DELIVRANCE – REJOUISSANCES – INCREDULITE

1) LA DELIVRANCE. Lecture Ex 14 : 5-31.

Le Seigneur a délivré les hébreux de l’esclavage en Egypte après 420 années de servitude. 10 plaies terribles ont été envoyées contre le royaume et Pharaon pour faire fléchir le monarque et le conduire à libérer le peuple de Dieu. Les Israélites sont partis équipés de nombreux biens. Ex 12 : 35-36. Les Egyptiens se sont ensuite lancés à la leur poursuite et les ont atteints à proximité de la mer Rouge.

Il est intéressant de noter la réaction des hébreux. Ils ont levé les yeux, ont aperçu leurs poursuivants et ont été saisis de frayeur. Ex 14 : 10. Pourtant, ils ont expérimenté la puissance divine au travers des fléaux qui se sont abattus en Egypte. Ils ont vu la protection de l’Eternel les préserver. Ils ont été au contact du surnaturel manifesté par le Seigneur. Ils ont constaté que le monarque le plus puissant de l’époque a été réduit à l’impuissance. Malgré tout cela, ils ont été tétanisés par la peur.

Le disciple vit des choses extraordinaires avec Jésus. Il expérimente Son secours, Sa délivrance, Sa guérison, des réponses aux prières. Il est en mesure de témoigner du miraculeux divin dans sa vie. Cependant, il est facilement impressionné par le danger. Comme les Israélites, il lève les yeux et il est saisi de craintes et d’angoisses devant une situation périlleuse. Même animé d’une foi vivante, le chrétien demeure humain.

Il est donc compréhensible d’être parfois enveloppé de frayeur. Par contre, la réaction suivante devrait être évitée. En effet, les Hébreux ont accusé Moïse d’être responsable de cette situation déstabilisante. Ex 14 : 11-12. C’est l’attitude du croyant qui masque son incrédulité et la faillite de sa foi en accusant les autres. Un meilleur comportement consiste plutôt à reconnaître ses faiblesses, à les confesser au Seigneur qui souhaite fortifier et renouveler la foi.

Moïse a géré ce contexte avec une grande sagesse. Il a invité ses compatriotes à la confiance dans l’intervention divine. Ex 14 : 13. Il en est ainsi du véritable disciple : il encourage les autres à la foi, il les exhorte et les stimule à demeurer attachés au Seigneur. Act 11 : 23; 13 : 42-43; 14 : 21-22.

Le prodige bien connu de la mer Rouge a ensuite eu lieu. Les eaux se sont séparées pour laisser un couloir aux hébreux, leur permettant ainsi de joindre l’autre rive et d’échapper à leurs ennemis. Moïse n’a pas été inactif. Il a été participant de cette œuvre unique et glorieuse. Ex 14 : 15-16; 14 : 21. Plus tard, L’Eternel a permis aux Israélites de vaincre Amalek. Cette victoire a vu l’implication énergique de Josué, de Moïse, de Josué et de Hur. Ex 17 : 8-13. Le Seigneur a bouleversé la Samarie grâce au ministère de Philippe. Act 8 : 5-13. De nombreux miracles s’effectuaient par la puissance divine qui reposait sur les apôtres. Act 2 : 43; 5 : 12. Selon le plan de Dieu, le témoignage de l’Evangile est assuré par l’Eglise quand Celle-ci assume Son rôle qui consiste à faire connaître Jésus aux incroyants. Marc 5 : 18-20; Act 1 : 8. Les Ecritures révèlent un Dieu agissant non pas seul mais avec la collaboration de Ses enfants lorsqu’ils sont disponibles entre Ses mains. Le Seigneur aurait pu fendre la mer sans Moïse. Il a préféré associer le patriarche à Son œuvre. Il est essentiel de considérer qu’Il compte sur chaque disciple pour poursuivre la construction de l’Eglise et pour participer à la croissance de Son royaume dans les cœurs. Marc 16 : 20; 1 Cor 3 : 9.

Le peuple élu a traversé l’étendue d’eau alors que les Egyptiens ont été engloutis. Il convient de comprendre que les hébreux se trouvaient dans une impasse. Ils étaient dans le désert avec devant eux un obstacle naturel infranchissable -la mer- et derrière eux l’armée ennemie. Or, c’est le Seigneur qui les a conduits dans cette situation bloquée à vue humaine. Parfois, on est plongé dans l’incompréhension devant des événements rencontrés. Le chrétien ne saisit pas pourquoi Jésus l’a mené dans cette voie apparemment sans issue. Face à des circonstances qui dépassent la raison et dont le sens est insaisissable, il convient de laisser une place dans le cœur à la pensée selon laquelle le Seigneur détient une solution. S’Il a suscité une issue à Son peuple qui a alors échappé à ses poursuivants, Il est de nos jours capable d’orienter Son enfant vers une sortie de crise. Que chaque disciple soit renouvelé dans une foi sereine et paisible. Jean 14 : 27.

2) LES REJOUISSANCES. Lecture Ex 15 : 1-21.

Passés sur l’autre rive, les Israélites ont aussitôt exprimé leur reconnaissance au Seigneur en entonnant des chants agrémentés de musique et de danses. C’était le temps des réjouissances. Quand un individu a été richement béni, il est normal de prendre le temps de se réjouir de l’œuvre de Dieu et de Lui manifester la gratitude. Col 3 : 15; 1 Thes 5 : 18. Nous vivons une époque où nous passons rapidement d’une phase de notre vie à la suivante. Tout s’enchaîne avec une grande vitesse. Un problème majeur en découle : on ne sait pas toujours s’arrêter et prendre le temps de vivre l’instant présent. La cadence effrénée de notre société nous pousse à vite enchaîner avec la suite.

La vie chrétienne doit épouser au maximum le rythme du Seigneur. Les Ecritures enseignent la nécessité de considérer l’importance de chaque période ou cycle de l’existence. Eccl 3 : 1-8. Bien évidemment, il est impossible d’échapper complètement à notre mode de vie. Jésus ne nous y invite d’ailleurs pas. Jean 17 : 15-16. Par contre, il est possible et envisageable de se soustraire dans une certaine mesure à la pression environnante afin de suivre les recommandations bibliques. Il est donc impératif pour un chrétien de prendre le temps d’apprécier les phases de bénédictions divines. L’épanouissement ne consiste pas dans une recherche intarissable et insatiable de moments de bonheur éphémères et immédiats. Il consiste plutôt à savoir apprécier et se réjouir de ce qui est vécu avec la grâce de Dieu. Phil 4 : 11. Les hébreux ont pris le temps de se réjouir après l’intervention glorieuse de l’Eternel. Que les disciples accordent du temps à leur Seigneur pour Lui exprimer reconnaissance et louange.

Le cantique a été centré sur l’Eternel. Il rappelle que la gloire et l’honneur reviennent au Sauveur. 1 Tim 1:17. Il Le célèbre pour Sa seigneurie et Sa souveraineté sur la nature et sur les hommes. La première partie traduit des expressions vivantes de joie en rapport avec ce qu’Il a fait. Ex 15 : 1-13. Le seconde contient des déclarations de foi au sujet de ce qu’Il va faire. Ex 15 : 14-17. Dans ces versets, il est question des futures victoires sur les ennemis des Hébreux et de la conquête du pays promis. Il est précieux dans la vie chrétienne de vivre cet équilibre biblique : les réjouissances et la reconnaissance de l’œuvre de Dieu réalisée et la joie associée à l’action de grâce concernant les œuvres à venir. Pour la première partie la gratitude est indispensable, pour la deuxième la foi est incontournable.

Ce chapitre évoque donc le chant mais aussi la danse et la musique. Ex 15 : 20-21. David a lui aussi extériorisé sa joie en dansant devant son Seigneur. 2 Sam 6 : 13-16. Le psaume 149 est une invitation à ces différentes expressions. Ps 149 : 1-3. Certains sont des adeptes de ces manifestations et manquent de sagesse. Ils considèrent à tord que la danse, le chant et la musique témoignent d’un haut degré de spiritualité. D’autres au contraire affirment que ces expressions sont charnelles et déplacées. En fait, les 2 courants de pensée sont dans l’erreur. Ces expressions sont acceptables car elles sont bibliques. Elles doivent seulement être imprégnées de sagesse et tenir compte du contexte, de la culture, de l’environnement et de la personnalité.

3) L’INCREDULITE.

Après ces réjouissances, le moment était venu de poursuivre le chemin qui devait conduire le peuple en Canaan. Ex 15 : 22. Ce passage confirme qu’il existe une période pour chaque chose et pour chaque activité. Les Israélites ont connu le temps de la délivrance suivi du temps des réjouissances. Ensuite, c’était le temps de partir. Quand on rencontre des moments agréables au niveau humain comme spirituel, on souhaite les prolonger. Lorsque Pierre a assisté à la transfiguration de Jésus, il a désiré s’installer sur la montagne. Luc 9 : 28-36. Il n’était pas pressé de partir ! Beaucoup de personnes voulaient retenir Jésus afin qu’Il restât avec eux car Il répandait sur eux Sa bénédiction. Luc 4 : 42. Les disciples sur le chemin d’Emmaüs L’ont pressé de les accompagner car leur cœur a ressenti une vivre émotion à Son contact. Luc 24 : 28-29. Cependant, aucune situation n’est éternelle sur cette terre. Ainsi, les festivités de la mer Rouge ont du laisser la place au départ vers la terre promise car les Hébreux devaient avancer vers leur destinée. Le disciple est lui aussi invité à poursuivre sa marche et à persévérer dans le plan de Dieu pour sa vie.

Après l’euphorie des réjouissances, ils ont pris la direction du désert. Après le baptême du Saint-Esprit, Jésus a été conduit au désert où Sa foi a été éprouvée. Mat 3 : 16-17; 4 : 1. Après l’effusion de l’Esprit le jour de la Pentecôte et la conversion de multitudes les jours suivants, les apôtres et les disciples ont rencontré le désert de l’opposition et de la persécution. Act 2 : 1-4; 5 : 40; 7 : 57-60; 12 : 1-3. Après la joie de la conversion et de la découverte de la vie avec Jésus, il arrive à des nouveau-nés spirituels de traverser des difficultés.

Dans une zone aride et desséchée, la foi des hébreux a été mise l’épreuve. Ex 15 : 25. Il en a été de même avec le Fils de Dieu. La persécution de l’Eglise au premier siècle a été aussi un test pour évaluer la solidité de la foi et de l’attachement des chrétiens au Sauveur. Pour les nouveaux baptisés, le Seigneur souhaite vérifier au travers de circonstances négatives qu’ils se sont bien engagés à Le suivre non pas premièrement pour les bénédictions mais pour L’aimer et Le servir fidèlement. 1 Pie 1 : 4-7; 4 : 12.

Dans tous ces cas, on note un point commun : Dieu a accompagné Son peuple et a été présent à ses côtés. Cela confirme la promesse de Jésus qui a affirmé demeurer auprès des Siens tous les jours. Ps 37 : 25; 37 : 28; Mat 28 : 20. Le disciple fidèle a l’assurance de compter sur Sa présence, Son soutien, Son réconfort, Sa consolation.

Le peuple assoiffé est arrivé à un lieu qui manquait d’eau. Puis, il en ont bien trouvé, mais elle était amère et donc imbuvable. Ex 15 : 22-23. Ils se sont livrés à des murmures à l’encontre de Moïse. On est étonné de les voir sombrer dans l’amertume et la révolte car quelques jours auparavant, ils ont expérimenté la puissance divine. Ils ont eu la démonstration du désir de l’Eternel de les sauver. Ce texte nous rappelle la dureté et l’ingratitude du cœur humain qui glisse rapidement vers l’incrédulité malgré les preuves de la bonté, de l’amour et du pourvoit divins. Il arrive hélas à des croyants de devenir amers, révoltés et incrédules après avoir vu le Seigneur les secourir et les bénir. Que Chaque disciple se préserve d’une telle dérive pour conserver son cœur dans l’intégrité, la confiance et la fidélité. 1 Cor 4 : 2; Col 1 : 2; 4 : 9.

Dans cette situation de crise, L’Eternel a indiqué un bois à plonger dans l’eau amère de Mara pour l’adoucir. Ainsi, le peuple élu a pu se désaltérer. Ce bois fait penser à la croix sur laquelle Jésus a été cloué. Elle demeure la solution divine à toutes les crises de l’être humain. Il s’agit de la laisser agir au fond du cœur. Au contact du bois de Moïse, l’eau a été changée. Au contact de la croix de Jésus, l’homme vit des transformations bénéfiques. Ce qui s’est passé pour l’eau aurait du se dérouler également dans le cœur des Hébreux. Ils auraient du s’adoucir et se débarrasser de leur incrédulité. Malheureusement, il n’en a rien été car ils ont entretenu leurs mauvais penchants. Ex 16 : 1-2; 17 : 1-4. Les disciples de Jésus sont invités à se protéger de ces écarts.

Philippe LANDREVIE

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