FAIRE GRACE

Lecture Genèse 26 : 12-32.

1) LE PARCOURS D’ISAAC.

Gen 26 : 12-13  Isaac a été béni, il a connu une certaine prospérité, une réelle richesse. Jésus a donné Sa vie afin que nous soyons dans l’abondance. Jean 10:10. Cette réalité peut concerner l’aspect matériel, financier, mais elle évoque surtout une qualité de vie en repos, équilibre, harmonie intérieure, guérison, rétablissement, présence divine… Cette qualité est étroitement liée à la profondeur de la relation avec le Seigneur.
Isaac a été rejeté par Abimélec. Gen 26 : 16. Sur le plan humain, lorsqu’une personne réussit, elle provoque soit de l’émerveillement, soit du rejet, de l’irritation, de la jalousie. D’une manière générale, le constat concernant les relations humaines est le suivant : le rejet est une pratique répandue. Un individu peut être mis de côté à cause de ses péchés mais aussi parce qu’il est différent, parce que son caractère le rend associable. Il convient de relever que Jésus Lui-même a du gérer l’abandon. Mat 26 : 51-56; Jean 6 : 66.
Sur un plan spirituel, quand un disciple est béni, qu’il porte du fruit, qu’il connaît une certaine réussite dans sa marche chrétienne, il peut susciter de la joie, de l’admiration : “J’aimerais lui ressembler, être béni comme lui et être une bénédiction”, de la stimulation : “S’il est heureux, je peux le devenir aussi”, de l’encouragement mais également du rejet, du mépris, de l’agacement.
Les frères et sœurs en profonde communion avec le Seigneur, dont la vie est bénie et riche en victoires, sont des miroirs qui reflètent les insuffisances, les défauts, les péchés, les manquements de ceux qui les côtoient.
1 Jean 3 : 12. La bonne réaction est de dire : “Merci Seigneur, car au travers de mon contact avec ce frère ou cette sœur, Tu m’as éclairé et révélé ma faiblesse. Je vais me placer devant Toi afin que Tu me purifies, que Tu me secours, que Tu me transformes, que Tu me sanctifies.”
On peut rejeter une personne uniquement sur la base de rumeurs ou de paroles entendues la concernant. Ces commentaires reçus sans prudence entraînent une appréciation, un jugement subjectif. C’est ainsi que l’on peut nourrir des préjugés, des à priori. Gen 20 : 10; Deut 13 : 14; 17 : 4.
Isaac, rejeté, est parti et a creusé des puits : “Esek”, “Sitna”. Ces mots signifient : “dispute, opposition”. Ces circonstances l’ont marqué et affecté au point qu’il ait donné ces noms aux puits. A chaque fois, le fils d’Abraham a rencontré la rébellion, la querelle, la jalousie. Il aurait pu choisir de tenir tête et d’affronter ses adversaires. Il aurait pu décider de défendre ses intérêts et risquer de s’enliser dans un conflit pénible, douloureux et durable. Il a opté pour le changement de lieu où il a recommencé à creuser des puits.
Son attitude spirituelle montre qu’il est parfois préférable de lâcher prise et de perdre certaines choses. Dans des situations, le choix qui consiste à renoncer à ses droits est le meilleur. Mat 5 : 38-42; 1 Cor 6 : 6-7. Il permet de bénéficier de la paix et l’approbation divines. La foi donne l’assurance que Dieu est juste et qu’Il rétribuera chacun selon ses oeuvres. Ps 62 : 13; Apo 22 : 12.
Tous les ingrédients pour nourrir dans son cœur de l’amertume, du ressentiment, du mépris, de la haine vis à vis de ses opposants étaient réunis. Ainsi, on peut dresser une liste des griefs, des raisons légitimes sur un plan humain pour justifier son amertume, sa dureté de cœur, son intransigeance (Violences subies dans l’enfance, solitude due à un divorce, différence de point de vue concernant la vie de l’église, désaccord dans le cadre du service…) Le résultat est une capacité, une promptitude à revenir sur le passé, à prononcer des paroles blessantes, à détourner le regard pour éviter de saluer une personne, à avoir une attitude agressive. C’est la raison pour laquelle les Ecritures nous invitent à garder notre cœur de toute pollution et de tout poison. Prov 4 : 23; Héb 12 :15.

2) LE CONTACT ENTRE DIEU ET ISAAC.

Gen 26 : 24  Dieu est apparu à Son serviteur. De la même façon, Jésus peut Se manifester, Se révéler en plein jour, c’est-à-dire dans un contexte de facilité, une période favorable, mais également dans la nuit, au travers d’une situation sombre à cause du rejet, de l’opposition, de la souffrance due à une injustice, à une blessure.
Dans cette dernière circonstance, le chrétien connaît un combat intérieur violent entre la chair et l’esprit. En effet, la nature humaine le pousse dans le sens de l’entretien de mauvaises pensées, de la rancune, du ressentiment, alors que l’Esprit l’influence pour faire grâce, pour pardonner ou demander pardon. Gal 5 : 17.
Isaac, en homme de paix, a fait le maximum pour éviter les conflits. Il a pris ses distances vis à vis des Philistins et a creusé d’autres puits. 2 Tim 2 : 23 “Repousse les discussions folles et inutiles, sachant qu’elles font naître des querelles.” Faisons attention aux conversations auxquelles nous participons, même si notre implication se limite à l’écoute.
Isaac a réglé son problème de pardon, il a surmonté sa difficulté pour faire grâce. En effet, le verset 24 précise : “Je suis avec toi.” Le Seigneur ne peut réellement être avec Son enfant, approuver sa conduite et sa marche qu’à partir du moment où la miséricorde est manifestée et un comportement selon les Ecritures manifesté.
Jésus veut apparaître dans la nuit de quelqu’un afin de le conduire à faire grâce, à pardonner. Mat 11 : 28 “Venez à moi, vous tous qui êtes fatigués et chargés, et je vous donnerai du repos.”  On peut être chargé à cause de sa dureté de cœur, de son implacabilité, de sa rancœur. Ce sont des poids pesants qui freinent la marche chrétienne, cette-dernière devenant empruntée, lourde, pénible. Or, Jésus souligne que nous sommes le sel de la terre et la lumière du monde. Nous sommes appelés à dégager de la saveur et à éclairer les inconvertis pour les conduire au salut.
Gen 26 : 25  A l’autel de l’Ancien Testament correspond la croix du Nouveau Testament. En effet, les sacrifices d’animaux ont été remplacés par celui excellent et pleinement suffisant de Jésus. Isaac a dressé sa tente après avoir bâti un autel à l’Eternel. L’ordre des éléments dans ce verset est révélateur : l’autel vient avant la tente. Ainsi, le désir d’offrir sa vie au Seigneur vient avant les nécessités personnelles. Soigner sa relation avec Dieu vient avant le confort humain. Le royaume céleste est préférable aux choses de la terre. Mat 6 : 33; Col 3 : 2. Construire l’autel avant de dresser la tente signifie bâtir sa vie sur le fondement de l’œuvre de Jésus à la croix. Tous les aspects humains concernant la vie sentimentale, professionnelle, matérielle, les loisirs, le temps libre… sont développés en fonction de la croix. La tente, c’est-à-dire l’habitation personnelle est importante. Mais l’autel, c’est-à-dire le lieu du culte, est primordial. Aggée 1 : 4-5. Le disciple, sans négliger ses occupations et ses activités, soigne son implication au niveau de l’église.
De la même façon, la vie du disciple doit dépendre de la croix, de l’œuvre et de la personne du Seigneur. La mauvaise démarche consiste à d’abord “dresser sa tente”, c’est-à-dire à s’occuper en priorité de ses propres affaires, de ses activités, de ses intérêts, puis à inviter le Seigneur à bénir. La bonne vision correspond à venir à la croix pour vivre avec l’état d’esprit qui a animé Jésus. Il est question de renoncement, de recherche de la paix, de l’amour, de la grâce, de la miséricorde.

3) NOUVELLE EPREUVE D’ISAAC.

Les sentiments purs d’Isaac ont été éprouvés par la venue d’Abimélec. Ce-dernier avait chassé auparavant le fils d’Abraham et l’avait exposé à des difficultés. Il espérait certainement ne plus le rencontrer. Un jour, un élément lié au passé peut surgir de nouveau. Ce peut être une circonstance, une situation ou bien une personne qui rappellent le passé. La plaie que l’on pensait correctement cicatrisée s’ouvre. La douleur et la souffrance apparaissent. Parfois, l’amertume et la rancœur surgissent. Ainsi, Joseph a été confronté à ses frères des années après avoir été vendu comme esclave. Gen 42 : 6-8. On croyait le passé enterré, et voilà qu’il se manifeste.
Le Seigneur veut aider Son enfant à consolider sa position dans le pardon, à affermir la victoire remportée et les bons sentiments de grâce et de miséricorde manifestés. Il s’agit d’un verrouillage, d’un cadenas de sécurité. C’est en effet nécessaire d’accorder la grâce pour avancer dans la marche chrétienne. Si on n’a pas réussi –ou pas voulu- pardonner, demander pardon ou exercer la miséricorde, le Seigneur va permettre une nouvelle occasion à saisir pour exprimer ce qui correspond à Sa volonté. Mat 18 : 21-35. Car tant que la victoire n’a pas été totalement remportée, la marche avec Jésus est ralentie, freinée, puis bloquée, stoppée.
Lorsque ces réalités ont été exprimées, la consolation doit accomplir son œuvre. En effet, il est possible d’avoir fait grâce mais de souffrir encore à cause des préjudices subis. Le Seigneur désire consoler les affligés et guérir les cœurs blessés. Ps 94 : 19; Mal 4 : 2; 2 Cor 1 : 3-4; 2 Thes 2 : 17.
Gen 26 : 29  Abimélec a sensiblement tordu le sens de la réalité. Les faits se sont pas exactement comme il les a mentionnés. Isaac aurait pu comme la fois précédente s’engager sur un terrain de règlement de comptes ou de redressement des tords. S’en serait suivie une bataille d’arguments et d’avis qui n’aurait pas donné de résultat positif et satisfaisant. Isaac a confirmé ses bonnes dispositions en privilégiant la paix avec Abimélec. Gen 26 : 30-31. La maturité spirituelle demande parfois d’éviter de relever des réflexions désobligeantes, d’éviter de se braquer quand les sensibilités divergent. Elle conduit le disciple à passer par-dessus des choses déplaisantes et à faire grâce dans le but de favoriser l’œuvre de Dieu et de rechercher la paix.

4) BENEDICTION DIVINE.

Pendant qu’Isaac s’entretenait avec le roi Philistin, ses serviteurs creusaient un puits. Après la manifestation de la preuve des sentiments de miséricorde et de grâce du patriarche, de l’eau a été trouvée. Le texte permet d’effectuer la liaison entre la position selon le cœur de Dieu d’Isaac et la découverte de l’eau. La bénédiction a accompagné son attitude spirituelle. Comme il fait grâce, le Seigneur lui a accordé la grâce divine. Ps 18 : 26-28; Mat 7 : 1-2.
Nous jouissons de bénédictions indépendamment de ce que nous sommes ou faisons. C’est la providence divine qui conduit Dieu à répandre ses faveurs sur tous Mat 5 : 45. Cependant, Il réserve des bienfaits pour ceux et celles qui se soumettent volontairement à Sa parole, à Ses conseils, qui acceptent de mourir à leurs pensées humaines pour vivre selon les directives de l’Esprit.

Pasteur Philippe LANDREVIE

 

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