LA VISION DE LA CROISSANCE (XII)

Lecture 2 Rois 4 : 1-7.

1) LA SITUATION DE L’EGLISE.

La femme rencontrée par Elisée s’est trouvée dans une situation particulièrement douloureuse car elle a perdu son mari. Son veuvage l’a entraînée dans la disette et un manque de ressources pour sa subsistance. De plus, ses enfants ont été sur le point de lui être enlevés afin de travailler pour le créancier. C’est dans ce contexte de misère et de souffrance qu’Elisée est intervenu.

Lorsqu’une personne rencontre des circonstances défavorables, elle est invitée à s’attendre par la foi au miracle et au surnaturel divins. La bible précise que le Seigneur agit au-delà de ce qui est espéré dans la vie de ceux qui dépendent de Lui. 2 Chro 1 : 11-12; Eph 3 : 20-21.

La situation de cette veuve fait penser à celle de l’Eglise de notre pays et de notre région. Pourtant, la France a connu au 16ème siècle un mouvement de réveil avec la Réforme. Des milliers et des milliers de personnes ont décidé de sortir du joug du catholicisme et de se détourner de toutes les erreurs doctrinales graves. Un retour à l’Ecriture Sainte et une volonté de La vivre ont favorisé ce réveil spirituel. Plus tard, au début du 20ème siècle, une large et abondante diffusion de l’Esprit a embrasé notre pays. De très nombreuses personnes se sont converties à Jésus, ont changé de vie et ont expérimenté le baptême du Saint-Esprit. Une recherche concernant l’état de la foi dans les Deux-Sèvres montre qu’à cette même époque, 10% des habitants du département étaient d’obédience protestante. On comptait alors une vingtaine de paroisses protestantes évangéliques.

Le déclin spirituel a coïncidé avec les progrès sociaux et économiques du 20ème siècle. Aujourd’hui, nous connaissons un contexte de mort spirituelle car peu sont intéressés par l’évangile qui donne la vie éternelle. De plus, plusieurs des enfants de Dieu sont comme ceux de la femme, c’est-à-dire esclaves. Même après avoir reçu le pardon des péchés et accepté Jésus comme Sauveur personnel, des croyants demeurent dans la captivité. Certains sont prisonniers de leur nature charnelle (orgueil, mauvais caractère, égoïsme, susceptibilité, querelleur…), du péché, de pratiques et d’habitudes contraires à la sainteté de Dieu (tabac, alcool…), d’autres sont attachés excessivement aux choses de la terre et privilégient leur confort de vie au détriment de la consécration spirituelle. 1 Cor 3 : 1-3;

1 Cor 5 : 1-2; 5 : 6; 1 Cor 6 : 1-7; 1 Cor 11 : 20-22; Gal 5 : 19-21; Jacq 4 : 1-4.

Le Seigneur ne souhaite par laisser l’Eglise dans un environnement de mort et avec des membres esclaves. L’œuvre de Dieu représentée par l’intervention d’Elisée consiste à répandre la vie et à libérer les captifs.

2) L’ETAT DES LIEUX.

Dans cette situation de détresse, Elisée pose 2 questions à la femme :

a) “Que puis-je faire pour toi ?”

Cette question a été adressée un jour à Bartimée. Marc 10 : 46-53. L’aveugle aurait pu manquer de foi et manifester une ambition restreinte. Il aurait pu demander seulement une canne, davantage d’argent, des personnes à son service pour l’aider à se déplacer. Ces choses auraient certes constitué une amélioration de sa condition mais néanmoins limitée. En souhaitant recouvrer la vue, il a exposé un besoin profond, vital, essentiel. Il a témoigné également d’un haut degré de foi auquel Jésus a répondu favorablement.

Si le Seigneur nous posait cette question, que Lui répondrions-nous ? Penserions-nous à voir le superflu et le secondaire être satisfaits ou aspirerions-nous à voir Jésus agir en profondeur pour que les domaines prépondérants de notre existence soient touchés ? Au travers de la réflexion sur la vision de la croissance, nous sommes invités à désirer ardemment voir le royaume de Dieu se développer dans nos vies. Aspirons donc à être baptisés du Saint-Esprit : Act 2 : 1-4, à être renouvelés dans cette expérience : Act 4 : 8; 4 : 31, à exercer les dons spirituels : 1 Cor 12 : 1-11; 1 Cor 14 : 1-5, à porter abondamment le fruit de l’Esprit : Act 6 : 3; 6 : 5; Gal 5 : 22, à conduire des personnes au salut : Act 1 : 8; 2 : 46-47, à être des instruments d’édification pour l’assemblée : Eph 4 : 29, à grandir dans une communion personnelle plus vivante et plus intense avec Jésus : Jér 29 : 13; Mat 7 : 7-8.

Bartimée n’était pas satisfait de sa situation et il n’a pas demandé une petite amélioration. Concernant la communauté, tout en étant reconnaissant au Seigneur pour Ses actions et Sa grâce déployées depuis la naissance de l’église en 1972, il est essentiel de ne pas s’en contenter. La foi ne conduit pas à rester un petit troupeau bien installé dans ses habitudes et sécurisé par ses repères. Elle ne désire pas non plus se satisfaire de quelques baptêmes de temps en temps. Elle soupire au contraire à voir de grandes choses et une évolution probante et conséquente. Mat 8 : 10-13; Mat 15 : 28.

b) Qu’as-tu à la maison ?

Dans le désespoir, la femme a répondu qu’elle n’avait pratiquement plus rien. Pour elle, un simple vase d’huile était une richesse insignifiante. La croissance de l’Eglise passe par une prise de conscience de Ses membres concernant Ses capacités, Ses facultés, Ses dons. Trop souvent, le croyant oriente ses regards vers ses manques, ses incapacités, ses difficultés, ses impossibilités. Il est aussi attristé par ce qu’il aimerait avoir mais ne possède pas.

Ainsi, tel chrétien est découragé de ne pas posséder de facilités dans le partage de l’évangile autour de lui. Tel autre aimerait prêcher, jouer de la musique ou chanter mais n’a pas les qualités correspondantes. Tel autre focalise sur les talents des frères et sœurs et aimerait tant avoir les mêmes. Un autre état d’esprit négatif consiste à être conscient de ses possibilités d’expression mais à en minimiser la valeur et l’utilité. Ainsi, avec cette mentalité, un croyant affirme qu’il peut seulement prier et intercéder pour l’œuvre de Dieu. Un autre souligne qu’il est seulement capable d’effectuer le ménage et des travaux, et sous-entend ainsi que ce n’est pas grand chose.

 L’épanouissement de chacun passe par la nécessité de détourner les regards de ce qu’on n’a pas pour les orienter vers les compétences que le Seigneur a données. Il s’agit de les découvrir, de les exploiter et de les faire fructifier. Que chaque enfant de Dieu décèle ses talents, se réjouisse de les avoir reçus par grâce et les mette au service du Seigneur et des autres. Mat 25 : 14-30; Gal 5 : 13; 1 Pi 4 : 10. Il doit également ne pas mépriser ni dévaluer ses possibilités car elles sont utiles et nécessaires à la croissance du royaume de Dieu. Mat 25 : 22-23.

3) L’ACTION HUMAINE.

La femme possédait un vase. Il est le symbole du cœur de l’individu, de sa vie intérieure. Il contenait de l’huile. Cette-dernière représente le Saint-Esprit qui veut se saisir de chaque disciple pour l’exercice des dons spirituels et pour développer Son fruit. Il lui semblait ne pas posséder grand chose. Pourtant, le Seigneur a utilisé ce vase d’huile pour accomplir un miracle et accomplir Son œuvre. Quand un chrétien a l’impression d’avoir peu de talents, il est appelé à réaliser qu’avec le Saint-Esprit dans sa vie, de grandes choses sont possibles. Il est invité à manifester la foi, à se donner à Dieu et à mettre à la disposition du Seigneur sa vie avec tout ce qu’elle contient. Le résultat peut être bien au-delà de ce qui est imaginable ou concevable. C’est l’expérience faite pas le jeune garçon qui a offert à Jésus le peu qu’il possédait, à savoir 5 pains et 2 poissons. Jésus a multiplié cette offrande pour nourrir une foule composée de plusieurs milliers de personnes. Jean 6 : 1-13.

La femme n’est pas restée inactive. Elle est allée chercher des vases vides chez ses voisins, selon la recommandation d’Elisée. Ceci fait penser à toutes les actions d’évangélisation de l’assemblée. Le but est d’amener dans la maison de Dieu le plus grand nombre de personnes afin qu’elles reçoivent favorablement le message de l’évangile, qu’elles soient sauvées et qu’elles soient remplies à leur tour du Saint-Esprit.

Au sujet du changement de local, une salle supplémentaire pour les enfants a été prévue. Dans l’immédiat, elle ne sera pas nécessaire. Cependant, nous croyons par la foi que dans l’avenir, l’assemblée aura besoin d’une salle de classe complémentaire. Selon le même principe, les pièces annexes existantes ont été pensées avec davantage de surface. Il a été envisagé une salle de culte pouvant accueillir 250 personnes. Lorsque nous inaugurerons le nouveau bâtiment, nous serons certainement loin de la remplir. Cependant, par la foi, nous considérons que le Seigneur remplira les chaises et assurera la croissance de la communauté comme Il a rempli les vases vides.

La femme a cherché des récipients vides qui se sont tous trouvés pleins. De la même façon, confions à Dieu les espaces du futur local et Il les remplira. Invitons des gens dont le cœur est vide afin de les mettre au contact de l’huile de l’Esprit. Le Seigneur les remplira de Sa vie éternelle.

L’effort d’évangélisation doit être communautaire. Ainsi, l’église développe des actions pour atteindre les gens (soirées vidéo, concerts, invitations d’artistes, fête de la musique, équipes de sondages, initiatives de la Cafej, projet d’action sociale…) Mais il doit aussi être personnel. Chaque disciple est appelé à avoir à cœur ses connaissances (collègues de travail, voisins, famille, proches) dans le but de les conduire à Christ. C’est une responsabilité individuelle. La femme est allée elle-même chercher des vases. Elle ne s’est pas reposée sur Elisée. Elle n’a pas non plus confiée cette tâche à une autre personne. C’était son implication et son investissement. De la même façon, la responsabilité de témoigner de l’amour de Dieu, de tendre la main aux inconvertis et de prier en leur faveur est du ressort du disciple. Cette part ne revient pas au Seigneur. Ainsi, chacun est appelé à rechercher sa place dans ce domaine, à être disponible entre les mains de Dieu pour conduire des personnes au salut et à saisir toutes les occasions pour présenter le Sauveur.

4) L’ACTION DIVINE.

L’action de Dieu est associée et complémentaire à celle des hommes. 1 Cor 3 : 6-8. Le plan divin pour un individu et pour une communauté s’accomplit quand l’homme s’investit aux côtés du Seigneur. Ce-dernier ne fera jamais la part humaine mais Il ne demandera pas à Sa créature d’accomplir quelque chose d’impossible ou au-dessus de ses forces. Dieu attire à Lui les êtres humains, Il leur parle, Il leur témoigne Son amour, Sa puissance, Son pouvoir de sauver. Jean 1 : 12; Jean 3 : 16; Romains 5 : 8. Il leur propose la vie éternelle. Jean 3 : 36;

1 Jean 5 : 12. Act 9 : 31. Concernant une communauté, le Seigneur bénit les entreprises faites en Son nom et selon Ses principes, Il donne du succès aux initiatives qui ont pour objectif la croissance de l’Eglise. Il est le Dieu des miracles pour la guérison des corps, la délivrance des puissances ténébreuses, la consolation des cœurs brisés.

Tant que des vases ont été présentés, l’huile a coulé pour les remplir. Le miracle s’est arrêté à partir du moment où il n’y a plus eu de récipient. Tant que l’église a à cœur le salut des âmes et le témoignage de l’évangile arrosé de prières et d’intercessions, le Seigneur verse Son huile, c’est-à-dire Son esprit dans la vie de ceux qui Lui sont présentés. Le Père Céleste garantit que le travail effectué pour la croissance de Son  royaume n’est pas vain ou inutile. Que l’église continue de semer avec foi et persévérance afin de récolter au temps convenable par l’action du Saint-Esprit. Eccle 11 : 1Es 49 : 4; 1 Cor 15 : 58.

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