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CVA 311 : EDUCATION PARENTALE (2)

Lecture : Eph 6 : 4.

1) LA VIE A LA MAISON.

– L’éducation des enfants et des jeunes selon les indications divines est la responsabilité premièrement des parents. Des difficultés empêchent parfois de donner des instructions dans un cadre harmonieux : situation de monoparentalité, divorce, deuil, éloignement d’un parent, handicap, maladie, précarité sociale, chômage… La société d’aujourd’hui et les familles chrétiennes sont obligées de composer avec des situations délicates : familles recomposées, monoparentalité, enfants élevés par les grands-parents ou d’autres membres de la famille. Souvent, des femmes ou des hommes sont tenus d’endosser les responsabilités du père ou de la mère absents en plus des leurs. Les personnes concernées ont l’assurance de pouvoir compter sur la grâce de Dieu pour être qualifiées afin de gérer un contexte parfois lourd.
– Néanmoins, chacun est appelé à exercer un rôle positif dans l’épanouissement des enfants en composant avec le contexte dans lequel il évolue. La foi et la mise en pratique des conseils bibliques permettent au Seigneur de manifester Son aide, Son soutien et Ses bénédictions en faveur des familles.
– Josué a décidé en son temps de créer et de favoriser un climat propice à la foi dans sa famille.
Jos 24 : 15. Ce serviteur de Moïse a eu une ligne de conduite et a orienté sa maisonnée dans la recherche, l’amour et le service de Dieu. Abraham a refusé le compromis avec le péché et n’a pas souhaité donner une femme cananéenne à Isaac. Toutes les fois où des Israélites se sont unis par le mariage à d’autres peuples, ils se sont détournés de l’Eternel. Gen 24 : 1-4; Deut 7 : 3-4; 1 Rois 11 : 4; 1 Rois 21 : 25. Le géôlier de la prison de Philippes où étaient incarcérés Paul et Silas a joué un rôle décisif dans le salut de sa famille. Il a communiqué une véritable impulsion spirituelle, et s’il n’a pas choisi à la place des autres, son attitude et son engouement pour être sauvé ont été déterminants. Act 16 : 29-34.
– Ces exemples soulignent l’importance et la responsabilité du chef de famille. Dans le cœur de Dieu, ce n’est pas un homme qui oblige son entourage à se soumettre à ses caprices, qui abuse de sa force physique et de sa virilité, qui tape du poing sur la table pour être servi et obéi au doigt et à l’œil ! Au contraire, c’est quelqu’un qui choisit d’aimer sa femme selon les critères divins, c’est-à-dire comme Christ manifeste Son amour vis à vis de l’Eglise. Eph 5 : 25 (Paul utilise pour “aimer” le verbe grec “agapao” qui illustre la qualité d’amour de Dieu. C’est plus que d’avoir des sentiments, c’est aimer de façon inconditionnelle au point de se donner comme Jésus l’a fait) D’ailleurs, l’amour et la bonne santé d’un couple sont un bon témoignage de l’évangile pour les enfants.
– Le chef de famille est aussi un père qui éduque ses enfants sans les révolter, les abuser, les exaspérer, sans leur laisser tout faire mais aussi sans les brimer ni les martyriser. Eph 6 : 4. C’est également un homme responsable qui a une relation personnelle vivante avec le Seigneur et qui entraîne sa famille dans un type de vie qui glorifie Dieu. 2 Chro 17 : 3; Jean 4 : 53; 2 Tim 1 : 5.
– Une famille où règnent la critique, la calomnie, le dénigrement des autres fabrique des jeunes animés de la même mentalité. Il est essentiel d’instaurer à la maison un climat spirituel, de foi avec des conversations saines qui glorifient Dieu. Eph 4 : 29-31. Si des sujets sensibles et difficiles sont à évoquer, il convient par mesure de sagesse d’éviter de les partager devant les jeunes. Il ne s’agit pas de les tromper et de leur faire croire que tout va bien, mais de leur préciser que certains échanges concernent uniquement les adultes.
– Pour rester au niveau des paroles, il convient de préciser que les enfants ont besoin d’en entendre des positives, valorisantes, encourageantes, stimulantes. Il est essentiel d’éviter les propos de dénigrement, de dévalorisation, de rabaissement, de mépris. L’éducation consiste aussi à corriger et à rectifier les attitudes du jeune, mais dans l’équilibre associant la fermeté et l’amour.
– Malgré tous leurs efforts, les parents commettent des erreurs dans leur instruction. Il est donc nécessaire qu’ils les admettent, les reconnaissent et en demandent pardon aux jeunes. Ce n’est pas parce qu’un parent est un adulte qu’il ne se trompe jamais, et ce n’est pas parce qu un jeune n’est pas encore mature qu’il a toujours tord. La capacité à avouer ses fautes à Dieu et aux enfants au sujet de l’éducation prouve un haut degré d’humilité et de spiritualité.
– L’éducation ne se vit pas par procuration, car un jeune a surtout besoin de la présence des parents. Le drame est l’absence et l’éloignement qui poussent les jeunes à être livrés à eux-mêmes. Une remarque : un adulte peut être absent tout en étant à proximité physiquement mais excessivement préoccupé par ses affaires (travail, loisirs, passions) Il est indispensable de développer des moments de qualité en famille et de se pencher sur des activités qui rapprochent et favorisent les relations.
– Les marques d’affection, les contacts physiques et les témoignages d’amour sont également importants. Le père dans la parabole du fils prodigue n’a pas été avare ni coincé pour exprimer sa joie et ses sentiments. Luc 15 : 20. (“baisa” a le sens “d’embrasser beaucoup, embrasser encore et encore, embrasser tendrement“) Paul se compare à une nourrice entourant la progéniture d’une vive affection. 1 Thes 2 : 7-8. Les anciens de l’église d’Ephèse ont manifesté une profonde amitié à l’apôtre au moment de son départ.
Act 20 : 36-38. Les personnes qui ont la charge de l’éducation de jeunes ont besoin de considérer l’importance des manifestations d’amour au travers du toucher en toute décence.

2) LA VIE A L’EGLISE.

– La vie de l’Eglise n’est pas seulement réservée aux adultes. Les jeunes doivent sentir qu’ils ont leur place dans la communauté, qu’ils sont invités à y rencontrer Jésus pour ensuite L’aimer, Le suivre et Le servir avec leurs qualités.
2 Chro 20 : 13 : Tout le peuple était réuni devant l’Eternel, les enfants et les jeunes étant présents. Il est donc essentiel que l’assemblée leur offre la possibilité de rencontrer le Seigneur, mais aussi que les parents prennent leur responsabilité en réalisant que la place de leur progéniture est d’être dans le contexte de l’église. Joël et ses compatriotes ont été invités à rechercher le Seigneur de tout cœur dans un élan de repentance. Joël 2 : 12-17. Même les plus petits étaient inclus. Ceci montre que les enfants sont concernés par la nécessité de se repentir. Il ne s’agit pas de les forcer, car c’est le Saint-Esprit qui doit agir dans les cœurs. Jean 16 : 8; Rom 2 : 4. Cependant, il est sage et intelligent de les placer dans les meilleures conditions pour qu’ils perçoivent le besoin de se détourner du péché. Le climat spirituel de l’Eglise peut les y aider.
Neh 12 : 43 : Les enfants ont été associés au climat de fête de l’époque. Le salut procure une grande joie dans les cœurs. En stimulant les jeunes à participer à la vie de l’église, les adultes leur offrent la possibilité de recevoir et d’expérimenter la joie de la vie éternelle.
– Malheureusement, certains obstacles se dressent devant les enfants pour les détourner de l’Eglise.
   – Les parents qui laissent le choix et donnent la possibilité aux jeunes de décider de venir à l’assemblée ou non. A partir du moment où ces-derniers sont sous la responsabilité des adultes, ils doivent se soumettre à leur autorité. Un minimum de présence à l’assemblée comprenant les activités enfance et jeunesse et le culte devrait être une imposition non négociable dans le foyer. L’équilibre demande de négocier et d’accepter des concessions raisonnables afin que le jeune ne soit pas prisonnier d’un contexte trop rigide et étroit.
   – Le manque de consécration et d’engagement des parents. Dans ces conditions, il est difficile de demander aux enfants de vivre une réalité qui n’est pas expérimentée par les adultes. L’éducation passe par la nécessité d’être un modèle et un exemple pour les jeunes. Elle ne consiste pas seulement à donner des instructions, mais à vivre ce que l’on dit. Les enfants sont attentifs aux paroles des adultes, mais les attitudes et la manière de se comporter les marquent profondément, soit de façon positive, soit de façon négative.
   – Le manque de priorité des parents. Dans certains cas, des familles acceptent les sacrifices demandés par un club sportif ou une association proposant des activités ludiques, mais supportent difficilement ceux liés aux animations de l’église. Parfois, des efforts financiers sont plus facilement consentis pour des achats de confort que pour des participations à la vie de l’assemblée. Il est important de sensibiliser les jeunes sur l’engagement matériel et financier lié à la foi et vécu avec joie, sachant que Dieu honore la consécration. Deut 15 : 9-10;
1 Chro 29 : 9; 2 Cor 9 : 6-9.
– Il est important d’avoir une attitude de foi et de croire que le Seigneur a des projets pour les jeunes. Dans le cadre de la vie de l’église, il convient de prier afin qu’ils reçoivent Jésus comme leur Sauveur personnel et qu’ils soient baptisés du Saint-Esprit, avec la vision qu’ils peuvent être conduits à exercer les dons spirituels. Gen 37 : 1-11; 1 Sam 3. Les adultes doivent déceler les talents et les compétences des jeunes pour les aider à les exprimer en toute confiance.
– Des parents impliqués dans leur service, zélés pour l’œuvre de Dieu, remplis d’amour pour l’assemblée, soucieux de son bien-être, fidèles par leur présence et épanouis donneront envie à leurs enfants de s’engager avec Dieu et d’exercer un ministère. Ils leur prouveront par leur témoignage que se donner procure de la joie. Act 20 : 35.
– Les parents doivent veiller à ne pas manifester de décalage entre le comportement à la maison et celui à l’assemblée. Cela risquerait de jeter le discrédit sur l’évangile et détournerait l’enfant du Seigneur. Les jeunes ont besoin d’avoir sous les yeux des exemples d’authenticité, de vérité, de transparence et d’honnêteté. Si quelqu’un loue Dieu lors des réunions, prie, communique des exhortations ou exerce un ministère, il est indispensable qu’il ait un témoignage conforme aux voies divines à la maison. En effet, c’est plus facile d’être aimable, serviable et souriant à l’église qu’au domicile. C’est plus facile d’être un “bon chrétien” pendant quelques heures à l’assemblée que tous les jours à la maison. Si un décalage existe dans notre vie, les enfants le remarquent forcément.
– Pour terminer, il convient de préciser que même lorsque les parents ont fait le maximum sur un plan humain pour donner à leurs enfants la meilleure éducation possible et les conduire sur le chemin du salut, le résultat n’est pas toujours à la hauteur des espérances. En effet, certains jeunes rejettent le Seigneur ou sont indifférents. D’autres gâchent leur vie à cause de mauvais choix. Quand on ne peut plus rien pour eux, ou si peu, il reste la possibilité de se réfugier dans la foi et de les abandonner à Dieu qui saura s’occuper d’eux et les ramener sur un meilleur chemin. Ex 2 : 1-3.

Philippe Landrevie

 

 

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