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LE CHRETIEN ET SON BIEN-AIME

LE CHRETIEN ET SON BIEN-AIME.

INTRODUCTION.

²  Le livre du Cantique des Cantiques relate une merveilleuse histoire d’amour entre une jeune femme (la Sulamithe) et son fiancé (le berger). Il fait l’éloge des sentiments purs, vrais, profonds, fidèles, solides entre un homme et une femme. Avec l’application spirituelle, on précise qu’il s’agit également de la relation entre l’Eglise et Jésus l’Epoux Bien-Aimé.

²  L’ouvrage mentionne 4 niveaux de relation. Nous allons les étudier en remarquant la progression de la force et de la qualité dans ces relations. Le chrétien est invité au travers de son parcours à gravir ces étapes avec l’ambition d’arriver à une communion parfaite avec Jésus.

1) MON BIEN-AIME EST POUR MOI. Cant 1 : 13.

²  La Sulamithe considère le plaisir et les avantages que lui procure son fiancé. Ce-dernier est l’image du Seigneur qui bénit et accorde de larges faveurs. Il est un donateur généreux. Cet aspect met l’accent sur les nombreux bienfaits que l’être humain s’attend à obtenir de la part de Dieu. Cette attente est normale lorsqu’on découvre la foi. L’homme est convié à recevoir les multiples grâces et manifestations de bonté déployées en Jésus. La bible affirme que nous avons tout pleinement au travers de Jésus : Col 2 : 10 : l’assurance d’être aimé et accueilli : Mat 11 : 28; Jean 3 : 16, la guérison physique : Es 53 : 5; Jac 5 : 15, la guérison intérieure et la restauration du cœur : Luc 4 : 18-19; la certitude de devenir une nouvelle personne :

2 Cor 5 : 17, la délivrance des œuvres de ténèbres : Marc 5 : 1-20; Luc 10 : 17-18, la consolation et le soulagement de tous les maux : 2 Cor 1 : 3-6, le secours dans des situations dramatiques : Marc 2 : 1-12;

4 : 35-41; Act 27 : 13-44; 2 Tim 4 : 14-17. Quand on découvre Jésus, il est normal de demander toutes ces bénédictions que Dieu veut accorder. Mat 7 : 7-11.

²  Seulement, l’individu ne doit pas passer toute sa vie à être un quémandeur et un mendiant spirituel. Un défaut chez les personnes mises au contact de l’évangile consiste à rechercher Jésus principalement et prioritairement pour être bénies, secourues, aidées. La relation avec Dieu dans la prière est uniquement basée sur l’attente des bénédictions. C’était la motivation des foules quand elles accouraient pour voir Jésus.

Marc 9 : 14; 25. Le Seigneur est considéré comme le bien-aimé parce qu’Il soulage, console, secourt, guérit, donne un travail, pourvoit aux besoins matériels, communique un certain bien-être.

2) MON BIEN-AIME EST A MOI ET JE SUIS A LUI. Cant 2 : 16.

²  Avec cette partie, on note une progression par rapport à la précédente. Cette évolution est appelée à être vécue par tous. On remarque la notion d’appartenance réciproque. La Sulamithe affirme que son amoureux lui appartient et qu’en retour, elle se voue à lui. Au niveau spirituel, il s’agit d’une personne qui va plus loin que la recherche de la bénédiction divine. Elle ne s’approche pas de Jésus uniquement afin qu’Il soit pour elle. Maintenant, elle vient à Lui pour Le recevoir comme Sauveur de sa vie. Elle devient enfant de Dieu par la foi car elle ouvre son cœur à la lumière divine. Jean 1 : 12.

²  Le Seigneur frappe à la porte des cœurs car Il désire sauver le plus grand nombre. Les sympathisants de l’évangile et les personnes qui sont bénies sont appelés à entrer dans le salut en confiant leur vie au Fils de Dieu. Le pardon des péchés est alors accordé en réponse à la repentance : Act 3 : 19; 1 Jean 1 : 9. La vie éternelle est offerte dès que la foi est manifestée : Luc 23 : 39-43; Jean 3 : 36; 1 Jean 5 : 12-13. Le baptême traduit la réalité spirituelle selon laquelle le nouveau croyant racheté de ses fautes s’engage à suivre le Bon Berger : Marc 16 : 16. Il n’a alors plus à craindre la mort car la bible lui donne des garanties concernant la fin des temps et l’au-delà. Jean 14 : 1-3; 1 Cor 15 : 50-57; 1 Thes 4 : 13-18; Apo 14 : 13; 21 : 1-4.

²  Le Seigneur commence une œuvre de changement et de transformation dans le cœur du croyant. Il est progressivement libéré du joug de son passé et voit la vie de Dieu se déployer par le Saint-Esprit. 2 Cor 5 : 17; Gal 6 : 15. Il intègre également la notion suivante : il est appelé à appartenir entièrement à son nouveau Maître : “Je suis à lui“. Cependant, pour l’instant, cette mention ne vient pas en premier. L’aspect dominant est le suivant : “Mon bien-aimé est à moi“, c’est-à-dire Jésus est mon Sauveur, Il m’a fait passer de la mort à la vie, Il a inscrit mon nom dans le livre de vie. Luc 10 : 20; Act 26 : 17-18; Apo 3 : 5.

3) JE SUIS A MON BIEN-AIME ET MON BIEN-AIME EST A MOI. Cant 6 : 3.

²  On souligne une progression remarquable dans l’ordre des choses : la notion première mentionnée est maintenant celle de l’appartenance du chrétien à Dieu. On a pris de la hauteur par rapport au niveau où le Seigneur est recherché pour Ses bienfaits et Ses bénédictions. On est monté également par rapport au niveau où Jésus a été invité à pardonner les péchés afin d’accorder la vie éternelle par grâce. A ce stade, Jésus n’est pas seulement le Sauveur mais Il est aussi le Seigneur, c’est-à-dire Celui à qui le chrétien a donné la possibilité de régner. “Je suis à mon bien-aimé” vient en premier. Dans cette sphère, le croyant a choisi d’appartenir entièrement à son Seigneur et de Lui offrir son existence. Il est devenu un disciple consacré.

²  Nous sommes en présence de chrétiens qui acceptent de renoncer à leur vie pour la confier à Jésus. Luc 10 : 23; 14 : 25-27; 14 : 33. C’est le terrain de l’acceptation des efforts, des sacrifices, du prix à payer, de la perte de certains avantages, du confort, de la facilité afin de donner la priorité au Seigneur et à Son œuvre.

²  Ces réflexions sont très pratiques et sont vécues quand par exemple un disciple décide de supporter les contraintes d’un service dans l’église, quand il plonge ses regards dans les Ecritures alors que la motivation n’est pas toujours présente, quand il s’adonne à la prière alors qu’il préfèrerait une autre activité, quand il manifeste de la fidélité au programme de l’assemblée malgré les soucis, la fatigue, la lassitude parfois et l’absence d’envie… On peut souligner d’autres attitudes prouvant que le chrétien permet à Jésus de diriger sa vie : la recherche de la sanctification et d’une vie qui plait à Dieu en renonçant au péché et à toutes formes de dépendances (jeux, sport, alcool, tabac, loisirs qui deviennent des idoles…), renoncement au conflit dans les relations humaines 1 Cor 6 : 1-8, à dominer les autres, à les humilier, à les critiquer systématiquement, à les mépriser, renoncement à l’amour de l’argent et des possessions matérielles. 1 Tim 6 : 10, renoncement aux sollicitations de la chair (la mauvaise nature humaine qui est en tous) Gal 5 : 19-21.

²  Dans chaque situation, le disciple choisit de se détourner de la voie qui ne correspond pas à la sagesse divine et décide d’emprunter le chemin qui est agréable à son Seigneur. Pour vivre cette dimension, le chrétien a besoin de mourir à lui-même afin de permettre au Saint-Esprit de se développer en lui et de porter du fruit. Rom 6 : 8-14; Gal 5 : 22. il s’agit de refuser que la vieille nature dicte l’existence.

²  Ainsi, Pierre a appris à abandonner son esprit de supériorité et son orgueil : Marc 14 : 27-31; 66-72. Jacques et Jean ont du gérer leur impétuosité et apprendre la modération. Luc 9 : 51-56. Ils ont aussi renoncé à leur esprit de compétition déplacé. Mat 20 : 20-28. Paul a canalisé son zèle et sa fougue pour devenir un instrument utilisable entre les mains de Dieu. Gal 1 : 12-14; 1 Tim 1 : 12-14, Timothée a été encouragé à quitter sa timidité excessive car elle était un obstacle au développement de son ministère. 2 Tim 1 : 6-8.

²  Avec cette mentalité, le disciple souhaite se séparer de tout ce qui n’est pas conforme à la sainteté, à la volonté et à la gloire de Dieu dans sa vie. Il cherche à identifier ce qui déplait au Seigneur afin de s’en séparer. Il se laisse éclairer pendant sa marche. Il accepte de traiter courageusement ses zones d’ombre. Il reconnaît ce qu’il est et ce que Dieu lui montre le concernant, même si cela passe par les critiques constructives des autres. Il se dépouille progressivement des éléments de sa vie charnelle. Eph 4 : 20-24.

²  Le but de ces opérations n’est pas une vie austère, fade, monotone et sans saveur mais une existence que le Seigneur peut librement remplir de Ses pensées, de Ses sentiments, de Ses qualités, de sa présence. Gal 5 : 22; Phil 2 : 4.

²  Il est remarquable de constater que “Mon bien-aimé est à moi” figure après. Selon cet ordre, la priorité pour le disciple est d’appartenir à Jésus et d’être à Lui. La bénédiction et la faveur de Dieu sont considérées mais seulement en deuxième position. Nous sommes en présence d’un chrétien qui s’attache davantage au Seigneur qu’à Ses bienfaits. Le donateur est plus important que les dons. La personne divine est plus importante que Ses faveurs. L’œuvre de Dieu, la croissance de l’Eglise, le développement du Royaume divin sont plus importants que les grâces. Col 3 : 1-2. C’est un niveau où on aime Jésus pour ce qu’Il est plus que pour ce qu’Il fait. C’est un amour désintéressé qui s’offre sans attendre un retour. Luc 14 : 12-14.

4) JE SUIS A MON BIEN-AIME. Cant 7 : 11

²  Pour ce quatrième et dernier point, nous franchissons encore une étape. En effet, seule la mention “Je suis à mon bien-aimé” apparaît. Il n’y a plus l’idée de la bénédiction divine, de la grâce et de la faveur du Seigneur. Il semble que l’essentiel soit d’appartenir totalement au Fils de Dieu, qu’il y ait bénédiction ou pas, réponse favorable aux prières ou pas. La relation avec le Seigneur ne dépend plus de ce qu’Il accorde. C’est la qualité d’amour supérieur que Jésus a manifesté vis à vis de Son Père. C’est le style d’amour que le Créateur déploie en faveur de l’humanité indigne. C’est le style de vie d’un disciple qui est animé des mêmes sentiments que Jésus au point de dire : “Non pas ma volonté mais la tienne“. Mat 26 : 39.

²  Le disciple donne à Jésus la possibilité de disposer de sa vie. C’est une offrande sans retenue. Le Seigneur peut réaliser Son plan sans obstacle. C’est l’identification parfaite au Fils de Dieu qui pousse au sacrifice pouvant aller jusqu’à la mort physique. C’est un niveau d’amour qui est prêt à tout pour rester fidèle au Créateur. Dan 3 : 16-18; 6 : 4-17; Act 7; Héb 11 : 35-38.

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