Lecture Act 2 : 37-47; Rom 12 : 12; 1 Thes 5 : 17.

1) INTRODUCTION.

Prier consiste à parler, échanger, dialoguer avec le Créateur, cet exercice devant être vécu avec le cœur. Le péché sépare tout être humain du Seigneur parfaitement Saint et Pur. Cependant, l’œuvre de Jésus réalisée à la croix donne à tous la possibilité de s’approcher de Dieu par la foi. Héb 10 : 19-22.

Le Seigneur ne considère pas la forme ou l’aspect extérieur de l’expression, mais Il retient la sincérité, la droiture, la vérité, l’honnêteté avec lesquelles est formulée la prière. 1 Sam 16 : 7. Elle consiste en un temps mis à part, consacré à Dieu, mais elle est aussi un état d’esprit, un mode de vie qui fait partie intégrante du disciple. Le désir divin est de voir chaque chrétien être animé de motivation, d’empressement, de joie, d’envie pour la prière qui nécessite d’assimiler les notions d’efforts, de renoncement, de souffrances, de persévérance, de sacrifices.

Lorsque l’enfant de Dieu marche dans l’obéissance et manifeste de la détermination pour développer sa vie de prière, le Seigneur lui vient en aide et le soutien dans cet exercice en le renouvelant dans sa volonté. Phil 2 : 12-13.

2) DIFFERENTES EXPRESSIONS DE PRIERES.

David était un homme de prières. En le citant en exemple, on remarque les différentes formes de prières :

a) La supplication : Ps 51 : 12-14.

David a vécu le pardon divin suite à la confession de sa faute. Il a pris conscience de la laideur de son péché. Son plus grand besoin n’était pas d’ordre matériel, physique ou affectif, mais il était spirituel. Il est exact d’affirmer que le Seigneur prend en considération tous ces aspects et que nous pouvons Lui demander Son secours dans ces domaines. Mat 7 : 7-11; 8 : 5-7; ; Marc 1 : 40-42.

Néanmoins, que nous réalisions que notre plus grand et plus impérieux besoin est spirituel. En effet, nos péchés ont conduit Jésus à connaître l’infâme supplice de la croix. C’est pourquoi il est indispensable d’être animé de la mentalité de David et d’être horrifié par le péché pour aspirer à recevoir et entretenir un cœur pur afin d’avoir une vie qui réjouit le cœur de Dieu.

b) La louange : Ps 34 : 2; 145 à 150.

Louer Dieu correspond à une des raisons de vivre fondamentales du chrétien. Elle glorifie le Seigneur, oriente les regards vers les bienfaits divins et élève l’âme au-dessus des difficultés. Ps 18 : 4.

c) Les actions de grâces ou remerciements : Ps 56 : 13-14; 116 : 17; 147 : 7.

Dans une société où la politesse et la reconnaissance perdent de leur force, le disciple est appelé à exprimer ces qualités vis à vis du Seigneur premièrement mais aussi à l’encontre des autres. Dieu ne nous doit rien, il est donc important de réaliser la dimension de la grâce divine dont chacun bénéficie dans son contexte afin d’être animé d’une mentalité exprimant la reconnaissance.

d) La confession : Ps 32 : 5.

Après avoir été convaincu de péché, David l’a confessé avec un esprit repentant. Il a ensuite connu la joie du pardon et la libération de la culpabilité. Ps 32 : 1-2. Le disciple est revêtu d’humilité pour admettre, reconnaître, confesser et vouloir abandonner ses fautes mais aussi ses offenses, ses travers, ses défauts, ses faiblesses qui blessent le Seigneur et les autres. Le degré de maturité spirituelle est étroitement lié à l’aptitude du chrétien à manifester ces qualités et à demander pardon facilement.

Concernant la confession, il est également question d’avouer et d’apporter à Jésus ses souffrances, ses fardeaux, ses échecs, ses limites, ses peurs, ses angoisses…Le Seigneur les accepte et a la puissance pour en délivrer Ses enfants. Ps 34 : 5-7; 1 Pi 5 : 7.

e) Les pleurs : Ps 22 : 2-3.

Dans une situation d’extrême détresse, David a eu le sentiment d’être abandonné par l’Eternel. Ses moments de grande affliction l’ont conduit à verser d’abondantes larmes. Ps 6 : 7-9; 39 : 13. D’autres hommes sont également passés par ce chemin douloureux : Ps 42 : 4. Il convient d’avouer que la prière n’est pas uniquement constituée de moments de joie et d’allégresse. Les pleurs en font partie, non pas dans le sens de passer sa vie à se lamenter et à gémir devant Dieu, mais dans le sens où pleurer dans la présence du Seigneur est normal et permet d’évacuer la souffrance pour recevoir le soulagement, la consolation et la paix divines.

f) Le silence : Ps 38 : 10-15; 39 : 3.

La sagesse demande de faire silence parfois devant les hommes et devant Dieu. Dans ce dernier cas, cette attitude favorise l’écoute et augmente la capacité à recevoir la pensée divine. Il est donc important de considérer la valeur du silence dans la prière pour se concentrer sur le royaume céleste et s’imprégner de toutes ces richesses.

g) L’écoute : 1 Sam 3 : 11; Es 50 : 4-5.

Communiquer avec le Créateur ne signifie pas seulement parler et déverser un flot de paroles ininterrompu. La relation avec le Seigneur doit ressembler à un dialogue et non pas être restreinte à un monologue. L’homme est souvent prompt naturellement à parler et éprouve des difficultés voir de la réticence à écouter. Néanmoins, développer une vie de prière équilibrée et épanouie passe par apprendre à recevoir les instructions de Dieu. Cela sous-entend qu’une bonne attitude consiste à avoir un cœur ouvert et bien disposé pour écouter et retenir la pensée et la parole communiquées par le Saint-Esprit. Jos 3 : 9;

Jér 7 : 23; Luc 11 : 28.

h) La proclamation : Ps 27 : 1-3.

Dans ce passage, David n’adresse pas une demande à l’Eternel. Il effectue une déclaration de foi et affirme des réalités qui témoignent de sa confiance dans la protection de son Seigneur. Cela rejoint la position ferme et inébranlable de Jésus lors de Son affrontement avec Satan. Dans cette circonstance, Il a triomphé de la tentation et de l’épreuve et est parvenu à repousser le diable en confessant et en citant avec foi la Parole. Mat 4 : 1-11 où l’expression “Il est écrit” est mentionnée à 3 reprises.

Ainsi, la prière ne doit pas être uniquement constituée de demandes et de requêtes pour voir les besoins être pourvus et les désirs satisfaits. Si c’est le cas, le croyant tombe dans le piège de devenir un “mendiant spirituel” qui réduit sa relation avec Jésus à une attente de recevoir des bénédictions. La foi consiste effectivement à demander avec confiance et assurance, mais elle est appelée aussi à être manifestée au travers de positions suivies de déclarations fermes appuyées sur les Ecritures.

Dès lors, il ne s’agit pas de demander toujours la délivrance divine mais de la proclamer par la foi; il ne s’agit pas de quémander constamment des bienfaits afin que les besoins soient pourvus mais d’affirmer avec force que le Seigneur est Celui qui pourvoit avec fidélité. Cette dimension de prière déclare ce que Jésus est et fait et s’attend à la providence et à l’action divines. Dan 3 : 17; 1 Cor 10 : 13.

i) L’adoration

Elle est plus profonde que la louange car elle est en rapport avec l’offrande de la vie. C’est l’expression de la prière au travers de laquelle le disciple déclare ne pas se contenter de recevoir les grâces divines, mais il manifeste le désir et la volonté de se donner à son Maître. Rom 6 : 13; 12 : 1; 2 Cor 8 : 5. Cela traduit la détermination du chrétien à ne pas faire de Jésus le Sauveur seulement, mais aussi le Seigneur de son existence.

3) EXEMPLE DE JESUS.

Jésus était un homme de prières, non pas uniquement pour nous laisser un exemple, mais parce qu’Il avait besoin de rechercher la présence de Son Père et de développer pendant Son passage terrestre Sa communion avec Lui. Mat 14 : 23-23; Marc 1 : 35; Luc 6 : 12.

Que ce soit tôt le matin, tard la nuit ou à un autre moment de la journée, le Seigneur a toujours privilégié la prière alors que Son emploi du temps était extrêmement chargé et Ses journées bien remplies. Un des plus grands défis du disciple consiste à ressembler à Jésus afin de parvenir à développer une vie de prière étoffée et consistante au milieu de toutes les activités, sollicitations, tentations, contraintes et obligations. Comme cela a déjà été précisé, il convient de prendre en considération les obstacles à la consécration dans la prière : fatigue physique, nerveuse, détresse, souffrance, problème de concentration, pression professionnelle ou familiale intense, situation de monoparentalité obligeant à assumer seul (e) l’ensemble des devoirs, maladie… Chacun est donc invité à gérer sa vie de prières en fonction de ses possibilités contextuelles sans oublier de se poser la question si les efforts et la détermination nécessaires sont manifestés.

Jésus recherchait la présence de Son Père pour recevoir Son conseil et Son soutien mais aussi pour être ensuite une bénédiction à Son entourage. De la même façon, la disponibilité d’un chrétien pour la prière permet au Seigneur de le remplir du Saint-Esprit, de le transformer, de développer en lui l’harmonie et l’équilibre, de le perfectionner pour qu’il porte du fruit, de le rendre efficace dans son service et d’exercer une influence positive sur son entourage. Ainsi, la prière permet d’être béni pour ensuite bénir les autres, d’être guéri pour être un instrument de guérison, d’être délivré pour libérer, d’être heureux dans son salut pour communiquer la joie et la paix, de recevoir pour mieux donner.