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EVANDIS 319 : OUI OU NON A DIEU.

1) INTRODUCTION.

Les français sont appelés en ce 29 mai à voter et à se prononcer au sujet du traité établissant une constitution pour l’Europe. Le résultat de ce choix aura des conséquences sur l’avenir de millions de personnes. De la même façon, les orientations dans la vie d’un individu ont des répercutions sur son existence et souvent sur celles des autres. Sur un plan spirituel, la position d’un homme par rapport à Dieu détermine non seulement son passage terrestre mais aussi sa future situation éternelle. Il convient donc de considérer attentivement ces éléments en sachant que tout “non” prononcé à l’encontre de Jésus porte préjudice et que tout “oui” permet d’évoluer favorablement en accord avec le plan et la volonté du Seigneur.

2) DES “NON” A DIEU.

a) Le “non” qui ferme la porte du salut et de la grâce.Mat 13 : 14-15; Jean 12 : 37.

La vie éternelle est offerte à tous sans exception. Jean 3 : 16; 1 Tim 2 : 4. Le salut est accessible à chaque personne, quelle que soit sa condition sociale, son passé, ses péchés, ses fardeaux car Dieu ne fait pas de différence entre les individus. Tous sont pécheurs mais ils ont la possibilité d’être pardonnés et libérés. Rom 3 : 10; 6 : 23.

Cependant, l’homme dans sa liberté de conscience, peut refuser d’entrer dans le salut divin et laisser le Sauveur du monde sur le seuil de la porte de son cœur même en prenant plaisir à certains éléments liés à la foi. Ainsi, des sympathisants peuvent apprécier la vie d’église et rester en dehors du salut, comme Hérode qui aimait la présence de Jean-Baptiste et la foule qui suivait Jésus avec délectation. Mat 7 : 28-29; Marc 6 : 20. Néanmoins, il est vital pour ces amis d’ouvrir en grand la porte de leur cœur afin de permettre à Jésus d’y établir Sa demeure. Marc 16 : 16.

b) Le “non” face au nécessaire renoncement. Mat 19 : 16-24.

Dans le cadre d’une conversation avec un jeune homme riche, Jésus ne lui a pas reproché de ne pas observer les commandements. Dans une certaine mesure, il les mettait en pratique, mais il ressentait au fond de lui qu’il lui manquait une dimension dans sa relation avec Dieu car il a confessé une carence.

Mat 19 : 20.

Il est l’image d’un croyant qui a reçu la vie éternelle suite à son expérience de repentance et de pardon des péchés, mais qui est limité voir bloqué dans son évolution car il ne s’est pas réellement donné à Jésus. La tristesse, l’insatisfaction, l’irritation remplissent son cœur. Les éléments de la nature charnelle dominent sa vie et le fruit de l’Esprit est peu développé. Gal 5 : 19-22. Jésus est le Sauveur de son âme mais n’en est pas encore le Seigneur.

Pour qu’il en soit ainsi, le Fils de Dieu invite à renoncer à sa vie, à lâcher les rênes de l’existence, à permettre au Créateur de manifester non seulement Sa présence mais aussi sa royauté. Luc 9 : 23-24;

14 : 25-27; 14 : 33.

c) Le “non” à un service demandé par Dieu. Jonas 1 : 1-3.

Dieu a sollicité Jonas pour prêcher le message de la repentance à Ninive afin que les habitants s’humilient et soient sauvés. Ce projet consistant à donner l’occasion à un peuple de changer de voie et de bénéficier de la grâce et de la miséricorde divines n’a pas plu à Jonas. Il a refusé de servir le Seigneur de tout son cœur et s’est soumis seulement par devoir et obligation. Même après le succès de sa prédication à laquelle les ninivites ont répondu favorablement, il est resté enfermé dans son amertume, ses ressentiments, son aigreur. Jonas 3 : 10-4 : 1; 4 : 9.

Cet homme représente le chrétien aimant servir le Seigneur mais à sa façon, selon ses désirs, ses pensées, ses plans. Son attitude est caractérisée par le rejet des contraintes et le refus de se plier aux exigences divines. Souhaiter servir Jésus uniquement dans des circonstances faciles, sans souffrances, sans prix à payer, sans contrariétés et quand les choses évoluent selon la volonté personnelle est une illusion.

La grandeur et la maturité spirituelles, le véritable amour et l’authentique consécration sont la caractéristique des disciples qui acceptent de servir avec joie et bonne disposition intérieure quel que soit le contexte permis par Dieu et l’ordre donné.

d) Le “non” motivé par une vision étroite des pensées divines. Act 10 : 9-48.

Ce chapitre nous montre un défaut de Pierre : il était encore enfermé dans sa tradition et sa mentalité juives. Il n’avait pas encore saisi que l’abstinence de la consommation de certaines catégories d’animaux était valable dans le cadre de l’Ancienne Alliance pour un enseignement spirituel (et des précautions liées à l’hygiène alimentaire dans certains contextes). Jésus a vécu la Loi selon l’Esprit et en a abrogé les rites cérémoniels. Marc 7 : 14-23; 1 Cor 10 : 25-26.

De plus, son état d’esprit de bon juif l’a amené à regarder les étrangers comme impurs et souillés, alors que Jésus les a approchés. Mat 8 : 5-13; 15 : 21-28. Pourtant, l’apôtre était né de nouveau, baptisé du Saint-Esprit et exerçait un ministère efficace. Il avait néanmoins besoin d’élargir sa vision restreinte et étriquée afin d’entrer dans une nouvelle dimension.

Il est possible d’être un chrétien zélé, engagé, aimant le Seigneur et impliqué dans Son œuvre mais avec encore une mentalité polluée par des réflexions, des positions intérieures, des avis tranchés qui sont du domaine de la tradition humaine et non de la pensée divine. Pour grandir et évoluer favorablement, il est indispensable de laisser le Saint-Esprit éclairer le cœur afin d’abandonner ces raisonnements erronés.

3) DES “OUI” A DIEU.

a) Le “oui” à l’invitation du salut. Luc 19 : 1-10.

Zachée était un riche collecteur d’impôts ayant bâti sa richesse grâce à des abus et à sa malhonnêteté. Malgré sa position sociale aisée, il avait besoin du pardon de Jésus et d’une vie nouvelle. Le Seigneur invite tous les hommes sans aucune distinction à entrer dans la vie éternelle, qu’ils soient truands, aimables sur un plan humain, jeunes, âgés, démunis ou matériellement favorisés, victimes de graves méfaits ou responsables.

Zachée, transformé par la puissance du pardon de Jésus, a senti la nécessité de réparer ses fautes et d’accorder des compensations aux personnes extorquées et blessées par ses agissements. Le “oui” prononcé pour se repentir de ses péchés, s’en détourner et s’engager dans une voie nouvelle selon la Parole de Dieu ne dispense pas les actes de réparation, de restitution, de dédommagement lorsque cela est possible. Ex 22 : 1; Nomb 5 : 7; 2 Sam 9 : 7; 1 Rois 20 : 34; Mat 3 : 8; Act 16 : 33-34.

b) Le “oui” en acceptation du renoncement. Gen 12 : 1-4.

L’Eternel a proposé à Abram un plan pour sa vie et sa descendance. Sa réalisation a été conditionnée par l’acceptation du futur père d’Isaac. Il existe 2 grandes catégories de projets divins : ceux qui se réalisent indépendamment de la participation humaine car ils font partie des décrets inamovibles du Créateur Souverain (La première venue de Jésus, Son retour à l’occasion de l’enlèvement de l’Eglise, Son règne terrestre, le jugement dernier…) et ceux qui s’accomplissent seulement si l’homme collabore activement par la foi (Vie d’Abraham, royauté de David, engagement des disciples à suivre Jésus…)

Le Seigneur permet à Ses enfants de recevoir des multitudes de bienfaits, de réponses à leurs prières, de faveurs accordées selon Son amour. Il les expose aussi à des rendez-vous où il ne s’agit pas d’obtenir mais de renoncer à soi, de se donner, d’offrir sa vie. Une existence épanouie et agréable à Dieu passe nécessairement par la mise en pratique de ces éléments. Gen 22 : 1-2; Marc 2 : 14; Act 4 : 36-37;

Phil 3 : 7-8; Héb 11 : 24-26.

c) Le “oui” qui traduit l’acceptation de la volonté divine. Mat 26 : 36-39.

Le renoncement à sa volonté propre permet au chrétien d’entrer dans l’acceptation de la volonté du Seigneur. Jésus a expérimenté cette réalité au moment où Il a été tenté  de suivre un chemin qui Lui aurait évité la souffrance de la croix. Néanmoins; Son désir de Se soumettre au Père a été plus fort.

A certains moments, il est relativement facile de dire “oui” à Dieu. Cependant, lorsque Sa volonté va à l’encontre de la nature charnelle ou des aspirations personnelles, cela peut être extrêmement douloureux. Ces défis proposés par le Seigneur permettent de faire le point et de se situer sur l’échelle de la consécration et de l’abandon de sa vie. Ils ont également pour but la croissance spirituelle du chrétien invité à s’épanouir en ressemblant de plus en plus à Jésus. Luc 6 : 40; Rom 8 : 29; Eph 1 : 13; Phil 1 : 6.

Le chrétien est convié à dire “oui” aux propositions bibliques d’aimer, de pardonner, de faire grâce et miséricorde, de demander pardon, de favoriser la communion fraternelle, de rechercher ce qui facilite la croissance de l’église, de renoncer à imposer ses convictions personnelles, de faire passer la vie avec Dieu avant les préoccupations terrestres… Mat 6 : 33; Rom 12 : 10, 18; 14 : 1; Eph 4 : 29-32; Col 3 : 2, 13.

d) Le “oui” pour servir Dieu. Act 8 : 26.

Philippe a annoncé Jésus en Samarie avec du succès car de nombreuses personnes ont cru.

Act 8 : 12-13. On imagine le plaisir de l’évangéliste à voir des miracles et des conversions grâce à son ministère.

Puis, Philippe a été interpellé par un ange pour changer de direction au niveau de son service. Il a été appelé à quitter une région alors que le Seigneur lui donnait de la réussite. Sa mission a alors consisté, non pas à prêcher à des foules nombreuses et enthousiastes, mais à se retrouver en plein désert pour parler à une seule personne. A la fin de son entretien avec le ministre Ethiopien, l’Esprit a saisi l’évangéliste et l’a transporté dans une autre contrée. Act 8 : 39-40. Mais avant cela, le choix de quitter la Samarie et de se soumettre à la volonté divine lui a été exposé. L’ange ne l’a pas transporté de force, mais il a fallu à Philippe acquiescer et dire “oui” même sans réellement comprendre ce changement inopportun à vue humaine.

Ainsi, le disciple rencontre des périodes au cours desquelles le Seigneur bénit richement. Les circonstances peuvent être favorables. Act 2 : 41. Puis arrive un temps où servir devient plus difficile, plus pénible, avec une orientation ou une situation qui ne nous plaisent pas ou qui ne correspondent pas à ce qui était souhaité. Le défi consiste à choisir de continuer de servir le Seigneur en acceptant un changement défavorable ou un contexte ingrat.

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