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CVA 303 : AMBITIONS DE LA CONSTITUTION POUR L’EUROPE (1)

– Le 29 mai 2005, un référendum concernant la ratification du traité établissant une Constitution pour l’Europe a été proposé au français. Nous allons considérer l’exposé des motifs et les ambitions de ce texte et réaliser qu’ils correspondent à ce que Dieu désire pour les hommes. Seulement, les méthodes d’applications humaines diffèrent de celles du Seigneur. L’Eglise est appelée à utiliser et à mettre en pratique celles proposées par la bible.
– Extrait du document reçu dans la perspective du vote : “En s’élargissant aux pays issus du bloc de l’Est, l’Europe s’est inscrite dans la ligne de son ambition initiale, à savoir créer un espace de paix, de démocratie et de prospérité où chaque nation devienne plus forte en dépassant les rivalités du passé… L’Europe doit aujourd’hui répondre à de nouvelles attentes : plus de liberté et de sécurité, plus de croissance et de solidarité, une présence plus forte dans le monde, la protection de l’environnement, la défense de notre identité, le respect de la diversité culturelle…

1) DEPASSER LES RIVALITES DU PASSE. Eph 4 : 31-32.

– Les nations ont souvent de lourds contentieux qu’elles ont du mal à régler à cause de la réticence à reconnaître leurs responsabilités dans les conflits. Par exemple, la Turquie refuse d’admettre son implication totale dans le génocide arménien. L’Irak tient la même position vis à vis des kurdes, la Chine et le Japon se renvoient la responsabilité des guerres passées, la France ne souhaite pas exposer à la lumière ses obligations morales vis à vis des Harkis et des Hmongs.
– La bible insiste sur la réalité du péché de chaque être humain. Ps 14 : 1-3 ; Eccl 7 : 20 ;
Rom 3 : 10-11 ; 23. Nous sommes tous pécheurs et avons tous offensé le Créateur. Notre état de péché altère, déforme notre relation avec Dieu et nous prive de Sa présence et de Sa gloire. C’est pourquoi Jésus est venu donner Sa vie pour le rachat de toutes les fautes de l’humanité afin que la communion avec le Père Céleste soit rendue possible pour chaque croyant.
– De même, le péché dénature et corrompt les relations humaines. Sur un plan juridique du point de vue de Dieu, il est équivalent à une dette. Comme nous l’avons vu, nous sommes débiteurs du Seigneur mais également les uns vis à vis des autres. En effet, les offenses entraînant de multiples traumatismes, des attitudes graves, des humiliations, le rejet, le mépris, la haine, la condamnation, les indélicatesses et le manque de tact dans les paroles caractérisent les relations humaines.
– Dans l’Eglise, certains de ces éléments peuvent s’immiscer avec la pratique de la médisance, de la calomnie, de la critique facile assaisonnées de paroles désobligeantes. D’autres blessures sont occasionnées bien involontairement, sans le désir de nuire. Dans tous les cas, que ce soit consciemment ou inconsciemment, intentionnellement ou non, le péché teinte fortement les rapports humains.
– Nous trouvons ces réalités dans les Ecritures. En effet, les disciples de Jésus ont méprisé les femmes leur annonçant la résurrection. Luc 24 : 1-11. (Rêverie ou parole futile, absurdité, baliverne, sornette, billevesée) Pierre l’impétueux emporté par son orgueil n’a pas hésité à s’élever au-dessus des autres.
Mat 26 : 33. Jacques et Jean ont indigné leurs amis suite à une demande déplacée. Mat 20 : 20-24. Ils étaient animés d’un esprit de compétition malsaine, générant certainement entre eux des frustrations et des rivalités. Luc 9 : 46-48.
– Paul et Barnabas ont confronté leurs sensibilités différentes au sujet de Marc. Loin de trouver un accord, leurs vues divergentes les ont conduits à se séparer. On peut imaginer que ces hommes au fort tempérament ont du avoir des discutions assez vives ! Act 15 : 36-41.
– Evodie et Syntiche ont été exhortées par Paul à régler leur problème relationnel afin de marcher dans la paix fraternelle. Phil 4 : 2-3. Une version précise : “Exhorte-les à vivre en bonne intelligence“. C’est un encouragement pour les chrétiens à rechercher la communion, la conciliation, la tranquillité dans les relations. Cela ne signifie pas être forcément d’accord sur tout dans les moindres détails, mais il est possible en étant animé de l’amour de Dieu de rechercher des compromis satisfaisants pour favoriser au maximum la paix sans amertume ni rancœur. Rom 12 : 18;Héb 12:14.
– Ce désir bienveillant nécessite d’accepter de renoncer à imposer ses convictions et implique de supporter des manières de faire ou d’agir différentes des siennes.
– En considérant tous ces exemples de tiraillements, de conflits dans les relations humaines, la bible propose une seule solution satisfaisante permettant de résoudre tous les problèmes : le pardon. L’Eglise doit apprendre à dépasser les rivalités du passé mais aussi du présent en mettant en pratique ce principe divin. C’est le seul remède efficace pour débloquer des situations, délier des contextes figés et noués, restaurer des relations et guérir des cœurs blessés et brisés.
– Le croyant immature a tendance à focaliser, à insister et à mettre l’emphase sur les fautes et les défaillances des autres. Souvent, il rejette sur l’entourage la responsabilité des échecs dans une relation. La remise en question personnelle et la volonté de se laisser changer en profondeur ne sont pas ses points forts. Mat 7 : 1-5. Par contre, le véritable disciple de Jésus ne craint pas de reconnaître ses fautes et de s’humilier pour demander pardon lorsque cela s’avère nécessaire. De plus, motivé par le désir de plaire à son Seigneur et conscient du pardon divin dont il bénéficie, il est déterminé à faire grâce et miséricorde. Mat 18 : 21-35 ;
Luc 15 : 11-31 ; Col 3 : 13.
– Une situation particulièrement difficile à gérer est lorsqu ‘il s’agit de pardonner à une personne qui ne reconnaît pas son péché et donc qui n’adopte pas d’attitude de repentance. Néanmoins, il est essentiel de prendre la victoire et de choisir la position de Jésus sur la croix. Le Seigneur a accordé un plein pardon à des moqueurs et à des personnes méprisantes. Luc 23 : 34. De plus, quand des injustices extrêmement graves ont été commises sans que les coupables admettent et confessent leur responsabilité, les victimes peuvent se réfugier dans le Seigneur qui reconnaît le traumatisme vécu et apporte la guérison nécessaire. Gen 29 : 32 ; Ex 3 : 7 ; 3 : 16 ; Ps 106 : 44-46.

2) LA SOLIDARITE.

– Les hommes, naturellement et sans la foi, sont capables de manifester cette qualité surtout dans des circonstances pénibles. Juste après les attentats de Londres de mardi 5 juillet, les chefs d’états du G 8 se sont serrés les coudes et ont signé des accords jusqu’alors improbables. A combien plus forte raison la solidarité est appelée à se répandre et à se multiplier dans l’Eglise ! Les Ecritures soulignent la réalité selon laquelle l’aide, le soutien et la collaboration sont manifestés généralement au milieu des difficultés ou de l’hostilité.
– Ainsi, sous l’impulsion de Néhémie, les juifs se sont soudés pour reconstruire la muraille de Jérusalem. Néh 3. Tout le monde, sans distinction de niveau social, de richesses, de position religieuse, de sexe, a travaillé en équipe. (Un parfumeur a côtoyé des chefs, des orfèvres, des commerçants, des femmes) Les expressions “à côté d’eux” et “après lui” ou “après eux” reviennent à 15 reprises chacune pour démonter la force et la réalité de la solidarité pour cette œuvre.
– Cet épisode nous amène à considérer l’Eglise. Dans le cœur de Dieu, elle réunit dans l’unité et l’amour fraternel des chrétiens motivés pour exprimer l’entraide, le secours, le soutien afin de répondre aux besoins rencontrés. Chaque membre est appelé à prendre soin des inconvertis au niveau de l’accueil, de l’accompagnement, de la prière afin que ces amis découvrant Jésus et se donnent à Lui. La solidarité est à manifester aussi envers les frères et sœurs dans la foi. Gal 6 : 9-10.
– L’Eglise du premier siècle développait cette qualité. Les disciples partageaient leurs biens et leurs richesses avec générosité. Act 4 : 32-37. Ils vivaient également la solidarité au niveau spirituel car ils partageaient beaucoup de temps ensemble pour prier, recevoir l’enseignement des Ecritures, s’exhorter les uns les autres. Act 2 : 42-47 ; 5 : 12-13 ; 12 : 2 ; Eph 5 : 19.
– L’Eglise doit permettre aussi à tous les disciples d’être solidaires dans l’exercice de leur ministère. Chaque croyant a reçu un ou des dons, des compétences afin de les utiliser pour les faire fructifier et les mettre à disposition des autres. Mat 25 : 14-30 ; Gal 5 : 13 ; 1 Pi 4 : 10. Les services doivent alors être exercés dans la complémentarité, la dépendance et le respect des autres. Il en est ainsi des différents membres constituant le corps humain. 1 Cor 12. Chaque fonction est à remplir dans un esprit de solidarité pour permettre le bien-être, l’harmonie au sein de l’assemblée et pour favoriser son développement. Le chrétien n’est pas destiné à servir de façon isolée et indépendante, mais en recherchant l’intérêt de l’ensemble et en se soumettant aux autres. Eph 5 : 20-21.
– Posons-nous la question de savoir si les besoins majeurs de l’assemblée sont pourvus. Les malades et les personnes isolées sont-ils suffisamment visités ? Les amis sans moyen de locomotion peuvent-ils tous participer à la vie de la communauté ? Les personnes en difficulté reçoivent-elles des appels téléphoniques chaleureux ? Nous sommes placés face à des défis qui motivent à manifester davantage de solidarité afin que le Seigneur soit glorifié.
– La notion de solidarité implique nécessairement celle de sacrifice et de don de soi. Cette qualité conduit à se concentrer sur le prochain afin d’être pour lui une bénédiction. Il s’agit de s’oublier afin de chercher à satisfaire les besoins de l’œuvre de Dieu en acceptant d’en payer le prix.
Rom 15 : 2 ; Phil 2 : 4.
– Ainsi, Moïse refusa de continuer de bénéficier des privilèges du royaume d’Egypte pour être solidaire du peuple élu et devenir son berger. Héb 11 : 24-28. Esther a risqué sa vie en se présentant devant le roi afin de plaider la cause de son peuple dont elle était solidaire. Est 4 : 10-17. Jésus a quitté Son ciel de gloire pour donner Sa vie pour l’humanité. Les futurs apôtres ont laissé leurs activités pour répondre à l’appel du Seigneur et privilégier l’œuvre divine. Marc 1 : 16-20. Barnabas s’est dessaisi d’un bien pour exprimer sa solidarité vis à vis des nécessiteux au sein du peuple de Dieu. Act 4 : 36-37. Onésiphore a déployé cette vertu en faveur de Paul. 2 Tim 1 : 16. Dans tous ces cas, des hommes et des femmes de Dieu ont renoncé à leurs avantages, à leurs privilèges, à leur sécurité pour se donner au Seigneur et aux autres. Que cette mentalité anime chaque enfant de Dieu !

Philippe Landrevie

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