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L’EVANGELISATION (2)

Lecture : Eccl 11 : 1

1) LES RAISONS DE L’ANNONCE DE L’EVANGILE.

  • Dans Mat 28 : 19-20 et Act 1 : 8, Jésus convie Ses disciples à remplir une mission précise : proclamer le message du salut à tous les hommes afin qu’ils soient sauvés et deviennent des enfants de Dieu mûrs dans la foi. Le rôle fondamental de l’Eglise est de donner la vie divine qu’elle a reçue. Il s’agit pour elle d’un devoir. Si une assemblée développe ses activités principalement pour son bien-être et son bonheur, elle se trompe de but. Il est important de viser une qualité de vie la plus haute possible dans l’Eglise et de favoriser tout ce qui contribue à la paix, à la communion fraternelle, à l’amour et à l’épanouissement de chacun. Act 9 : 31; Eph 4 : 1-3; 19; 32; Col 3:12-14. Néanmoins, le but suprême doit être la qualité pour engendrer la quantité de gens sauvés. Jean 3 : 16; 1 Tim 2 : 4.
  • Une communauté prospère est un ensemble de disciples au milieu desquels il fait bon vivre. Elle déploie un climat spirituel et humain très positif. Elle attire à elle de nouvelles personnes, les accompagne, en prend soin et les conduit à rencontrer Jésus afin d’être sauvées. Cette responsabilité ne repose pas seulement sur les épaules du pasteur, des anciens et des prédicateurs mais concerne chaque membre.
  • Le Seigneur pourrait propager l’évangile sans Ses enfants. Les interventions angéliques et les actions du Saint-Esprit seraient suffisantes pour permettre à chaque créature d’être en contact avec la lumière divine. D’ailleurs, dans certains contextes particuliers, Il se révèle sans intermédiaire humain par des songes, des visions, des paroles audibles, des événements surnaturels. Cependant, un des principes bibliques est le suivant : Dieu a choisi de travailler avec ceux qui Lui appartiennent et qui marchent avec Lui. Marc 16 : 19-20; 1 Cor 3 : 9.
  • Ainsi, des hommes et des femmes sauvés deviennent des instruments de salut pour les autres. Des gens guéris par l’amour de Jésus sont en mesure d’être des acteurs pour la guérison des autres. Des croyants restaurés et épanouis dans leur identité ont la capacité d’être des moyens de restauration et d’épanouissement pour leur entourage. Chaque chrétien est un outil précieux entre les mains du Père Céleste pour atteindre les multitudes qui ont besoin du pardon des péchés. Cette vision doit être présente et se développer dans le cœur des disciples.
  • Le témoignage ne doit pas être appréhendé uniquement sous l’angle du devoir et de la mission à remplir. Sinon, plusieurs peuvent être paralysés par la responsabilité et ployer sous le poids de la culpabilité de ne pas être suffisamment efficaces dans le partage de l’évangile. C’est pourquoi il convient de considérer l’amour comme moteur et source de motivation. En effet, l’amour permet de voir les autres non pas comme des cibles à transformer en adeptes, mais comme des individus pour lesquels Christ a donné Sa vie en mourant sur la croix. Chaque personne, quels que soient son origine, sa race, sa couleur de peau, sa situation sociale ou professionnelle, ses échecs, ses péchés, ses défauts, est aimée de Dieu de façon inconditionnelle et destinée à la vie éternelle.
  • Avec cette compréhension, le disciple est invité à être animé de cet amour divin pour être motivé à proclamer l’évangile. Comme cette qualité ne se trouve pas systématiquement dans le cœur du chrétien, il lui est nécessaire d’en être rempli par le Saint-Esprit. Rom 5 : 8; Gal 5 : 22. Il s’agit d’aspirer à recevoir cet amour, à le désirer afin de le manifester. Il n’est pas ici question de témoigner de la compassion seulement à des gens faciles, sympathiques et dociles mais de décider d’aimer comme Jésus nous a tous aimés malgré notre indignité.

2) PARTAGER LE PAIN DE VIE.

  • Eccl 11 : 1 Þ Le pain représente symboliquement la Parole de Dieu. Mat 4 : 4. Le Seigneur souhaite prendre soin de Ses enfants en pourvoyant à leurs besoins. Mat 6 : 25-34. Les 3 parties de notre être –corps, âme, esprit- sont importantes et sont l’objet de toute Son attention. Néanmoins, comme nous sommes tentés naturellement de privilégier la beauté et la santé de l’enveloppe extérieure, (le corps), Jésus rappelle la nécessité de nourrir convenablement notre être intérieur (âme et esprit). Cette opération s’effectue grâce à la lecture et à la méditation de la bible, à l’écoute de la prédication de l’évangile. A cela s’ajoutent la prière, la participation à la vie de la communauté, l’engagement dans un service. Act 2 : 42.
  • C’est grâce au pain de la Parole que les hommes sont éclairés au sujet de l’amour de Dieu, de la réalité du péché mais aussi du seul remède efficace, à savoir le pardon divin accordé en réponse à la repentance sincère.

Act 2 : 38; 3 : 19.

  • L’Eglise a le privilège d’avoir à Sa disposition de merveilleux outils variés : bibles, Nouveaux Testaments avec différentes traductions, formats grosseurs de caractères adaptés aux gens, évangiles, prospectus, K7 audio et vidéo, CD, DVD… Toutes ces affaires ne sont pas stockés pour décorer le comptoir des publications mais pour être utilisées par les chrétiens en étant offertes aux inconvertis. Jeter son pain sur la face des eaux consiste donc à permettre à des amis d’être mis au contact de l’évangile par le moyen de ces supports. Chaque disciple est invité à avoir sur lui des évangiles, des prospectus à offrir lorsqu’une occasion se présente.
  • Dans la bible, Jésus se présente comme étant le Pain de vie. Jean 6 : 28-58. Cela signifie que celui qui accepte le Seigneur dans son cœur, qui se nourrit de Sa présence et de Sa vie tous les jours et se donne à Lui expérimente le véritable christianisme. Offrir le Pain de vie au monde consiste à présenter le Fils de Dieu qui est également le Chemin, la Vérité, la Vie. Jean 14 : 6.
  • A la lecture de ce verset, on peut imaginer un homme se tenant sur un pont au-dessus d’un cours d’eau et jetant dans l’eau son pain tiré de son sac. Pendant un certain temps, il peut suivre du regard les morceaux emportés par le courant. Puis, ces-derniers s’éloignent de plus en plus jusqu’à disparaître de son champ de vision. Cet homme ignore la suite du parcours du pain. Certains morceaux coulent et échouent au fond de la rivière, d’autres sont coincés dans des branchages, d’autres finissent leur dérive dans un creux de la berge. Par contre, d’autres bouts sont avalés par les poissons ou les canards et atteignent alors leur objectif.
  • Ainsi, quand un chrétien témoigne et répand la Parole de Dieu avec tous les moyens mis à sa disposition, il ne sait pas toujours si ce pain divin va être “avalé” pour nourrir une personne et la conduire au salut. Il doit accepter que certains de ses témoignages se heurtent à l’indifférence, au rejet ou au mépris. Par contre, d’autres écoutent, ouvrent leur cœur et se tournent vers Jésus.

3) NECESSITE DE LA PATIENCE ET DE LA PERSEVERANCE.

  • La foi est donc indispensable car le témoin de Christ ne connaît pas à l’avance le résultat de son témoignage. Il ignore le nombre de personnes qui seront sauvées par son intermédiaire. Il ne maîtrise pas la réaction ni la décision de ceux à qui il offre une bible. Toutefois, il a l’assurance suivante de la part de Dieu : ses efforts portent à un moment donné du fruit. Son travail et sa consécration ne sont pas vains ni inutiles. 1 Cor 15 : 58. Cette promesse est importante et particulièrement encourageante dans un environnement de sécheresse spirituelle. En effet, le découragement peut assaillir le croyant motivé par l’évangélisation. Mais malgré l’indifférence et le peu d’intérêt manifestés par le plus grand nombre de nos contemporains, plusieurs cherchent Dieu et sont disposés à recevoir le pain de vie offert par les chrétiens. C’est donc essentiel d’être zélé et dynamique pour répandre la bonne nouvelle de l’évangile. De plus, le Seigneur accordera des récompenses en fonction de l’investissement du disciple. Es 49 : 4.
  • La deuxième partie du verset souligne le facteur du temps : Eccl 11 : 1. La promesse de voir le résultat du pain jeté sur les eaux est communiquée. Le parcours de nombreuses personnes devenues des disciples de Jésus montre qu’il se passe souvent du temps entre le moment du contact avec le pain de vie et leur conversion. Cette notion nous déstabilise car elle est contraire à notre nature humaine caractérisée par l’impatience. Naturellement, nous préférons l’immédiat et l’instantané. Dans le domaine de l’annonce de l’évangile, le chrétien aspire à voir les gens se convertir rapidement.
  • De plus, notre société favorise ce type de mentalité. C’est l’époque du “tout de suite, sur-le-champ, sans délai“. Dans tous les secteurs économiques, on cherche à réduire les délais, à minimiser le temps d’attente. On supporte de moins en moins de devoir patienter. Il faut que tout aille de plus en plus vite. Pourtant, la patience, l’attente, la persévérance sont des principes spirituels et des qualités que le chrétien a besoin d’acquérir. Paul compare ce-dernier à un cultivateur. 2 Tim 2 : 6. Il explique la nécessité de travailler le sol, de le préparer, de l’ensemencer. Ensuite, il faut laisser le processus de germination et d’éclosion de la vie dans la graine s’effectuer. Plus tard, il pourra récolter et sera récompensé du fruit de son travail. Les Ecritures rappellent qu’il existe un temps pour tout. Eccl 3 : 1-8.
  • Ainsi, le chrétien fidèle à Jésus marche forcément à contre-courant par rapport à l’état d’esprit du monde. Là où sont prônées et encouragées l’impatience et l’immédiateté, le disciple choisit les vertus en harmonie avec le cœur de Dieu, à savoir la patience, la persévérance, l’abnégation. Le Saint-Esprit est un collaborateur efficace pour vivre ces qualités. Act 14 : 22; Gal 5 : 22; 1 Cor 15 : 1.
  • L’assemblée doit être attentive aux multiples opportunités d’annoncer et de partager le message du salut. Elle est invitée à jeter son pain, c’est-à-dire la Parole de vie et à présenter Jésus au plus grand nombre. Elle doit ensuite s’accaparer cette promesse divine selon laquelle elle récoltera le fruit de son travail, mais avec le temps. Pendant cette période de semailles, elle a besoin d’apprendre la patience.
  • Cette réalité a été expérimentée par Jésus à la croix. En effet, après 3 ans et demi de ministère, de miracles, d’interventions surnaturelles et bienfaisantes dans la vie de nombreuses personnes, combien sont-ils à se trouver aux pieds du Seigneur le jour de Sa crucifixion? La question n’est pas de savoir combien ont été bénis, délivrés, secourus ou guéris. La question porte sur le nombre de disciples authentiques. Or, un disciple est un chrétien qui a reçu Jésus comme son Sauveur personnel mais qui a décidé également de mourir à lui-même pour suivre le Seigneur, se donner à Lui et donc en faire le Maître de sa vie. Or, à la fin du parcours terrestre du Fils de Dieu, ils ne sont qu’une poignée.
  • Concernant le nombre de disciples véritables, le Seigneur n’a pas eu de résultat immédiat. Plus tard, après l’effusion de l’Esprit et la consécration des apôtres, le fruit a été remarquable. Il convient de souligner la réalité suivante : Jésus devait mourir pour que la vie divine engloutisse le péché et la mort et se répande. L’Eglise est le fruit de Son sacrifice. D’où la réflexion suivante pour l’assemblée : plus les chrétiens sont disposés à mourir à eux-mêmes et à se donner aux autres, plus les fruits sont abondants. Jean 12 : 24. Plus les chrétiens sont consacrés à la prière et à la mise en pratique des principes bibliques, plus l’évangélisation est puissante et efficace. Plus les chrétiens cherchent à ressembler à leur Seigneur, plus ils enfantent des personnes nouvelles et les amènent au salut.

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