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CVA 312 : ETRE FECOND

Lecture Gen 41 : 50-52.

1) ETRE FECOND CONSISTE A RECEVOIR LA VIE.

– Le Seigneur a accordé à Joseph la grâce d’avoir un deuxième enfant du nom d’Ephraïm. Le fils de Jacob a exprimé sa reconnaissance en considérant que Dieu l’a richement béni en le rendant fécond dans un contexte difficile pour lui.
– Dans l’antiquité, avoir des enfants était extrêmement important (les fils assuraient la descendance et la progéniture symbolisait la virilité et la réussite familiale) Ainsi, la honte et le mépris reposaient sur la femme stérile considérée comme responsable de son état. Gen 16 : 1-5; 1 Sam 1 : 1-7. Etre fécondée était synonyme de restauration, d’honneur, de dignité.
– Le Créateur est l’auteur de la vie. Chaque individu reçoit de Lui la vie naturelle, biologique, mais il est aussi destiné à accepter la vie surnaturelle par le moyen de la foi dans l’œuvre parfaite et totalement accomplie de Jésus. Une existence nouvelle commence et se développe. Jean 3 : 1-8; Jac 1 : 18.
– De la même façon que la femme est fécondée physiquement, l’être humain est appelé à l’être sur le plan spirituel. Il s’agit d’ouvrir son cœur et de permettre au Saint-Esprit de réaliser Son action de nouvelle naissance, de transformation, de guérison, de libération. Ainsi, la bible évoque la nécessité d’être convaincu de péché, de se repentir, de se convertir en se détournant du péché. Elle souligne aussi l’importance de se donner au Seigneur en renonçant à sa propre vie afin de laisser la régénération s’opérer et la vie de résurrection croître. Act 2 : 38; 3 : 19; Rom 6 : 4; Col 2 : 12; 2 Tim 2 : 11.
– Lorsque ces éléments sont expérimentés et que le Seigneur a la liberté d’agir dans une existence, alors la vie divine se développe et produit son résultat : c’est le fruit de l’Esprit. Gal 5 : 22. Chaque partie de ce fruit n’est pas obtenu avec des efforts humains, mais en renonçant à soi-même et en s’abandonnant entre les mains du Seigneur afin qu’Il réalise Son œuvre parfaite.
– Etre fécond consiste à porter par l’Esprit du fruit qui glorifie Dieu. Jean 15 : 8. La part du disciple réside dans l’amour et l’attachement à la Parole vivante qui est efficace au niveau de son action dans les cœurs. Deut 8 : 3; Mat 4 : 4; 1 Pi 1 : 23; 1 Pi 2 : 1-2.
– L’apôtre Jean exprime la nécessité de demeurer attaché, greffé à Celui qui est la source de la vie. La persévérance à rechercher Jésus de tout son cœur, la détermination à développer une communion authentique avec Lui par la prière, la méditation biblique, un engagement réel dans l’église, la relation fraternelle permettent au chrétien de recevoir la vie divine et d’en être renouvelé afin de porter du fruit.
Jean 15 : 1-8.

2) ETRE FECOND CONSISTE A DONNER LA VIE.

– Le Seigneur souhaite la bonne santé pour tous ses enfants dans les domaines spirituel, psychologique et physique. 3 Jean 1-2. Il désire la guérison, la restauration, l’épanouissement et l’harmonie intérieure pour le bien-être de chacun. De plus, si le Père céleste désire ces bénédictions pour Ses enfants, ce n’est pas seulement pour eux mais aussi pour les autres. Ainsi, l’aspiration légitime à être relevé, visité par le Seigneur et béni doit s’accompagner de la motivation de communiquer ces richesses autour de soi. Marc 5 : 1-20; 2 Tim 2 : 1-2.
– En effet, Dieu veut sauver tous les hommes et les destine à la vie éternelle. Jean 3 : 16;
1 Tim 2 : 4. Sa méthode consiste à agir par l’Eglise, au moyen de Ses enfants qui sont également devenus Ses serviteurs afin de répandre la bonne nouvelle du salut. Act 1 : 8; 4 : 33; 5 : 12; 9 : 31. Chaque disciple entre les mains du Seigneur est un instrument de bénédiction pour communiquer les bienfaits de la vie divine à ceux qui en sont dépourvus. Dans ce cadre, il est important d’être motivé pour devenir un vase rempli de cette vie abondante afin qu’elle déborde et coule pour atteindre l’entourage.
2 Cor 1 : 3-4 : Paul partage la réalité de la puissante guérison opérée par le Seigneur. Il panse toutes les blessures sans exception et guérit tous les maux, même les plus douloureux et les plus profonds. Etant rétabli et restauré, le disciple est rendu capable à son tour de donner ce qu’il a vécu et expérimenté de la part de Dieu. Consolé, il peut à son tour accompagner et soulager les affligés. Libéré du poids de son passé, il peut partager son expérience et encourager les captifs. Délivré du fardeau du péché, il peut évoquer la puissance de Celui qui rompt les liens et brise les chaînes. Guéri intérieurement, il est un témoin vivant de la grâce divine. Guéri physiquement, il peut prier et intercéder pour les malades.
– Animé de cette compréhension, le chrétien qui traverse la souffrance est invité à se fortifier dans la foi pour triompher dans sa vie personnelle et ne plus être accablé et réaliser que ses douleurs peuvent être un tremplin pour le conduire à devenir un instrument de bénédiction pour les autres.
Act 3 : 1-10 : Pierre et Jean ont été les moyens entre les mains de Dieu pour la manifestation d’un miracle. S’appuyant sur leur foi, ils ont offert la possibilité à un malade d’expérimenter la puissance divine. Chaque disciple est appelé à affirmer la même chose que les apôtres : “Ce que j’ai, je te le donne“. Dieu féconde Ses enfants pour qu’ils possèdent la vie éternelle et qu’ils la communiquent autour d’eux. La femme ayant en elle un fœtus n’est pas destinée à le garder. Elle est porteuse d’un embryon qui se développe et qui va sortir d’elle. Au moment prévu par le Créateur, elle va libérer un nourrisson en lui donnant naissance. De la même façon, le disciple porte en lui la vie éternelle qui est appelée à se développer et à croître dans son cœur. De plus, il est invité à la partager afin qu’elle atteigne les personnes qui en sont dépourvus.
– On peut garder pour soi les bienfaits et les richesses du Seigneur. Mat 25 : 14-30. Des croyants sont bénis et n’ont pas le souci ni la vision de mettre au service des autres ce qu’ils ont reçu par pure grâce. 1 Pi 4 : 10. La volonté de Jésus est que chacun se pose la question au sujet de la gestion des faveurs accordées. Qu’apportes-tu à l’église ? Participes-tu à la vie de l’assemblée uniquement pour recevoir ou as-tu la préoccupation de te donner aux autres ? Si tu as été encouragé, renouvelé, restauré, es-tu attentif aux besoins des autres afin de leur communiquer ce que tu as expérimenté ? Si tu as été guéri, délivré grâce à la prière des chrétiens, es-tu entré dans une dimension d’intercession pour les nécessiteux ? Si le Seigneur a pris le temps de te bénir dans ta solitude et tes souffrances, accordes-tu du temps à ceux qui ont besoin d’écoute, de présence, d’attention ?
Etre fécond ne consiste pas à conserver pour soi la vie reçue par grâce mais à la partager, la donner, l’offrir.

3) LE CONTEXTE DE JOSEPH : LA FAMINE ET L’AFFLICTION.

– Chaque être humain aspire tout naturellement à évoluer dans un contexte le plus favorable possible. Une vie de victoire consiste à croire qu’il est possible de grandir, de s’épanouir et d’être une bénédiction dans son environnement même s’il est difficile. Dans le cas où il serait au-dessus des forces et trop lourd à supporter, le Seigneur agit afin de donner les moyens de le surmonter ou prépare une issue pour en sortir. 1 Cor 10 : 13.
– Joseph a été fécond physiquement et spirituellement, non pas au milieu de la facilité, mais dans des situations pénibles et douloureuses. Il évoque le pays de son affliction et la famine. Néanmoins, son parcours a toujours croisé la bénédiction et le secours divins. Gen 39 : 1-2; 5; 21-23; 41 : 37-44.
– Plusieurs personnages bibliques ont été enrichis des bienfaits célestes et ont été en bénédiction aux autres au sein de circonstances ingrates. Exemples de Paul : 1 Cor 4 : 11-12; Etienne : Act 8 : 57-60; Jean a perdu son frère assassiné et a connu l’exil : Act 12 : 1-2; Apo 1 : 9. Les apôtres : Act 5 : 40-42. Paul et Silas en prison : Act 16 : 22-34.
– Nous pouvons envier les chrétiens évoluant dans des régions où des réveils spirituels ont lieu. De nombreux pays sont visités. Le Saint-Esprit y accomplit des multitudes de miracles et conduit des foules à Jésus. Seulement, il convient de ne pas oublier que ces réalités se produisent le plus souvent dans des contextes de souffrances et de difficultés (crise économique grave, persécution, sécheresse, absence de secours humains…) De plus, un des principes du Seigneur consiste à conduire Ses disciples à accepter de composer avec l’environnement existant en s’appuyant sur la grâce et la puissance divines.
– L’Egypte a connu 7 années de sécheresse intense. Sur un plan spirituel, la France est exposée à une grande sécheresse. Peu de gens ressentent le besoin de se tourner vers Dieu et de changer de vie. Les cœurs ne sont pas dans l’ensemble réceptifs au message du salut. De plus, bien des croyants connaissent à titre personnel une réelle famine et sont accablés par leur situation. Cependant, l’Eternel a rempli Joseph de sagesse pour gérer efficacement cette période. Gen 41 : 17-44. Pareillement, le Seigneur souhaite donner à chacun les moyens de surmonter victorieusement son contexte et de triompher dans les circonstances rencontrées. Rom 8 : 35-39; 2 Cor 2 : 14.
– Il ne s’agit donc pas d’attendre une amélioration de la situation pour commencer à relever la tête, mais de saisir les victoires, d’effectuer des progrès, de grandir et d’avoir l’ambition d’être une riche bénédiction pour les autres au milieu de l’adversité. Il convient de croire à la guérison, à la délivrance, à la restauration divines mais aussi à la possibilité d’être fécond en bonnes œuvres au sein des afflictions et dans un contexte défavorable.
– L’encouragement vient de l’assurance que le Seigneur manifeste Sa fidélité, Sa bonté, Son rafraîchissement en toutes circonstances. Il garantit et promet secours, soutien et présence pour ceux qui sont déterminés à Le suivre pour être féconds. Es 40 : 29-31; 41 : 10; Mat 28 : 20.
– Joseph n’a pas oublié toutes ses peines par ses efforts personnels. L’Eternel a accompli cette œuvre de guérison intérieure et de restauration. De la même manière, il reconnaît que sa capacité à enfanter lui a été donnée par le Seigneur. Gen 41 : 52. Ainsi, le disciple a besoin d’apprendre à ne pas chercher à produire la vie divine, à accomplir des œuvres en s’appuyant sur ses propres capacités. Le danger est de faire les choses pour Dieu et de Le servir en mettant en avant les forces humaines. Zach 4: 6. Or, la réussite réside dans l’humilité en reconnaissant que les talents et les dons viennent du Seigneur et dans l’abandon entre Ses mains afin que ce soit Ce-dernier qui manifeste Ses actions dans les vases humains.
Ex 35 : 32; Es 26 : 12; 2 Cor 3 : 5; Heb 13 : 21.

Philippe Landrevie

 

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