a l’expression de la vie nouvelle suite à la mort de l’ancienne. La résurrection vient après la mort. On apprécie l’épanouissement de la nouvelle nature de Jésus quand la mauvaise nature charnelle cesse de dominer et de diriger l’existence du croyant. Le baptême par immersion doit normalement traduire ces réalités chez le disciple.

2) UN SERVICE CHARNEL.

Les Ecritures révèlent le désir légitime de Moïse de visiter ses frères hébreux. Act 7 : 23. Il bénéficiait alors d’une situation privilégiée car il était membre de la cour de Pharaon. Il était formé pour remplir de très hautes responsabilités dans le royaume d’Egypte. Il avait comme perspectives d’avenir tous les avantages liés à sa position élevée près du monarque. Mais il ne s’est pas satisfait de tous ses privilèges et a eu à cœur de servir son peuple. Il est l’image du chrétien qui ne se contente pas des avantages de son salut obtenu par grâce et qui émet le profond désir de s’engager dans un service actif pour son Seigneur. C’est le disciple qui ne se limite pas à être présent aux réunions du programme de l’église, à ouvrir de temps en temps sa bible et à prier quand il a le temps et l’envie. C’est le chrétien qui souhaite ardemment être actif dans sa foi et ne pas sommeiller au niveau spirituel. Il comprend que la vie avec Dieu consiste à avoir des projets de service et à les exécuter avec le secours divin. Mat 25 : 14-30; Act 6 : 1-6; 8 : 5-8; Act 15 : 36; 20 : 35; 1 Pie 4 : 10.
Ainsi, toutes les personnes baptisées sont appelées à désirer être utiles au travers d’un service. Les disciples avancés en âge ou limités par la maladie ou un handicap doivent réaliser l’importance du ministère de la prière et de l’intercession. Luc 2 : 36-38. Il convient de réaliser aussi que le temps passé dans la méditation et la communion avec le Seigneur permet de recevoir des pensées du Saint-Esprit. Celles-ci sont appelées ensuite à être partagées pour exhorter, secourir, reprendre ou consoler. De précieuses minutes passées au téléphone pour prendre des nouvelles de quelqu’un, l’encourager et lui partager des paroles positives de foi sont utiles pour les relations fraternelles et le soutien des incroyants qui s’approchent de Jésus. Tous ces éléments font partie de l’œuvre de Dieu et de l’exercice des ministères de la part des chrétiens.
Servir Jésus fait partie de la vie du disciple. Cependant, la qualité de l’état d’esprit et de la mentalité est essentielle. La façon de servir est au moins aussi importante que le service. Etre engagé dans l’église est indispensable. La manière d’exercer le ministère doit néanmoins être conforme aux critères bibliques. Moïse a eu à cœur de visiter ses frères. Cette démarche était tout à fait louable et venait certainement du Seigneur. Mais la manière utilisée pour montrer sa volonté d’être un libérateur a été une catastrophe. Un croyant peut ainsi posséder de remarquables capacités spirituelles et humaines, mais être extrêmement maladroit pour les exprimer. C’est le cas lorsque la nature charnelle domine et dirige. Les dons et les talents doivent absolument être accompagnés d’une bonne gestion pour leur manifestation. Il est donc nécessaire que ce soit la nature de Jésus qui prenne en main l’expression des facultés du chrétien. Dans ces conditions, le service est bien rempli et exercé de la bonne manière. Les résultats sont alors satisfaisants.
Après avoir commis son grave méfait, Moïse a rencontré 2 hébreux en train de se quereller. Ex 2 : 11-15. Il a eu une parole remplie de sagesse. Ex 2 : 13. Elle a traduit un désir d’aider à trouver une issue favorable à une situation conflictuelle. Moïse s’est présenté comme un médiateur voulant favoriser la paix. Mais c’était un homme prisonnier de sa mauvaise nature. Il a tout de même assassiné un homme la veille !
De la même manière, un croyant charnel peut prononcer à un moment donné une parole appréciable ou avoir une attitude louable. Mat 16 : 15-17. Ca peut être une prière remarquable lors d’un culte, un don spirituel véridique, une louange vivante, un conseil approprié pour une personne. Mais que a été le comportement la veille ? Quels ont été les propos tenus précédemment à la maison ou dans le cadre de l’activité professionnelle ? Les croyants de Corinthes étaient riches en inspiration spirituelle. 1 Cor 1 : 7. Mais ils étaient emportés par leurs mauvais penchants. 1 Cor 3 : 1-3; 5 : 1; 6 : 6-7; 11 : 17-22.
Même si Moïse a eu une parole sage, il a démontré ne pas être en mesure de servir l’Eternel correctement. Il a eu besoin d’être dépouillé de sa mauvaise nature. Les 40 années suivant ce meurtre y ont contribué. Il a été par la suite apte à devenir le libérateur du peuple hébreu. De la même manière, un ministère accompli sous la domination de la chair ne glorifie pas le Seigneur. Il est nécessaire pour le croyant de passer cette étape de la mort à lui-même afin de permettre au caractère de Jésus de se déployer. Dans ces conditions, le service devient efficace et le Seigneur est glorifié. Le fruit de l’Esprit est manifesté quand le disciple renonce à ses mauvais penchants. Son service prend alors une autre dimension.

3) MAITRISER SON CORPS.

Quand on marche selon la nature charnelle, on laisse le corps exprimer ses pulsions. Paul a partagé la nécessité de maîtriser son corps dans la sainteté. 1 Cor 9 : 26-27. Le fait de mourir à soi-même conduit le disciple à renoncer à tout ce qui pourrait souiller le corps. Dans certaines circonstances, des privations volontaires et des abstinences sont incontournables. 1 Cor 9 : 25. La pureté de la vie de Jésus est appelée à se répandre premièrement dans l’être intérieur (l’âme et le cœur) et à toucher l’être extérieur (le corps)
Nous vivons dans une société qui encourage chaque personne à disposer librement de son corps. La femme est libre d’avorter ou de donner naissance à son enfant. L’individu est libre de choisir ses relations sexuelles. La bible dépasse ces considérations et précise que le chrétien n’est pas libre de faire de son corps ce qu’il veut car ce-dernier appartient désormais au Seigneur. 1 Cor 7 : 12-20. L’apôtre a invité à glorifier Dieu au travers du corps devenu le temple du Saint-Esprit à partir de la nouvelle naissance. 1 Cor 7 : 20. Cette vision peut aider les croyants prisonniers du tabac, des excès de table ou de l’alcool à ne pas minimiser ces péchés et à renoncer aux pulsions du corps afin de le maintenir dans une parfaite sainteté.

4) RENONCER A DES PROJETS.

Josué et Caleb étaient dans des conditions de foi et d’obéissance qui leur permettaient d’entrer en Canaan. Nomb 13; 14 : 1-25. A cause de l’incrédulité de toute une génération, l’Eternel leur a demandé de renoncer à s’emparer du pays promis après l’avoir exploré. Ils ont du patienter 38 ans pour vivre la réalisation des promesses divines. Ils sont passés par cette étape de la mort à eux-mêmes et ont manifesté une grande patience pour attendre le temps du Seigneur.
On souhaiterait que le plan de Dieu se réalise immédiatement. On aspirerait à voir certaines bénédictions se déployer rapidement dans nos vies. Mais le Seigneur conduit le disciple à patienter pour expérimenter ce qui est espéré. Pour bien vivre cette période sans amertume ni ressentiment, il est nécessaire de passer avec succès cette étape du renoncement et de l’acceptation. La grâce et le secours divins sont disponibles et abondants.
David a vécu un renoncement encore plus grand : il n’a pas construit le temple qu’il avait à cœur pour son Seigneur. Ce projet n’a pas été seulement repoussé, il a été confié à un autre, à savoir Salomon. 2 Sam 7 : 1-16. Si des chrétiens sont de la même manière appelés à renoncer définitivement à un désir, ils sont appelés à se confier à Jésus qui leur communiquera les ressources nécessaires pour bien vivre leur situation. 2 Cor 12 : 7-10.

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