EVANDIS 327 : LA PRIERE (6)

1) INTRODUCTION.

– Nous allons aborder au travers de ce message l’importance de rechercher la face de Dieu dans la prière avant d’agir ou de se décider. Il convient également de souligner un principe divin incontournable : le Seigneur désire manifester Ses œuvres en collaboration avec l’homme, ce-dernier est invité à inclure le Sauveur dans ses choix et ses orientations. Ps 37 : 5; 1 Cor 3 : 9.
– Ainsi, la bible montre que le peuple hébreu était conduit dans le désert par la nuée (symbole de l’Esprit) mais aussi par un guide humain : Nomb 10 : 29-32; Dieu a précisé à Noé le moment favorable pour sortir de l’arche, mais avant cela, le patriarche a lui-même analysé la situation et suivi son évolution :
Gen 8 : 6-16; lors de la multiplication des pains, Jésus a accompli un miracle, et les disciples ont participé en distribuant la nourriture : Mat 14 : 19; Le Seigneur a ressuscité la fille de Jaïrus, les proches ont été invités à l’assister en lui donnant à manger : Marc 5 : 43; Le Fils de Dieu a redonné la vie à Lazare, ses connaissances l’ont libéré de ses bandes : Jean 11 : 44.
– Ainsi, le Seigneur réalise Sa part en guérissant, en libérant, en donnant les moyens aux hommes de s’en sortir, en sauvant de l’emprise du péché et des forces de ténèbres. De son côté, l’être humain doit prendre ses responsabilités en manifestant sa foi, en activant sa volonté, en désirant conduire sa vie en fonction de l’évangile et en grandissant dans sa communion avec le Seigneur au travers de la prière.
– Le croyant a donc besoin de développer l’activité de la prière avant de choisir une direction ou de se déterminer. Des exemples tirés des Ecritures enseignent cette réalité.

2) DES EXEMPLES DE PRIERE AVANT L’ACTION.

a) Dans une situation de danger. Esther 3; 4.

– Les hébreux ont été menacés d’une extermination dont le principe a été approuvé par un décret royal. Mardochée, un juif pieux, a imaginé une issue à la crise, sans avoir l’assurance de la réussite de son plan. Il a invité Esther à rencontrer le puissant monarque afin qu’elle intercède en faveur de ses compatriotes.
– La reine a accepté de renoncer à ses privilèges et à sa position pour prendre le risque de se présenter devant le roi sans y avoir été invitée. Elle pouvait perdre la vie ou être destituée de sa position. Elle était prête à mourir pour tenter de sauver son peuple. Cette disposition de cœur remarquable correspond à l’œuvre de Jésus qui a offert Sa vie en sacrifice pour le salut de l’humanité. Rom 3 : 23-25; Rom 5 : 8; Héb 13 : 14; 1 Jean 2 : 2. Le disciple est encouragé à revêtir les mêmes sentiments afin de ressembler à son Seigneur. Rom 6 : 13; 2 Cor 8 : 5; Gal 2 : 20; Phil 2 : 5.
– De plus, elle a eu la sagesse de ne pas se précipiter dans sa démarche qui consistait à rencontrer le roi. Souvent, le stress, l’agitation intérieure, l’anxiété poussent à l’action rapide pour trouver une solution satisfaisante à une crise. La hâte conduit à commettre des erreurs. Or, une démarche de foi avec la paix et le repos qui l’accompagnent est une attitude adéquate. Es 30 : 15. Esther a préparé sa visite en motivant ses compatriotes à jeûner et à prier. De plus, elle ne s’est pas reposée sur les autres, car elle a personnellement participé en cherchant la face de Dieu. Est 4 : 15-16. Le roi lui a été favorable et le plan diabolique a été déjoué.
– Les situations de danger, d’instabilité, d’inconfort exercent de fortes pressions sur l’individu qui est tenté de prendre des décisions et d’agir trop rapidement. Néanmoins, il est préférable de privilégier le recueillement et la mise à l’écart dans un lieu paisible devant Dieu afin d’évacuer les troubles et l’agitation intérieure pour permettre au Saint-Esprit de rassurer, de calmer, de soulager. De plus, la prière pour un contexte particulier favorise l’intervention du Seigneur qui dispose les cœurs et change les événements. Ainsi, un disciple est bien plus armé pour sortir victorieux d’une crise après avoir pris du temps avec Jésus.

b) Dans une situation d’opposition. Nomb 20 : 1-6.

– Moïse et Aaron ont rencontré une forte opposition de la part du peuple qui a exprimé des critiques acerbes, des accusations virulentes et du mépris à l’encontre des 2 frères. Dans ces conditions, la nature charnelle pousse à réagir à chaud, à prononcer des paroles déplacées, à tenir des propos excessifs. Cela entraîne alors une dégradation de la relation qui glisse vers un conflit. On éprouve des difficultés à se contenir et on communique sans retenue ce que l’on pense, sous couvert que toute vérité est bonne à dire. Si les attitudes ne changent pas, c’est alors l’escalade avec l’enracinement de la rancune, de l’amertume, du ressentiment pouvant aller jusqu’à la haine. Gen 4 : 6; Nomb 12 : 8; Ps 50 : 19-20. Le piège subtil est de chercher à justifier les mauvais sentiments en repoussant la responsabilité d’une crise sur l’autre.
– Moïse a préféré s’éloigner de ses contradicteurs pour rejoindre la présence de l’Eternel. Nomb 20 : 6. Il s’est prosterné devant Dieu qui a manifesté Sa gloire. Cet exemple nous enseigne sur le bon comportement à adopter dans un tel contexte. Paul encourage à s’abstenir des discussions folles et inutiles qui risquent de déboucher sur des querelles. 2 Tim 2 : 23. L’auteur des Proverbes tient un discours identique. Prov 17 : 14. Rom 13 : 13; Tite 3 : 9. L’apôtre n’a pas cherché ni alimenté la confrontation avec ses opposants, il s’est esquivé. Act 19 : 8-9. Jérémie n’a pas perdu son temps à essayer de convaincre son entourage incrédule et borné, il n’a pas voulu se laisser aspirer dans un conflit destructeur et a préféré sagement se retirer. Jér 28 : 10-11. Jésus ne s’est pas laissé entraîner dans des conversations sans fin et sans issue avec les religieux de son époque. A certains moments, il a clos le débat et a poursuivi Sa route.
Mat 16 : 1-4.
– Selon ces témoignages, le disciple a besoin d’apprendre la retenue, la modération, la tempérance qui sont des expressions du fruit de l’Esprit. Gal 5 : 22. Ces vertus sont produites et développées dans le cœur du chrétien lorsqu’il renonce à s’emporter pour se réfugier dans la prière.

c) Lors d’une décision à prendre. Nomb 22 : 1-8.

– Balaam a été sollicité pour répondre favorablement à la demande du roi de Moab. Cet homme, qui a dérapé par la suite, a eu dans un premier temps un bon réflexe : avant de s’engager et de se prononcer, il a souhaité consulter le Seigneur pour savoir quelle réponse communiquer. Nomb 22 : 8. Dieu lui a parlé distinctement et le prophète a suivi les indications divines. Nomb 22 : 9-13.
– Parfois, on brûle d’envie de prononcer certaines paroles, on s’exprime rapidement en fonction des pensées qui surgissent dans notre cœur sans prendre la précaution de les soumettre au Seigneur. Certaines réponses données ou des conversations ont une portée et des conséquences non négligeables (engagement dans le mariage, dans le domaine professionnel, financier, conseil à quelqu’un…) Les Ecritures enseignent et l’expérience confirme qu’il est préférable de préparer sa réponse dans la prière en exposant tous les éléments à Jésus. Même un partage délicat avec une personne nécessite d’être élaboré et mûri au préalable dans la prière.
– Dans ces conditions, le Seigneur peut clairement exposer la conduite à tenir et l’orientation des propos, comme ce fut le cas avec Balaam. Le Saint-Esprit peut faire ressentir Sa pensée ou conduire le chrétien vers la Parole qui informe alors de façon limpide sur ce qu’il convient de dire.

d) Devant un choix à effectuer. Luc 6 : 12-16.

– Parmi tous les disciples motivés pour suivre Jésus et Le servir, 12 ont été choisis pour devenir apôtres. Le Seigneur ne s’est pas prononcé de façon arbitraire ou partiale. Il ne s’est pas trompé dans Sa sélection tout simplement parce qu’Il a fait précéder Son choix d’un moment prolongé avec Son Père. Lors de la nuit passée à prier, Jésus a vraisemblablement reçu des indications concernant la mise à part des 12 pour leur vocation.
– Ceci encourage les croyants à exposer au Seigneur les différentes possibilités qui s’offrent à eux. Dieu aspire à voir Ses enfants dépendre étroitement de Lui et Lui faire confiance pour les orientations de leur vie. Il désire être le bon Berger qui conduit Ses brebis et en prend soin. Ps 23 : 1-2; Jean 10 : 12-18. Il souhaite les conseiller afin de leur permettre de faire des choix judicieux et en harmonie avec Son plan bienveillant. Ps 32 : 8; Es 48 : 17.
– Ainsi, lorsqu’une personne renonce à vouloir diriger sa vie et cherche ce qui plait au Seigneur en développant sa vie de prière, elle permet au Père céleste de l’orienter concrètement et découvre le chemin sur lequel elle est invitée à marcher par la foi. Ps 84 : 6; Act 5 : 17-21; 9 : 6; Act 16 : 6-10.

e) Devant des projets. Néh 2 : 1-8.

– Maintenant, il convient de préciser que le Seigneur ne décide pas tout à la place du disciple. Il ne lui dicte pas la marche à suivre toutes les 5 minutes. Chercher la volonté de Dieu dans la prière ne signifie pas qu’Il donne aux chrétiens chaque matin une carte détaillée de ce qu’il faut faire dans la journée. Il laisse une large place aux initiatives personnelles. En tant que Père, Il permet à Ses enfants d’avoir des envies, des désirs, des projets qui contribuent à leur épanouissement personnel et à l’accomplissement de l’œuvre divine. L’essentiel est que toutes ces choses Lui soient soumises et soient vécues dans un climat de foi et de prières.
– Suivant cette réflexion, Paul a bénéficié de beaucoup de marge de manœuvre à l’occasion de ses voyages missionnaires. Le livre des Actes ne précise pas qu’il se levait chaque matin avec une vision de ce qu’il devait accomplir dans sa journée ! Il parcourait les villes pour y annoncer l’évangile suivant une stratégie géographique logique. Il y restait le temps nécessaire et quittait ensuite la contrée quand il sentait le moment venu suite au travail accompli. Cependant, tout ce qu’il entreprenait et les projets qu’il mettait sur pieds étaient liés à une vie de prière. Ainsi, le Seigneur le bénissait dans ses actions et intervenait quand un changement de direction était nécessaire. Act 16 : 6-10.
– Néhémie a désiré retourner dans sa patrie pour participer à la reconstruction de Jérusalem alors qu’il était au service du roi babylonien de son époque. Le Seigneur ne lui a pas ordonné cette direction. Il l’a eu simplement à cœur. Ensuite, il a prié afin que la porte lui soit ouverte et que la permission de poursuivre ce projet lui soit accordée. Néh 2 : 5. Il a ensuite été béni et a connu le succès dans ses entreprises.
– Sa ferveur pour l’Eternel et sa préoccupation pour l’œuvre de Dieu n’ont pas conduit Néhémie à tout attendre du ciel passivement. Il a eu à cœur un désir, il a formé un projet, il a prié. Les disciples sont appelés à être dynamiques, à prendre des initiatives, à avoir des buts dans leur vie personnelle comme des objectifs en rapport avec le royaume de Dieu. L’essentiel est que tout cela s’inscrive dans une vie de prière avec le désir de soumettre toutes choses au Seigneur et de dépendre de Lui.

Philippe Landrevie

 

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